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Publié : 6 juin 2013
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CCF : SUPERCHERIE NATIONALE

La généralisation des épreuves
de CCF dans la voie professionnelle en CAP et en Bac Pro porte
préjudice à la qualité de l’enseignement et aux conditions de
travail des personnels.

 Désorganisation des établissements, montée en flèche de l’absentéisme des élèves

Toutes les disciplines sont
concernées par la mise en place des CCF qui désorganisent
complètement les établissements et alourdissent considérablement
la charge de travail des personnels enseignants, administratifs et de
Vie Scolaire.

Les difficultés à coordonner de
façon cohérente les modalités des différentes épreuves
pratiques, orales, écrites, sur dossier, sur table, individuelles,
collectives, d’une durée extrêmement variable, sont telles que
cela entraîne de véritables situations collectives de souffrance au
travail et provoque un absentéisme record chez les élèves,
accentué une fois les épreuves passées. Étalées sur des semaines
dans certaines disciplines, les épreuves de CCF réduisent d’autant
le temps consacré à l’enseignement.

 Dévalorisation des diplômes et remise en question d’une reconnaissance nationale

À l’encontre de toute notion
d’impartialité logiquement associée aux modalités d’épreuves
sanctionnant un diplôme national, l’enseignant-e élabore,
organise, fait passer les épreuves à ses propres élèves qu’il
note et certifie sans aucun regard extérieur. Comment, dans ce
contexte, évaluer en fonction d’exigences nationales sans se
laisser parasiter par des critères « locaux » comme par
exemple, le niveau global de la classe et la nature privilégiée de
la relation entretenue avec ses élèves ?

D’autant que la mise en œuvre
des CCF varie considérablement selon les disciplines, la formation,
les académies et les établissements.

 Le sens caché des CCF : Dissimuler les échecs du Bac Pro en 3 ans !

Les CCF n’ont d’autres
objectifs que de camoufler les aberrations de cette réforme mise en
place dans l’urgence sans aucune concertation. Le Bac Pro 3 ans se
caractérise essentiellement par la réduction du temps
d’enseignement (trois ans au lieu de quatre ans, augmentation des
périodes de stages, soit 1000 heures de cours retranchées) en
agissant artificiellement sur le taux de réussite des élèves.
L’épreuve de rattrapage, incohérente et inadaptée, va dans le
même sens.

 Une atteinte aux droits des salarié.es

Les épreuves de CCF s’inscrivent
dans la logique de la loi n°2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à
l’Orientation Formation Professionnelle Tout au Long de la Vie
(OFPTLV). Cette loi vise à démanteler les conventions collectives
au profit d’une négociation individuelle, à partir, non plus de
grilles de salaires établies en fonction de diplômes nationaux,
mais d’un kit de compétences personnalisées « à vendre »
aux employeurs potentiels… et ce tout au long de la vie !

SUD Éducation exige :

- Le retrait des épreuves
de CCF et une épreuve de contrôle de rattrapage au Bac Pro
équivalente à celle des autres Bac ;

- Le rétablissement des
épreuves ponctuelles terminales, seules garantes de l’équité et
du caractère national des diplômes.