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Publié : 6 juin 2013
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RYTHMES SCOLAIRES : TOUT LE MONDE Y PERD !

  RYTHMES SCOLAIRES : DANS LE PRIMAIRE, TOUT LE MONDE Y PERD !

 

Le projet du Ministère sur les rythmes scolaires à la rentrée 2013 ou 2014 : 4 journées de classe de 5h30 maximum + ½ journée de 3h30 de classe, de préférence le mercredi matin. Les AP remplacées par des activités pédagogiques complémentaires, APC (54 heures annualisées), sont définies par le conseil d’école ou par les communes, dans le cadre d’un Projet Educatif Territorial.

  Quelles conséquences pour les personnels ?

Avec une demi-journée de classe supplémentaire, le temps de service officiel n’augmentera pas. Mais ce sera une augmentation du temps de présence à l’école en plus de nos heures de service et un trajet supplémentaire : plus de temps et plus de fatigue ! "La classe finira plus tôt" nous dit-on ! Mais avec les APC, le temps de présence avec élèves au quotidien ne baissera que légèrement… N’oublions pas que de nombreuses mairies veulent allonger la pause méridienne de 1h30 à 2h à la rentrée prochaine ! Résultat : on finira à 15h45 au lieu de 16h dans de nombreuses villes !!! Que dire aussi des animations pédagogiques qui se tiendront le mercredi après-midi, le samedi matin ou même pendant les vacances ???

Aujourd’hui nos journées de travail sont trop longues, la charge de travail toujours plus lourde. Avec la réforme c’est :

  • Une amplitude horaire par jour quasiment identique avec une demi-journée supplémentaire donc plus de fatigue.

  • Un temps de travail effectif plus important.

  • Une augmentation du temps, et des coûts de transport comme des frais de garde d’enfants.

  Une amélioration pour les élèves et les parents ?

La réforme, pour les élèves, c’est :

  • Des programmes toujours aussi lourds.

  • Des journées aussi longues avec les APC, le passage de la pause méridienne à 2h, etc.

  • Un manque criant de RASED, de médecins scolaires. Nos élèves les plus démuni.e.s manqueront des aides et des préventions dont ils ont besoin.

  • Aucune garantie sur la qualité de la prise en charge périéducative pour les enfants, après la classe et sur l’égalité de traitement entre les écoles des villes et des zones rurales …

La réforme maintient les élèves dans les mêmes logiques d’échec scolaire…

Tout au long du XXème siècle, les rythmes des élèves se sont adaptés au rythme de la société, intégrant le passage d’une société agricole à une société massivement urbaine et à la baisse généralisée du temps de travail. Une réforme des rythmes scolaires ne peut se faire sans débat sur le rythme de toute la société. Il faut remettre en cause l’organisation d’emplois de week-end, de nuit, fracturés, précaires, sous payés et le chômage massif qui nuisent massivement au rythme de vie de nos élèves. On ne peut pas parler du rythme des enfants sans parler de celui de leurs parents !

  Avec cette réforme, c’est encore plus d’inégalités territoriales !

Selon Vincent Peillon, dans l’annexe de son projet de loi d’orientation : « la réforme des rythmes doit agir comme un levier pour faire évoluer le fonctionnement de l’école autour d’un projet éducatif territorial (PET) ». Ainsi une partie de nos heures de travail,1h30 par semaine, pourra être déterminée par les municipalités dans le cadre d’un PET ! Un nouveau décret fixera le poids des collectivités territoriales dans les Conseils d’Ecole. -Pour SUD Education, c’est inacceptable : les mairies n’ont pas à intervenir dans nos choix pédagogiques et nous ne pouvons dépendre des aléas d’ une politique locale !

La labellisation sera calquée sur la politique de la municipalité. Les moyens seront attribués en fonction de « contrats d’objectifs » et non plus des seuils. Est-ce aux collectivités territoriales de décider des moyens ? Laisserons-nous remettre en cause nos garanties collectives en matière d’effectifs, de seuils ? D’une municipalité à l’autre, nous n’aurons plus les mêmes horaires de classe, les mêmes objectifs pédagogiques et éducatifs, les mêmes moyens y compris en personnels. Les disparités seront criantes entre moyens accordés en ville et dans les communes rurales. C’est donc plus d’inégalité de traitement entre les élèves !

SUD Education revendique :
- Des mesures d’urgence pour l’école publique !
- L’abandon de la réforme Peillon sur les rythmes scolaires ! SUD refuse :
- La territorialisation de l’éducation !
- La mise en place des projets éducatifs territoriaux (PET) !

  Avant d’envisager le changement des rythmes scolaires, les élèves et les personnels ont besoin de mesures d’urgence pour l’école publique :

  • Maintien des seuils d’ouverture de classe

  • Réduction du nombre d’élèves par classe pour pouvoir être au plus près des besoins éducatifs du groupe-classe qui nous est confié et affectation de 5 maîtres.ses pour 4 classes.

  • Augmentation des dispositifs d’aides et de prévention pour les élèves (RASED-médecins scolaires, etc.)

  • Augmentation significative des salaires des personnels (d’au moins 300€/mois).

  • Respect de la liberté pédagogique et de l’indépendance des enseignant.e.s par rapport aux collectivités territoriales.

  • Recrutement immédiat d’enseignant.e.s titulaires remplaçant.e.s.

  Concernant les rythmes scolaires SUD pose comme préalable à tout changement :

  • L’abandon de la réforme Peillon sur les rythmes scolaires.

  • La tenue d’un vrai débat national avec tous-tes les enseignant.e.s, les parents d’élèves et les salarié.e.s concerné.e.s par cette question.

  • La suppression de l’aide personnalisée sans mise en place des activités pédagogiques complémentaires (dispositif inadapté au traitement des difficultés scolaires qui rend les journées trop longues), donc la baisse des obligations de services des enseignant.e.s.

  • Le refus des projets éducatifs territoriaux, qui permettent l’intervention des collectivités territoriales dans les choix pédagogiques des enseignant.e.s.

  • La mise en place d’activités sportives et culturelles gratuites assurées par les associations d’éducation populaire (et des personnels sous statut) pour tous les enfants après la classe. Contre l’inégalité de traitement entre communes, mise en place d’une péréquation nationale dédiée au financement des activités péri-scolaires sur toutes les écoles du territoire. Tous les enfants doivent avoir accès à des activités socio-culturelles, artistiques et sportives de même niveau.

  SUD Education exige des garanties :

  • Une diminution importante de l’amplitude horaire de la journée de classe.

  • Aucune annualisation du temps de travail.

  • L’organisation des heures de concertation et d’animation pédagogique sur une ½ journée vaquée par les élèves toutes les 3 semaines.