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Publié : 19 juin 2013
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REVUE DE PRESSE : surnotation bac de Français.

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DANS LA PRESSE :

Dans
la Nouvelle
République
du 20/06/2013

Le bac de français surnoté : un simple malentendu ?

La
grille de notation sur vingt-quatre points fait polémique dans
l’académie d’Orléans-Tours. En réalité, cette pratique n’a
rien de répréhensible.

La cacophonie régnait mercredi
autour de la notation du bac dans l’académie d’Orléans-Tours, en
pleine semaine d’épreuves. Un communiqué de Sud Éducation
d’Indre-et-Loire a mis le feu aux poudres, en affirmant que le
rectorat avait demandé aux correcteurs de noter l’oral de français
sur vingt-quatre points, et non sur vingt. Une méthode destinée à
« gonfler les notes », selon le syndicat, et qui
« remet en cause la notation égalitaire des candidats sur
le plan national »
.

En réalité, la fiche
d’évaluation controversée comporte une case « note finale
en points entiers sur 20 »
. C’est bien cette note qui doit
remonter au centre d’examen et apparaître sur le bulletin du
candidat. Une fois rempli le barème sur vingt-quatre points, qui
permet d’évaluer séparément les différentes compétences, le
correcteur doit simplement appliquer une règle de trois pour
ramener la note sur vingt. Une pratique fréquemment utilisée
durant l’année scolaire.

 Une " erreur
d’interprétation "

Chez les enseignants, les avis
sont partagés. « Il faut être réaliste, on est là pour
juger des élèves et pas le travail de tel ou tel enseignant, si
mauvais soit-il »
, fustige une professeur de lettres
orléanaise. « Cette mesure a été extrêmement mal perçue
par mes collègues »
, assure à l’inverse une enseignante
de lettres du Lycée Pierre et Marie Curie de Châteauroux (Indre),
qui juge ce nouveau barème « arbitraire ».
Face
à la polémique, le doyen des inspecteurs de l’académie Alain
Diger a dénoncé une « erreur d’interprétation ».
« Il s’agit d’éviter que certaines compétences soit sur
ou sous-pondérées »
, a-t-il justifié, « le but
est de s’intéresser davantage à ce que savent les élèves qu’à
ce qu’ils ne savent pas. »

Il a toutefois reconnu que
cette grille découlait d’une analyse menée par les inspecteurs sur
des disparités de notation entre enseignants enregistrées l’an
dernier. Ces écarts expliqueraient la contre-performance de
l’académie, dont le taux de réussite au baccalauréat 2012 se
situait un point et demi en dessous de la moyenne nationale.
Cette
polémique vient s’ajouter à la longue liste de débats lancés sur
la notation du bac. Chaque année, des syndicats pointent les
dérives d’une notation jugée trop positive, destinée à s’assurer
que 80 % des candidats décrochent bien le précieux sésame.
L’objectif fixé par Lionel Jospin en 1989 devrait être
atteint en 2013 encore… y compris dans l’académie
d’Orléans-Tours.

chiffres-clés

En 2012, le taux
de réussite au bac était de 83,3 % dans l’académie
d’Orléans-Tours, contre 84,8 % de moyenne nationale.
Cet
écart
était encore plus important pour le bac général, avec
83,9 % de réussite dans l’académie, et une moyenne nationale de
89,6 %.
Orléans-Tours était ainsi classée
22e académie de France, juste devant Nancy-Metz, Amiens
et Créteil. Un classement jugé très médiocre par les inspecteurs
alors que cette zone, sociologiquement, n’a aucune raison d’être à
la traîne.

à chaud

" 120 copies en
dix jours "

« Les collègues ont appris
le 11 juin qu’ils étaient de correction de bac »,
explique Béatrice Folacci, élue Sud Éducation et professeur de
lettres au lycée Balzac à Tours. « On leur a dit qu’ils
auraient un maximum de 120 copies à corriger. Vous imaginez,
en dix jours, à raison d’une vingtaine de minutes pour chacune ?
C’est impensable. Ils en avaient une cinquantaine l’an passé. »
Et de dénoncer une « organisation expérimentale » :
« Nos conditions de travail se détériorent. Il fallait se
préoccuper de toutes ces questions en amont. On arrive à des
aberrations. Une professeur de collège vient de recevoir un ordre
de mission pour corriger le bac ! »

Avec
Christine Berkovicius


http://www.leberry.fr/france-monde/...

Académie d’Orléans-Tours : des profs invités à gonfler des notes de bac de français, selon le Figaro

Les
professeurs chargés des épreuves d’oral de français au
baccalauréat à Orléans-Tours ont été invités à surnoter, sur
24 points au lieu de 20, les candidats, afin de "faire remonter"
les résultats de l’académie, affirme Le Figaro mercredi.

"Nous franchissons une limite
idéologique inacceptable : il ne nous est plus seulement demandé de
faire preuve de bienveillance mais de gonfler les notes de façon
officielle afin de faire remonter les +scores+ de l’académie"
jugés décevants en 2012 (un point et demi en dessous de la moyenne
nationale), déclare au quotidien le syndicat Sud d’Indre-et-Loire.

Le Figaro cite une "grille
d’évaluation régionale", émanant de l’inspection d’académie,
distribuée aux examinateurs et précisant que l’oral de français -
que passent ce mercredi les élèves de 1ère - doit être noté sur
24 points tout en restant officiellement une épreuve sur 20.

Fustigés pour leur "attitude
de notation négative" durant les épreuves de 2012, les
enseignants ont été invités par les inspecteurs à "penser
positif" cette année, écrit Le Figaro.

Mise à jour à 12h13
 : Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche
 était
l’invitée de France Info 
ce
matin. 

"D’après
les informations dont je dispose,
 explique Geneviève
Fioraso, à aucun moment il n’a été
proposé de notation sur 24. Dans toutes les académies, et c’est
tout à fait normal, on s’interroge sur les critères de notation

La pratique normale, c’est que
l’on s’interroge quand il y a une différence entre académies et
on se réunit et on regarde si effectivement il y a eu des notations
plus sévères, auquel cas on a raison de s’interroger parce que ça
pénalise finalement les lycéens."


Dans
Mag’
Centre

Le
marronnier* du bac était épuisé et comme l’actu est à peu près
vide (merci les orages) les médias nationaux sont partis à fond la
caisse mercredi matin. On avait, de fait, épuisé les sujets comme
« faut-il supprimer le bac ? », « combien d’heure
de sommeil la veille de l’épreuve de philo ? », « que
deviennent les copies après notation ? », « un tartine ou
deux de Nutella avant l’épreuve de SVT ? »…Question du
rédac chef : « alors on a quoi pour demain sur le bac ? ».
Et puis miracle, traîne un communiqué de Sud-éducation, des gens
parfaitement sympathique au demeurant. Le Figaro.fr saute dessus,
Europe 1 suit tout le monde reprend….

Le lièvre est levé, c’est
sensible, ça touche les gamins et les enseignants, on publie. Ce
n’est pas tout à fait le bac c’est l’épreuve de Français de
1ère, mais ça va faire de l’audience. On a même entendu sur des
chaines d’info qui’l y aurait eu « trafic » des
grilles de notation ».! Pas de chance pour la région,
cela concerne l’académie d’Orléans-Tours souvent mise en cause,
la dernière fois c’était avec cette prof de Français du lycée
Pothier d’Orléans qui refusait certains élèves…

Le rectorat de
l’académie d’Orléans Tours a-t-il demandé aux correcteurs de
surnoter l’oral de français du baccalauréat ? La polémique n’a
cessé d’enfler depuis la publication, d’un communiqué du
syndicat Sud Education d’Indre-et-Loire, qui affirme qu’on a
demandé aux enseignants de noter l’oral de l’épreuve anticipée
de français sur 24 et non sur 20.

En réalité, la « note
technique », remise aux enseignants le 6 juin lors de la
réunion d’harmonisation académique pour l’oral de français,
établit une liste des compétences à évaluer. Un nombre maximum de
points est indiqué, par exemple 6 pour la réflexion et l’analyse
ou 4 pour l’expression. Le total des points fait effectivement 24,
mais il est clairement indiqué en regard de ces critères que la
note est donnée sur 20.

Erreur d’interprétation

Mercredi matin au rectorat à
Orléans, le doyen des inspecteurs d’académie, Alain Diger s’est
inscrit en faux sur l’hypothèse d’un double barème. Il
parle
« d’erreur
d’interprétation »

et juge la polémique
« surréaliste« .
« Il s’agit d’éviter que certaines compétences soit sur
ou sous-pondérées au détriment d’autres compétences.
Le
but est de s’intéresser davantage à ce que savent les élèves
qu’à ce qu’ils ne savent pas »
.
C’était aussi la position du Ministère.

Il a toutefois reconnu que cette
grille d’évaluation découlait d’un travail d’analyse mené
depuis un an par les inspecteurs sur des disparités de notation
entre enseignants enregistrées dans l’académie l’an dernier,
qui expliquerait les mauvais de l’académie au baccalauréat.
« 
Nous avons toiletté
les choses au plan technique et pédagogique ».

 Certains enseignants
appellent à un boycott des consignes académiques, d’autres
estiment que les jurys d’oral seront « 
inéquitables »,
les uns appliquant les recommandations, les autres non…

 Pour le syndicat
Sud-éducation, ces nouvelles grilles reviennent à « gonfler » les
notes de façon officielle, afin de faire remonter les « scores »
de l’Académie. Pour l’UNSA, des « maladresses » et
 
« la grille
aurait nécessité plus de pédagogie en amont
« .
Pour le SNES, c’est plutôt « 
une
logique managériale »

et il fustige les dysfonctionnements observés cette année dans
l’organisation du bac dans l’académie, notamment des retards
dans l’envoi des convocations, ou encore l’inflation du nombre de
copies, qui atteint 120 cette année, contre 50 habituellement.

Ch.B

 * Marronnier : : sujet
récurrent qui revient chaque année dans les médias, le prix de
l’immobilier, le bac, le salaire des cadres, le pouvoir des
francs-maçons, la rentrée des classes, le prix de la mort (à la
Toussaint)…

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Pour information le communiqué de
Sud : 

« Baccalauréat
2013

Epreuves
anticipées de Français : des conditions d’organisation
inacceptables

Sud Education 37 tient à
dénoncer fermement les conditions d’organisation des Epreuves
Anticipées de Français pour la session 2013. Les dysfonctionnements
ne sont malheureusement que trop nombreux et remettent en cause à la
fois les conditions de travail des enseignants et les conditions de
passage des candidats :


La réunion de préparation pour les épreuves orales a eu lieu le 11
Juin dernier au Lycée Paul-Louis Courier. Une vingtaine
d’enseignants environ, n’ayant pas reçu de convocation, n’ont
pas pu y assister et retirer les listes de textes nécessaires au
passage des candidats, apprenant ensuite par le bouche à oreille
qu’ils étaient censés faire passer ces épreuves (à ce jour, les
convocations officielles n’ont toujours pas été reçues). Parmi
ces absents, certains sont même présidents de jury ; quand bien
même leur convocation arriverait avant le jour des épreuves
(convocation valant par ailleurs ordre de mission et donc prise en
charge en cas de problème, accident sur le trajet par exemple), ils
n’auront donc pas assisté à cette réunion d’information. Quant
aux présents, ils n’ont pour la plupart pas été informés du
nombre de candidats à faire passer, ou ont appris avec surprise
qu’ils devaient se trouver à deux endroits en même temps, ayant
déjà été convoqués pour d’autres corrections.


Les écrits de l’épreuve de Français ont lieu le mercredi 19
Juin. A ce jour, les convocations pour les corrections n’ont
toujours pas été envoyées aux enseignants.


Cerise sur le gâteau : les nouveaux barèmes d’évaluation.
L’Académie Orléans-Tours obtenant selon l’Inspection des
résultats trop faibles, il a été demandé aux examinateurs de
remplir deux fiches de barème : l’une, nationale, sur 20, la
deuxième, émanant de l’inspection régionale,…sur 24. Nous
franchissons là une limite idéologique inacceptable : il ne nous
est plus seulement demandé de faire preuve de bienveillance, mais
bel et bien de « gonfler » les notes de façon officielle afin de
faire remonter les « scores » de l’Académie. En outre, cette
demande remet en cause la notation égalitaire des candidats sur le
plan national.


Pour finir, l’harmonisation des notes devra cette année se faire
entre les correcteurs de l’écrit et ceux de l’oral. Aux yeux de
l’Inspection, un candidat mauvais à l’écrit ne peut visiblement
pas avoir une très bonne note à l’oral, et vice-versa…

Cette
situation n’est pas due totalement au hasard, mais résulte d’abord
de la suppression de postes d’agents administratifs dans les
services du rectorat.

Cependant,
cette organisation ubuesque et scandaleuse prolonge et confirme les
dysfonctionnements déjà observées lors des épreuves de langue du
baccalauréat. Ces méthodes seraient-elles annonciatrices d’un
contrôle continu qui se profile de plus en plus sérieusement à
l’horizon ?

Nous
demandons aux collègues n’ayant pas reçu de convocation
officielle de ne pas se rendre sur leur supposé lieu d’examen.

Nous
appelons les examinateurs des épreuves orales à ne pas remplir la
fiche d’évaluation sur 24.

Nous
appelons les collègues à se réunir le jour des harmonisations pour
dénoncer collectivement contre tous ces dysfonctionnements qui se
font d’abord au détriment des élèves ».


Dans
Marianne
du 19/06

Bac 2013 : des notes gonflées

 Les professeurs de l’académie Tours-Orléans sont priés de noter les candidats à l’oral de français sur 24 points, au lieu de 20.

Au
bac 2012, l’académie d’Orléans-Tours s’est classée 22e de
France, avec 83,3% de réussite à l’examen. De
« 
piètres »
résultats,
estime l’inspection d’académie, qui reproche aux enseignants
leur
« attitude de
notation négative »
.
Le rectorat pointe du doigt certains professeurs qui notent en
dessous de la moyenne nationale :
« 
la différence peut être de deux points, cinq points »
.
« Vous allez devoir
faire preuve de davantage d’indulgence pour le bac 2013 »
,
les exhorte l’académie.
 
Pour l’édition 2013, les
examinateurs sont donc conviés à « penser positif ». L’AFP a
confirmé l’information du
Figaro,
la
« grille d’évaluation critériée » comporte bien 24 points.

Ce barème serait simplement destiné à « reconnaître davantage
les acquis du candidats », « plutôt que de repérer des carences,
des lacunes ».
 
« 
Nous franchissons une limite idéologique inacceptable : il ne nous
est plus seulement demandé de faire preuve de bienveillance mais de
gonfler les notes de façon officielle afin de faire remonter les
“scores“ de l’académie »
,
s’insurge le syndicat Sud d’Indre-et-Loire.
 
« 
La secrétaire académique du SNES, le principal syndicat de
l’enseignement secondaire, Emmanuelle Kraemer, ne confirme pas la
notation sur 24 mais fustige les consignes données par les
inspecteurs académiques au sujet de l’évaluation »
,
rapporte l’AFP.
 
« 
Il s’agit d’une logique managériale généralisée, poussée par
l’obsession du classement »
,
ajoute le SNES. La
réforme de l’organisation académique
, conduite par Luc Chatel
en janvier 2012 dans le cadre de la réforme de l’Etat, accorde des
compétences élargies aux recteurs, qui se trouvent maître à bord.
Elle a conduit à une mise en concurrence des établissements dans
une logique libérale. Cette réforme nuit manifestement à la « 
performance éducative » - si chère à l’ex-ministre de
l’Education Nationale –, car le fonctionnement des établissements
est malmené par l’obsession du classement académique.