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Publié : 22 mai 2013
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Maisons de retraite d’Indre-et-loire : les syndicats manifestent

Les syndicats dénoncent les conditions de travail dans les maisons de retraite du département. Une quarantaine de manifestants se sont rassemblés ce mercredi 22 mai place de la Préfecture, devant le conseil général à Tours. Une délégation a été reçue par le président Frédéric Thomas.

Ci-dessous, l’article de la "Nouvelle République" du 23 mai 2013 :

Maisons de retraite : la défense s’organise

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Une quarantaine de salariés et parents de résidants ont manifesté hier devant le conseil général à l’appel de l’intersyndicale.
Une quarantaine de salariés et parents de résidants ont manifesté hier devant le conseil général à l’appel de l’intersyndicale.

Depuis de longs mois, les syndicats dénoncent la dégradation des conditions de vie et de travail dans les Ehpad. Ils ont été reçus hier au conseil général.

Le malaise est profond. Tout au long de l’hiver, plusieurs mouvements de grève à répétition ont mis en évidence une situation « catastrophique » au sein de nombreux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à Amboise, Château-Renault, Montlouis, Bléré, Monts ou encore L’Ile-Bouchard.

« Toutes ces maisons de retraite manquent de personnel qualifié. Les effectifs son insuffisants et les absences ne sont pas toujours remplacées. Cela entraîne une usure des salariés et une déshumanisation de la prise en charge des pensionnaires », résume Bruno Ferragu, secrétaire adjoint du syndicat Sud Santé.

« Certains jours, je dois faire dix toilettes dans la matinée. Nous sommes au service d’êtres humains. Ils ont besoin de réconfort mais nous n’avons plus le temps de leur en donner », confirme une aide-soignante de la Vasselière, à Monts.

Hier, après avoir longtemps pris leur mal en patience, les représentants des personnels réunis en intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFTC, Sud) ont « enfin » été reçus au conseil général, principal financeur des Ehpad.

Ils ont rappelé leurs revendications concernant le taux d’encadrement des résidents et la prise en charge de la dépendance. « Actuellement, on compte en France 0,57 agent par pensionnaire alors que le ratio est de 1 en Allemagne et 1,5 en Suisse. Dans le même temps, la participation demandée aux familles est de 1.800 € par mois alors que la moyenne des pensions est de 900 € pour les femmes et 1.200 € pour les hommes. Cela devient insupportable ! », lance Isabelle David, secrétaire départementale de la CGT Santé Action sociale.

Face aux contraintes budgétaires de l’État et des collectivités locales, celle-ci milite pour le financement de l’autonomie par la Sécurité sociale, au même titre qu’une maladie. « La prise en charge de la dépendance est une priorité. Il faut faire des choix de société », insiste Isabelle David en préconisant la taxation de tous les revenus, y compris financiers.

Trente emplois d’avenir dans les Ehpad

Hier, Frédéric Thomas a reçu en personne les représentants des personnels et des résidents en maisons de retraite. « Nous avons eu un vrai dialogue dans un climat d’écoute positif », commentait, après coup, le président du conseil général.

Ce dernier a insisté sur les contraintes budgétaires du département. « Nous devons maîtriser les dépenses et contenir l’évolution du prix de journée pour préserver un service public de qualité accessible à l’ensemble des citoyens », insiste Frédéric Thomas en rappelant que ce prix de journée (51 €) se situe actuellement dans la moyenne nationale.

Depuis 2008, le conseil général a créé 535 emplois dans les Ehpad alors que la capacité d’accueil a augmenté de 450 places. « Nous devons faire des efforts sur la formation des personnels », convient le patron du département qui s’est engagé à recruter trente emplois d’avenir dans les Ehpad d’ici la fin de l’année.
« L’objectif est de pérenniser ces embauches pour en faire des emplois qualifiés à moyen terme », précise Frédéric Thomas.
Pascal Denis

Voir en ligne : http://solidaires37.org/spip.php++cs_INTERRO++ar...