local : MAISON DES SYNDICATS
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Par : D.R.
Publié : 13 décembre 2014
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On en est où ?

* Des débats qui servent à rien : les notes.

Tout le monde sait très bien que cela ne sert à rien, que de toute façon il est nécessaire d’évaluer (avec ou sans notes, peu de différences), mais cela déchaine les passions.
Les ré-aco-publicains d’un coté (de plus en plus nombreux chez des enseignants en pleine régression…), les pédagogistes de l’autre (qui croient toujours réinventer l’eau tiède).


Ca les occupe ! Malheureusement. Ca occupe surtout les journalistes qui pour une fois ont l’impression de comprendre quelque chose. Bon c’est encore raté, car le sujet n’est pas aussi simple que cela. Mais cela fait vendre du papier.

Pendant ce temps là : les coupes budgétaires se poursuivent (REP + , université et recherche, …), les formes de marchandisation de l’Ecole s’affirment, la fascisation rampante s’installe.

Mais ça tout le monde s’en fiche (et certains en profitent d’ailleurs).


* Le marché lucratif du soutien scolaire fait saliver les compagnies d’assurance ?

La réponse est OUI, avec un bel exemple.
Comment en un seul coup créer un marché, dénigrer ouvertement l’Education nationale, supprimer la formation continue (toujours au profit de ce marché), pomper les recettes fiscales au profit des classes les plus aisées et d’entreprises privées.
Le tout en entretenant un discours faussement progressiste qui tente bien difficilement de nous prendre pour des bacs de douche.
Comment croire deux secondes (et si vous nous donnez deux neurones) à une « complémentarité » [EN-Compagnie d’assurance], à la démocratisation du soutien scolaire.

Le tout avec un discours méritocratique qui fait fureur dans des salles des profs en pleine régression (sociale) et chez certains syndicats aussi…


Une complémentaire éducation pour pallier l’incurie de l’Education nationale


Source - « De nombreuses familles expriment le besoin d’avoir recours à des services éducatifs en complément de l’école, que ce soit pour pallier les lacunes d’un enfant ou que ce soit pour compléter sa formation dans une démarche de recherche d’excellence.
Elles montrent ainsi leur investissement dans le suivi scolaire des élèves et sont généralement en recherche d’une prise en charge individualisée pour leurs enfants.

Notre proposition est de permettre aux familles qui souhaitent faire bénéficier leurs enfants d’un soutien scolaire d’être aidées :
nous voulons démocratiser le soutien scolaire, par un mécanisme de solidarité. Il pourra s’agir de pérenniser le dispositif fiscal actuel (une famille peut réduire 50 % des dépenses de soutien scolaire de son impôt sur le revenu) mais en le stabilisant, parce que c’est peu dire qu’il a été maltraité ces dernières années. Pour les familles les plus défavorisées, les collectivités locales pourront prendre en charge 100 % du coût des cours de soutien. On peut imaginer également que les entreprises pourront offrir des cours aux enfants de leurs salariés, en négociant des prix attractifs avec les spécialistes du soutien scolaire. »

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