local : MAISON DES SYNDICATS
18 rue de l'Oiselet   -   La Camusière
37550    Saint Avertin
local :  02.47.85.11.15
portable : 07 81 55 42 14

 courriel : sudeduc37@gmail.com


Le salaire réel des fonctionnaires, en baisse depuis 2013, est encore mis à mal depuis janvier par le rétablissement du jour de carence, l’augmentation du taux de cotisation de la pension civile et de la CSG. Les maigres augmentations salariales prévues pour 2018 par le PPCR ont été reportées.

Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique. Nous écrivions en 2016 que les fonctionnaires devaient faire front avec les salarié⋅e⋅s du privé contre la loi Travail. Il était évident que la fonction publique serait la prochaine sur la liste au nom de cette conception très particulière de la solidarité qui consiste à aligner tout le monde sur le moins-disant. Le statut, les droits ne sont pas un privilège : ce doit être la norme.

Recours accru aux contractuels et plan de départ volontaire. Le gouvernement ne se cache pas. En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics qui permettent aux plus défavorisé⋅e⋅s d’avoir accès aux soins, à l’éducation, de se déplacer...S’attaquer aux services publics et aux fonctionnaires, c’est agir contre la solidarité.

Une casse du service public qui se décline de la maternelle à l’université

Le projet d’ensemble de la fonction publique est d’ailleurs cohérent avec le projet Macron/Blanquer/Vidal pour l’éducation.

Les postes aux prochains concours d’enseignant-e-s sont en baisse de 20 % dans le 2nd degré et de 10 % dans le 1er degré, qui continue d’être désorganisé par des mesures de pure communication et qui subit des pressions régressives sur les contenus et sur les pratiques pédagogiques.

La réforme du bac et du lycée prévoit de son côté une remise en cause du statut des enseignant⋅e⋅s, une baisse des horaires et donc des postes, l’accroissement des inégalités entre élèves et entre établissements.

Quant à la sélection à l’université, c’est la poursuite de la destruction de l’enseignement supérieur public largement engagée avec la LRU en 2007. C’est la porte ouverte à la hausse des frais d’inscription et un cadeau pour l’enseignement privé qui va accueillir moyennant finances les bachelier⋅e⋅s recalé⋅e⋅s.

Construisons la convergence et la grève unitaire le 22 mars

Sept organisations syndicales de la fonction publique appellent à la grève le 22 mars pour revendiquer une hausse des salaires, l’arrêt des suppressions d’emplois, la titularisation des contractuel⋅le⋅s, l’égalité professionnelle, l’abrogation du jour de carence, la défense du système de retraite par répartition.

Alors que le gouvernement mène une offensive tout azimut contre les salarié⋅e⋅s (le statut des cheminot⋅e⋅s est lui aussi remis en cause), il faut réussir la mobilisation la plus importante possible le 22 mars, qui doit être un point d’appui pour la construction d’un mouvement de grève reconductible et de convergence des luttes.

Toutes et tous en grève et dans les manifestations ! Défendons le bien commun qu’est le service public. Remettons le progrès social au goût du jour.

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En grève le 22 mars
Dans le cadre de la mobilisation en cours contre la sélection à l’entrée de l’université, la réforme du bac et du lycée, un site de mutualisation des motions et décisions prises dans les lycées a été créé : 


Il permet de : 
- donner de la visibilité aux actions locales
- mutualiser des textes ou actions qui peuvent être repris dans d’autres lycées
- inciter les personnels des lycées à rejoindre le mouvement de boycott ou de remplissage avec automatiquement les items les plus favorables des Fiches avenir (qui pour rappel sont les Fiches sur lesquelles les conseils de classe du deuxième trimestre de terminale doivent indiquer des avis sur les voeux d’orientation des élèves), mouvement que SUD-Education soutient puisque ce sont également les consignes syndicales que nous donnons. Il s’agit de leur montrer qu’ils ne seront pas isolé-e-s dans cette action.

N’hésitez pas par conséquent : 
- à faire connaître ce site
- à le nourrir avec les motions ou actions qui seraient prises dans les lycées de vos départements. Le site a vocation à recenser des actions menées dans toutes les régions et pas simplement en Île-de-France.

Il est très simple de proposer une contribution  : il existe un lien pour cela sur le site "Envoyez vos contributions ici !", et une adresse de contact.

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Communiqué presse conférence Blanquer bac

- Chaque lycéen-ne pourra faire jusqu’à dix vœux d’orientation non-hiérarchisés.
Deux semaines seront consacrées au projet d’orientation en Terminale.
Compilés, ces vœux seront ensuite étudiés par le conseil de classe du second trimestre et le/la chef-fe d’établissement rendra un avis sur chacun d’entre eux pour ensuite le transmettre aux établissements de l’enseignement supérieur via une « fiche Avenir ».

- Le nombre de places dans chaque formation sera fixé par le recteur. Le tirage au sort et l’algorithme d’affectation automatique sont supprimés, les dossiers des lycéen-ne-s sont consultés par les équipes pédagogiques des établissements où ils souhaitent étudier.

- Leur sélection se fera sur la base des « attendus » fixés pour chacune des formations avec des critères de type : filière de bac, notes dans certaines matières, cinq derniers bulletins de note, lettre de motivation, notes au bac de français, investissement associatif, ou encore suivi d’un MOOC présentant la filière.

- Dans les formations sélectives (CPGE, DUT, BTS, écoles…) les réponses possibles aux élèves demeurent les mêmes : Oui, Non, En attente (liste d’attente).

- Dans les formations « non-sélectives », les universités vont choisir des élèves qui remplissent ces « attendus ». S’il leur reste des places, elles doivent accepter d’autres élèves, mais en conditionnant leur inscription à l’acceptation d’un parcours pédagogique spécifique, par exemple une année de mise à niveau. L’étudiant-e devra donc faire une espèce « d’année zéro » allongeant la durée de son cursus universitaire.

- Pour les élèves qui n’auront eu aucune place car leurs attendus n’auront pas été jugés bon par les universités demandées, une commission rectorale d’accès au supérieur se réunira chaque semaine pour leur proposer des affectations dès les résultats du bac.

- Les universités pourront proposer aux étudiant-e-s des parcours à la carte via les « contrats de réussite pédagogique » : remise à niveau, cursus pluridisciplinaire, accéléré ou accompagné, de durées variables… le tout supervisé par un « directeur des études » par grand champ disciplinaire qui pourra faire évoluer ce contrat de réussite pédagogique.

Ce plan étudiant est une remise en cause du libre accès à l’enseignement supérieur. Il introduit purement et simplement la sélection à l’entrée à l’université.

Individualiser les parcours c’est établir une concurrence entre les élèves, mettre en place des pré-requis, et donc
accentuer encore la sélection sociale et les inégalités.

Non au tri dès le lycée !

Afin de guider les élèves dans leurs choix d’orientation, le projet de loi prévoit la nomination dès décembre d’un second-e professeur-e principal-e dans chaque classe de Terminale. Leur mission est de conseiller les élèves en matière d’orientation, de choix de filières et de compiler leurs vœux pour étude approfondie lors du conseil de classe du second trimestre.

Une partie du travail d’orientation et de sélection reviendrait aux enseignant-e-s des lycées : accompagnement des élèves dans le choix des filières, avis lors des conseils de classe devenant des conseils d’orientation, etc.

Cela impliquerait encore une surcharge de travail. De plus, alors que les PSY-EN donnent des conseils aux élèves, les enseignant-e-s auraient de fait un poids décisionnel dans l’orientation des élèves. Le rôle des enseignant-e‑s n’est pas de se transformer en auxiliaire de la sélection sociale : nous refusons ce travail de tri !

Les conséquences de cette réforme vont être une accentuation du processus de tri social et l’exclusion des classes populaires de l’enseignement supérieur.

Pour un vrai service public d’orientation

Le conseil et l’accompagnement à l’orientation nécessite des qualifications spécifiques : c’est le rôle des conseiller-e-s
d’orientation (devenu-e-s Psy-EN).
Pourtant aujourd’hui cette mission est de plus en plus deléguée aux enseignant-e-s tandis que les conditions de travail des collègues Psy-EN se dégradent : augmentation des missions, baisse du nombre de postes, regroupement et fermeture des CIO et multiplication du nombre d’établissements couverts par un-e même Psy-EN. D’autre part, le projet de loi prévoit la mise en place d’un tutorat des lycéen-ne-s par… des services civiques !

SUD éducation revendique des moyens pour un service public d’orientation : réouverture des CIO, embauche de personnels titulaires et formés pour assurer ce travail auprès des élèves.

Des universités sous pression

L’annonce d’un investissement d’un milliard d’euros à destination de l’enseignement supérieur et de la recherche est un leurre. Y figurent 450 millions d’euros déjà budgétisés sous forme d’appels à projet : toutes les universités n’en bénéficieront pas, n’y auront droit que celles dont les projets sont en adéquation avec les volontés gouvernementales.

Il reste donc 550 millions d’euros budgétisés sur 5 ans pour accueillir près de 3 millions d’étudiant-e-s d’ici à 2025 !

C’est totalement insuffisant, d’autant qu’aucune garantie n’existe sur les recrutements de personnels titulaires. Bien au contraire, les contrats précaires, contractuels ou vacataires, se multiplient à tous les étages : enseignant‑e‑s, personnels techniques, administratifs et des bibliothèques. Les conditions de travail et d’étude des personnels et des usager-e‑s des universités se sont fortement dégradées ces dernières années.

Ces quinze dernières années, les choix gouvernementaux en matière d’enseignement supérieur et de recherche sont clairs : l’université doit s’adapter au marché.

Les collègues enseignant-e-s/chercheurs-euses à l’université accompliraient le reste du travail de sélection en examinant un nombre de dossiers incalculables (tous les choix non hiérarchisés devant a priori être examinés !).

La réforme du Bac, c’est l’adaptation du Bac à une université sélective

Ce projet de loi s’articule enfin aux annonces faites par Blanquer au sujet du Bac. D’une part, le contrôle continu serait renforcé, le contrôle terminal étant réduit à quatre disciplines.

Or, nous savons très bien avec le précédent des lycées professionnels que cela créerait des bacs « territoriaux », et donnerait donc une valeur différente aux bacs de centre-ville et aux bacs estampillés « ZEP ».

D’autre part, le Bac ne serait plus la conclusion des études secondaires, et ainsi le premier niveau de qualification ouvrant à des droits dans le monde du travail, mais il serait la porte d’entrée vers la sélection dans le supérieur. Un bac modulaire qui ouvrirait les portes de telle ou telle filière en fonction des modules validés.

SUD éducation appelle les personnels à se réunir afin de discuter des modalités d’actions contre ce Plan étud