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Publié : 19 janvier 2015
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PROJET GOUVERNEMENTAL DE DÉMANTÈLEMENT DE LA PRÉVENTION MÉDICALISÉE

Lettre
ouverte de
l’association Santé et Médecine du Travail aux

Parlementaires

 

 

UN
PROJET GOUVERNEMENTAL DE DÉMANTÈLEMENT 
DE LA

PRÉVENTION
MÉDICALISÉE EN MÉDECINE DU TRAVAIL 


DICTÉ PAR LE CISME


 

 

Les
« mesures de simplification pour les entreprises » du
gouvernement du 30 octobre 2014, mettent en cause les fondements
de la médecine du travail. Ce projet émane pour partie du CISME.

Ce
projet réactionnaire contraire aux intérêts de la santé des
salariés, contraire à la santé publique en santé au travail et
au droit constitutionnel de protection de la santé et
réglementaire d’adaptation du travail à l’homme, vise :

· 
À
supprimer le droit protecteur de l’aménagement du poste de
travail par le médecin du travail.

· 
À
supprimer le suivi médical systématique en médecine du travail
pour tous les travailleurs.

· 
À
transformer les médecins du travail en expert HSE, ingénieur de
sécurité pour les TPE – PME pour gérer les risques pour le
compte des employeurs.

Après
avoir intégré l’employabilité dans les missions du médecin
du travail, le gouvernement va transformer la médecine du travail
en médecine de sélection médicale de la

main
d’œuvre pour le plus grand nombre, et en médecine d’entreprise
de gestion du personnel pour celles ayant pignon sur rue.

 

« 
Le projet de simplification pour les entreprises » présenté par le
gouvernement 
le 30 octobre 2014, met en cause les fondements de la
médecine du travail.

Ce
projet gouvernemental incroyable va CERTAINEMENT voir le jour sans
réactions.

 

I
- Ce projet émane pour partie du CISME
,
association patronale des présidents des SST (Services de Santé au
Travail), en date du 23 octobre 2014, (voir document joint). Le CISME
y propose :

1. 
« 
L’abandon
du suivi médical systématique

dont l’efficacité n’est pas démontrée et qui est par ailleurs
inapplicable
  »
 ;

2. 
de
«  repenser
les modalités de déclaration de l’inaptitude
,
source de difficulté pour les entreprises
  »
 ;

3. 
pour
continuer à faire croire à la réalité d’un suivi en santé au
travail pour les salariés, mission régalienne qui est confiée au
SST,
«  une
attestation de prise en charge individuelle santé-travail
nominative