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Par : D.R.
Publié : 24 janvier 2015
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Solution de facilité


Najat Vallaud-Belkacem : "L’école est en... par LCP

Madame la ministre pense donc que les questions qui sont posées par certains (élèves) sont insupportables. Nous pas (en revanche celles de certains députés…).
Pour elle, l’Ecole doit être ferme. Sans doute. Doit-elle être pour autant autoritaire ?

Elle doit être aussi un lieu où l’on se questionne et pas un lieu où l’on repère et signale les comportements jugés déviants.

Tout comportement d’apprentissage est un comportement déviant. Et tant mieux.

Les premières mesures annoncées versent clairement dans le champ de l’autoritarisme, pas dans celui de l’éducation. Ils n’amèneront à rien, et d’ailleurs (à par le SNALC, enjoué par les propos ministériels) tous les syndicats et associations restent très prudents, lorsqu’ils ne dénoncent pas carrément l’hypocrisie éducative (bon il y a bien le SGEN, toujours béa…).

Il y a toujours 35 élèves par classe en 2de, 30 en 3e, 26 en 6e, et parfois plus de 30 en primaire.


En revanche, 11 mesures sont sorties jeudi pour la grande mobilisation de l’Ecole.
Elles sont là, mais on ne résiste pas à vous les analyser (des fois que vous y croyiez) :
- la première
ose parler de la formation des enseignants. Si, si. Et elle redore le blason de l’épreuve de « l’agir en bon fonctionnaire « au CAPES. Un fonctionnaire, ça fonctionne…
- la seconde
va nous apprendre la Marseillaise. Si, si. Le sang impur, les sillons, … touça… Pire encore elle entend mobiliser le corps de inspecteurs et appelle à se mobiliser pour les journées patriotiques (célébration de la guerre, …) [bah, on leur enverra les inspecteurs, ça les occupera]
- la troisième créer un parcours (du con-battant) citoyen, avec évaluation finale (en CCF ou avec une épreuve finale au bac ? - la question sera donnée en pature aux syndicats les plus cogestionnaires)
- la quatrième verra
les parents mis au piquet par l’Ecole (et à la mallette). Eduquons, hé, Ducon !.
- la cinquième
poussera encore un peu plus vers les collectivités territoriales et l’autonomie des établissements.
- les 6, 7, 8, 9, qui veulent remettre des apprentissages contre le décrochage, se feront … à horaires constants et sans moyens supplémentaires. On parie ?
-et les 10 et 11, ben on fera tout ça aussi dans les mêmes conditions à l’Université. C’est pas beau ?


On nous prendrait pas pour des bacs de douche par hasard ?
 

Charlie lycée

Et bientôt on aura la chance d’avoir les deux à la fois...
 

* Ne cessons pas d’analyser : notre sélection

Le Mammouth vous renvoie vers une sélection de liens pour analyser l’Ecole d’Après Charlie. A lire et diffuser sans modération :

« Notre société a produit ce qu’elle rejette aujourd’hui comme une monstruosité infâme », par Didier Fassin. C’est là

« Après les attentats : le triomphe du parti de l’ordre » PAR OLIVIER LE COUR GRANDMAISON, c’est sur Médiapart.

Charlie, suite : Sortir du piège du « éduquer à », sur un blog, ici, par B Collot.

Qu’est ce que ça fait d’être un problème ? par Nacira Guénif-Souilamas et Marwan Mohammed et alii. C’est là 

Quand nos enfants tuent nos pères (Faites l’humour pas la guerre), par Julie PAGIS. C’est là sur Libé



* Et pour finir la fable du professeur Mottro :

Morale républicaine

On rapporte cette historiette improbable qui vit la réunion de Voltaire , Diderot , Rousseau et du Marquis de Sade lors d’un banquet qui n’était pas encore républicain mais presque .

Il y était question de Dieu et des ses avatars .

Voltaire voulait à tout prix préserver son déisme en faisant de Dieu un être lointain et de l’Homme l’équivalent d’une souris dans le fond de la cale d’un vaisseau ; « peu importe l’intérêt général de la traversée, que la souris se trouve plus ou moins bien de son voyage, disait-il. »

Ce à quoi le Marquis répondait que s’il y avait un Dieu , il y aurait moins de mal sur terre .
« Et, ajoutait-il , si ce mal existe , ou ces désordres sont ordonnés par ce Dieu et voilà un être barbare , ou il est incapable de les en empêcher et voilà un être faible. Et dans tous les cas , un être abominable dont je dois braver la foudre et mépriser les lois. »
Les propos du divin marquis sonnaient comme une sentence inexorable , l’avant-goût d’une révolte totale , de siècles à venir misérables .

Rousseau répondait alors inlassablement par son idéal du Contrat Social où « chacun se donnant à tous ne se donne à personne ».

Diderot, lui, demeurait étrangement silencieux . Il faut dire qu’il en était à son troisième flacon ; il avait la mine fleurie et le cœur au bord des lèvres.

Le silence devenant lourd au sein de cette assemblée de philosophes d’habitude si diserts, aussi lourd que toutes les volailles, viandes et divers rôtis dont ils s’étaient empiffrés que Voltaire finit par dire :
« un ange passe ... 

- qu’on l’ENCULE !
Répondit aussitôt Diderot .

 

Voir en ligne : http://www.le-mammouth-dechaine.fr/...