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Publié : 6 février 2005
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Lexique insurgé

Dans son offensive pour imposer au monde son mode de régulation et son modèle socio-économique, le néolibéralisme a, dans un premier temps mené une vaste opération idéologique visant à formater les esprits pour les préparer à accepter, voire à réclamer les mesures politiques, économiques que les gouvernements et le patronat étaient en train d’élaborer. Cette préparation de l’opinion (au sens où l’on parle d’une préparation d’artillerie) a été assurée avec constance par les grands médias avec l’appui logistique de cercles d’études libéraux ou de certains milieux universitaires. Un des objectifs plus ou moins avoués étant de faire admettre qu’on ne pouvait plus penser le monde contemporain qu’au travers des problématiques et des concepts du néolibéralisme.

A l’occasion d’un conseil fédéral de SUD Education qui se tenait en 2001, une éminente camarade proposait que soit entamée une réflexion sur le vocabulaire de la modernité néolibérale. Il se trouve qu’au même moment la Commission Ecole et Mondialisation Capitaliste était confrontée à la question de la nature idéologique des termes dont elle avait à user pour aborder son objet. Le mot même de mondialisation lui posait déjà problème. C’est de cette préoccupation qu’est né le projet de réaliser un lexique où la commission préciserait le sens des mots qu’elle est amenée à employer. Bien entendu, la commission n’a pas la prétention de fixer les contours du langage « juste » pour parler du néolibéralisme, sa démarche a encore moins une visée encyclopédique, sa seule ambition est de rendre compte des interrogations auxquelles elle s’est heurtée dans son travail et de tenter d’ouvrir quelques pistes de réflexion. Il ne s’agit pas non plus d’un résultat définitif, le champ d’investigation est large et bien d’autres termes sont en débat.

Il faut « dénaturaliser » le jargon néolibéral, en dénoncer le contenu idéologique, mettre en lumière les enjeux dont il est porteur. A défaut de la critique des armes (il parait que ce n’est plus de saison), opposons lui les armes de la critique.

Voir en ligne : http://www.sudeducation.org:443/Lex...