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Publié : 20 juin 2013
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Le bac de français surnoté ? " On aura moins de mérite "

Voir ci-dessous, l’article de la "Nouvelle République" du 20 juin 2013 :

"Alors que Sud Éducation dénonce une surnotation des élèves dans l’académie d’Orléans-Tours, syndicats et élèves s’inquiètent pour l’avenir du bac.

Le bac de français surnoté : un simple malentendu ? Sauver le bac

La polémique sur la notation du bac de français n’a pas échappé aux bacheliers, ce mercredi, au matin de l’épreuve écrite. « Ça m’a mis la pression, témoigne Marine, élève de première S au lycée Descartes. Je me suis dit qu’avec une copie moyenne, je pourrais avoir une meilleure note. » D’autres se sont interrogés sur la valeur de leur travail : « On aura moins de mérite, c’est sûr… »

Dans un communiqué, Sud Éducation assure que consigne aurait été donnée de surnoter l’épreuve. « Nous avons une grille de notation sur 24, mais il n’est pas précisé de ramener la note sur 20 par une règle de 3, précise Béatrice Folacci, élue Sud Éducation, et professeur de lettres au lycée Balzac. La volonté est clairement de gonfler les notes. Je suis outrée. On est dans le déni du travail effectué. »

Dans la journée, le rectorat évoquait une « erreur d’interprétation » des consignes tandis que Sud déplorait une nouvelle organisation expérimentale. « On est informé des choses au dernier moment », explique l’enseignant David Rivaud, prenant l’exemple des correcteurs des épreuves écrites convoqués hier pour une réunion de coordination lundi.

« Certains auront 120 copies à corriger, c’est monstrueux ! » Et d’évoquer une « politique de management », avec des « enjeux financiers » : « Un redoublement en terminale coûte cher ! » Plus mesurés sur la question des notes, les autres syndicats s’inquiètent pour l’avenir du bac. « Cette surnotation, est, pour nous, un épiphénomène, assure Sylvie Moreau, déléguée départementale du Snes. Le problème est de défendre ce bac que l’on tente de casser. »
« On prend les profs pour des tâcherons, commente Vincent Le Roy, secrétaire départemental du SE-Unsa. Alors que ce sont des enseignants responsables. La question est de savoir d’où ça vient vraiment : de l’académie ou du ministère ? Ceci interroge surtout sur la manière de lutter contre la disparité… »

à chaud

" On décrédibilise leur travail "

Emmanuel Denis, président départemental de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), juge cette polémique « mal venue » : « On ne peut que la déplorer. Cela ne va pas dans le sens d’une plus grande sérénité pour les candidats. On décrédibilise le travail des jeunes et de l’administration. D’une manière générale, la FCPE trouve que l’on met trop d’enjeu sur ce diplôme du baccalauréat en proportion des portes qu’il ouvre. » Et d’interroger : « Pourquoi cette réorganisation aussi précipitée et sans concertation ? »

Voir TV Tours  :

Et France 3 Centre :

Voir en ligne : http://solidaires37.org/spip.php++cs_INTERRO++ar...