local : MAISON DES SYNDICATS
18 rue de l'Oiselet   -   La Camusière
37550    Saint Avertin
local :  02.47.85.11.15
portable : 07 81 55 42 14

 courriel : sudeduc37@gmail.com

Publié : 20 juin 2013
Format PDF Enregistrer au format PDF

MANIFESTATION le 22 Juin : Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !

Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !



Le
5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric,
syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous
indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très
nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite
ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de
mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et
pratiques nauséabondes.


Dans
le respect de leurs différences, les organisations soussignées
appellent à s’unir pour rendre hommage à Clément et pour
éliminer la haine fasciste.


Confortés
par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de
l’extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les
dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été
l’occasion pour eux d’être mis sur le devant de la scène. Nous
dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et
racistes.


L’exclusion,
le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation de
boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme
responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en
témoigne, conduisent au pire. L’Etat entretient un climat délétère
en organisant des expulsions massives qui participent à la
stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il est
nécessaire d’agir avec détermination contre les commandos
fascistes.

Odieux
et inacceptable en lui-même
,
le
meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre
les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les
immigré-es et les personnes issu-es de l’immigration, les
musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-es
antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées
dans toute la France comme à travers toute l’Europe. Le mensonge, la
haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l’extrême-droite,
de tout temps et en tous lieux.

Ce
n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs
face à l’avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8
millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions
de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de
travail dégradées, licenciements, fermetures d’entreprises...
Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité,
il faut reconstruire l’espoir collectif en une société plus
juste. La question de la répartition des richesses que nous
produisons est fondamentale. L’extrême-droite est à l’opposé
de ces valeurs.

Utiliser
la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c’est honorer
sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements
syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus
nombreux-euses et déte