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Publié : 4 août 2012
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Quelle stratégie syndicale dans SUD éducation ?

Texte adopté au VIème Congrès Fédéral des syndicats SUD éducation du 21 au 25 mai 2012 à Montpellier

Quelle stratégie syndicale dans SUD éducation ?

I Un contexte de crise et de politique de rigueur

1-1 L’extension de la crise depuis 2008/9
Les crises économique, financière, écologique et sociale s’entremêlent et s’autoalimentent. Cette crise globale du capitalisme montre l’impasse d’un développement basé sur un partage de plus en plus inégal de la richesse produite, la dérégulation financière, le libre échange généralisé et le mépris des impératifs écologiques.
La crise financière vient de loin. Elle plonge ses racines dans un partage toujours plus inégalitaire de la richesse produite qui a aggravé l’endettement des ménages. Si l’injection massive de liquidités par les États et les banques centrales a évité l’effondrement du système financier international, la crise financière s’est muée en une profonde récession.
Les enjeux européens. La crise économique a révélé les contradictions de la construction néolibérale de l’Europe. Au lieu d’être un espace de coopération, l’Union européenne (UE) a fait de la concurrence entre les États membres l’axe central de sa construction.
L’UE s’est mise volontairement dans les mains des marchés financiers. Le financement des déficits budgétaires s’est opéré par le recours aux banques privées et autres institutions financières, la Banque centrale européenne (BCE) n’ayant ni la volonté ni le droit de les financer.
L’augmentation de la dette publique et des déficits publics est aujourd’hui le prétexte pris par les gouvernements, les institutions européennes et le Fonds monétaire international (FMI) pour imposer une cure d’austérité drastique aux populations européennes. Remise en cause du droit du travail, attaques frontales contre la protection sociale, baisse des salaires, privatisation des services publics… se retrouvent à des degrés divers partout en Europe.
Pire, les gouvernements et les institutions européennes sont en train de mettre en place un dispositif institutionnel pour installer une austérité permanente avec l’application de la « règle d’or ».

1-2 La crise en France et les réponses du gouvernement.
* L’Europe capitaliste et libérale est une des causes de la crise. En 2011, jamais depuis 1945 la croissance n’a été aussi faible alors que le chômage officiel dépasse 9% des actifs et augmente de mois en mois.
* La politique de déréglementation sociale du travail menée par les gouvernements Sarkozy s’est accélérée depuis 2009 et avec elle le démantèlement des services publics. Les réponses à la crise économique et sociale, si elles ne dépendent pas du seul cadre national, illustrent les choix de libéralisme « pur » du gouvernement, celui de la marchandisation de tout et de tous, de la soumission aux marchés.
- Dans les entreprises : droit de grève, code du travail, contrat de travail avec licenciements facilités, baisse du système d’indemnisation chômage, remises en cause des 35 heures, exonérations des cotisations sociales baisse de la taxe professionnelle, suppressions massives d’emplois partout...
- Contre nos droits sociaux et la fonction publique : assurance maladie, accès aux soins pour tous (franchises médicales, fermeture des hôpitaux), retraites en 2010 (41 annuités et départ à 65 ans)... remise en cause de tous les services publics à travers la RGPP, gel des salaires de la FP depuis 2010
- Contre les libertés : test ADN, fichage dès 3 ans, flicage accru des chômeurs, politique de l’immigration directement inspirées du FN (expulsions massives des sans-papiers, restriction d’accès à la nationalité française…) pénalisation des plus jeunes, répression contre les militants, mise sous tutelle des médias ...
* Les grands discours sur la régulation, la transparence, la coopération, ou la lutte contre les paradis fiscaux et maintenant la lutte contre le chômage ne sont que des postures pour se dispenser de mesures concrètes à l’encontre des financiers et préparer les élections de 2012.
Contre ces régressions, des luttes existent et il appartient à la Fédération SUD éducation et à ses syndicats de les renforcer et de travailler à leur convergence.

1-3 Les réponses des salariés et du mouvement syndical.

* En 2009 contre la politique du gouvernement
Une large dynamique unitaire a pu donner lieu à deux très grosses journées de mobilisations et de grèves le 29 janvier et le 19 mars 2009 sur le thème « nous ne voulons pas payer la crise ». Avec deux millions de salarié-e-s dans la rue, ces deux journées marquaient le retour de la contestation contre le pouvoir « sarkozyste », dont chacune des mesures était vécue comme une aggravation de la crise.
Mais la grève ne généralise pas car les luttes locales et sectorielles (Éducation-Recherche, Santé-Sociaux, Énergie, entreprises privées…) ne sont pas relayées par une volonté intersyndicale de convergence et encore moins de grève générale reconductible. L’axe majoritaire CGT-CFDT a pesé dans ce sens comme il marquera ensuite l’approche de la campagne de sensibilisation sur les retraites et plus encore la dynamique de lutte enclenchée à partir la grève du 7 septembre 2010 contre le projet Woerth-Sarkozy-Parisot.

* Le mouvement des retraites en 2010
Le mouvement interprofessionnel bien que mettant à plusieurs reprises en quelques semaines des centaines de milliers de personnes dans la rue n’a pas donné lieu à de grandes Assemblées Générales comme c’était encore le cas en 2003. A l’échelle nationale les processus d’appropriation de la grève par les grévistes ont été faibles. Les AG de grévistes n’ont pas été faciles à organiser, elles n’ont pas pu enclencher la grève reconductible à un niveau qui oblige davantage les directions syndicales comme cela avait été le cas en 2003.
Au niveau interprofessionnel, la CFDT a freiné toute extension de la grève, l’Unsa n’était pas pour, la Fsu s’est rangée derrière la direction confédérale CGT qui refusait l’affrontement et espérait une ouverture de Sarkozy. SOLIDAIRES se retrouvait seul porteur d’une volonté d’extension du mouvement avec une difficulté à reconduire les grèves là où nous avons des équipes syndicales.
Dans ce contexte, alors que les grèves reconductibles des raffineries et des ports faisaient vaciller le gouvernement, l’intersyndicale en-dehors de Solidaires, n’a pas cherché une véritable généralisation de la grève, se limitant à de fortes journées de mobilisation. FO est resté longtemps dans une position maximaliste de « chevalier blanc » sans se donner pour autant les moyens d’aller vers une grève reconductible.
Si les directions CGT - CFDT ont, comme en 2009, joué un rôle très négatif, plusieurs syndicats, fédérations, Unions départementales ou locales de la CGT se retrouvaient à l’animation dans les secteurs et territoires où la grève était reconduite.
Dans cette situation SOLIDAIRES a tenu une ligne plutôt juste, capable de fournir des éléments pour l’intervention des équipes militantes dans la grève. Là où la grève reconductible s’est organisée, elle n’a pas été soutenue et encore moins popularisée par les directions syndicales nationales et départementales. Peu de départements ont vu se mettre en place une intersyndicale interprofessionnelle réunie régulièrement pour aider au développement de la mobilisation dans les différents secteurs.
Tout ceci a pesé pour alimenter l’illusion qu’une grève des secteurs bloquant allait suffire en appui aux fortes journées de mobilisation et de grève et on a pu voir se développer une confiance dans le rythme imposé des manifestations… rythme malheureusement bien insuffisant à lui seul pour nous engager sur le chemin de la victoire. Et bien qu’il soit important que de telles manifestations rassemblant des millions de travailleurs et de travailleuses se soient tenues, la focalisation sur les démonstrations de rue aura pu, paradoxalement, occulter la nécessaire auto-organisation des luttes et de l’action gréviste.
Le mouvement social n’a pas réussi à bloquer la contre-réforme des retraites. En ce sens, le pouvoir a gagné.
Malgré cela, ce mouvement social a permis de tisser des liens interprofessionnels et intergénérationnels, a redonné un espace au syndicalisme interprofessionnel, à la lutte, à la grève, aux manifestations, aux décisions collectives à la base et aux actions de blocage. L’idée même de Grève générale a dépassé largement les rangs des militants de Solidaires, seule organisation à populariser ce mot d’ordre, ce qui a pu se matérialiser dans les deux appels unitaires de syndicalistes en faveur de la Grève générale, soutenus par l’Union syndicale Solidaires, appels qui ont rassemblé plusieurs centaines de signatures, toutes organisations confondues.
Nous ne pouvons qu’espérer et tout faire pour que cela puisse se retrouver et s’amplifier dans les combats futurs.
Le mouvement syndical, malgré des divergences, est resté uni et son action a été massivement soutenue par la population.
Ce mouvement a posé plus fondamentalement la question des alternatives.
Des points fondamentaux ont été installés dans le débat public, comme le partage de la richesse produite par le travail, la question des inégalités hommes-femmes, celle de la pénibilité du travail ou celle encore de la double peine que constitue le système des décotes qui touche la majorité des prétendants au départ en retraite. Au-delà même de la question des retraites s’est cristallisé un refus global des politiques néolibérales menées depuis 25 ans.
Dans notre secteur, bien que nombre de nos militants et adhérent-e-s aient participé aux actions, nous n’avons pas été en mesure non plus de développer la grève reconductible. Il faut ainsi reconnaître les faiblesses et les difficultés de Solidaires et de Sud Éducation à mobiliser massivement ; à nous de construire un outil syndical à la hauteur des enjeux que nous défendons.
*Reste que, durant la période écoulée, la stratégie des Confédérations et des grandes Fédérations de l’Éducation a été, à quelques nuances près, d’empêcher le “ tous ensemble ”. Elles portent même, notamment la plus importante d’entre elles, la CGT, une grande responsabilité dans l’échec de l’extension de la grève en 2008/2009 et mais aussi avec plus de nuances sectorielles en 2010.

II La situation dans l’Éducation

1.1 Les axes éducatifs de la politique Châtel – Pecresse
La loi Fillon, que nous analysions en 2009 comme « loi de régression scolaire dans le cadre des la politique néolibérale dominante », en est à sa phase d’aboutissement en 2011 : la construction d’un véritable projet d’éducation néolibérale : moins d’école dans une société dont le projet explicite n’est plus d’éduquer et de transmettre des savoirs mais de formater et de préparer une main d’œuvre adaptée au nouveau marché de l’emploi marqué par une précarisation accrue mais aussi à son sommet par un haut niveau de qualification. Ce ne sont plus des attaques contre lesquelles nous nous mobilisions ponctuellement, mais un modèle d’institution néolibérale de prise en charge des jeunes.

A / Le recul du rôle de socialisation et d’apprentissage de l’École
- l’âge de la scolarisation est repoussé le plus tard possible à la maternelle. En revanche, demande institutionnelle de repérer le plus tôt possible les individus à « risque » ne cesse de s’accroitre.
- La mise en place dès le début de la scolarisation d’une logique de gestion manageuriale et normalisée des élèves : évaluer- corriger- évaluer, au lieu de partir de l’acquisition des savoirs pour y retourner. Il s’agit de classer et trier le plus tôt possible : ce sont les évaluations à répétition en primaire, mais aussi le LPC dans le second degré.
- Par ce biais l’institution prône aussi l’élémentation des contenus d’enseignement, pour une transmission plus normée, plus rapide et plus mesurable. Le savoir transmis à chacun doit se résumer au socle commun, seuil minimum en-deçà duquel l’individu n’est plus scolarisable.
Le retour vers une acquisition et une construction des savoirs avec les élèves n’est plus la priorité.
- Individualiser les parcours et la responsabilité du devenir scolaire
Faire des jeunes des individus plutôt que des élèves appartenant à un groupe-classe. Ces individus, jeunes apprentis de la citoyenneté libérale, sont censément libres et égaux devant une institution avec laquelle ils peuvent passer des contrats individuels d’engagement disciplinaire, de « réussite éducative », etc. Ils sont susceptibles de recevoir une aide, voire un enseignement individualisé sur des compétences ponctuelles pointées par les protocoles d’évaluation, le parcours scolaire est suivi par le LPC et chacun est responsable de sa capacité à observer la loi et les règlements, capacité qui peut être évaluée par une note de « vie scolaire ».
Abandonner la pédagogie et les apprentissages liés au groupe-classe. Ainsi avec la reforme du lycée en est il des groupes de compétences en LV, les regroupements de filières que permet le tronc commun dès la 1ere et des nouvelles disciplines optionnelles.
Le groupe-classe devient une référence un peu obsolète et ringarde dont la taille peut varier à la hausse : si chacun travaille dans son coin pour soi, qu’importe qu’il y ait 20, 30 voir 40 élèves dans une salle, tant qu’y règne la « discipline ». C’est d’ailleurs sur cette capacité de « tenue de classe » qu’il est « formé » puis évalué et recruté.

B/ Maintien et aggravation du tri social.
Il s’agit surtout de revenir sur la scolarisation de fait de la quasi totalité de la classe d’âge jusqu’à 18 ans pour s’adapter aux nouveaux impératifs sociaux économiques (Cf. intro)

- Faire oublier l’idée de l’enseignement prioritaire. A l’idée rétrograde de donner plus à ceux qui « ont » moins, substituer des dispositifs de « tenue » sociale du type ECLAIR, ERS, etc. Là encore, le jeune n’est pas considéré comme déterminé par une catégorie sociale, mais comme une individualité « égale » à toutes les autres et son échec est donc lié à un manque de « talent », de volonté ou de docilité personnels.

- A l’école comme au collège, ce tri social s’opère par un dynamitage parfois discret des parcours des élèves en difficulté : destruction des Rased, carences chronique de remplaçants, horaires aménagés, classes relais, ateliers relais voire ERS pour les irréductibles, généralisation des dispositifs d’alternance dérogatoires au principe de scolarité jusqu’à 16 ans. Il s’agit d’en finir en catimini avec l’idée du collège unique et d’une scolarité pour tous jusqu’à 16ans ;

- Au lycée. Dans la voie générale, la reforme imposée de 2010 à 2012 ne rééquilibre en rien les filières mais semble conforter la prééminence de la S. La reforme ne permet pas une prise en charge des difficultés scolaires des élèves. Dans la voie technologique la complexité des nouveaux programmes risque de pousse beaucoup d’élèves hors du LGT ce qui est aussi une conséquence du bac pro en 3ans dans la voie professionnelle.
Ces mesures aboutissent en fait à exclure davantage de jeunes en difficultés du lycée et à laisse envisager pour les autres une sélection généralisée dans le supérieur dans le cadre de la LRU.

C / La structuration de l’école libérale

- Individualiser les établissements scolaires et les Écoles par une mise en concurrence de leurs projets, de leurs résultats et de leur conformité à la norme. Tout cela est rendu possible par la quantification et le classement généralisé des nouveaux procédés d’évaluation.

- Individualiser les établissements dans leur gestion, avec par exemple la mise en place du conseil pédagogique dans le second degré et d’1/3 des horaires globalisés laissé à l’autonomie des établissements dans les LGT et LP. Le cadre national, garantie d’équité s’évanouit.
Effacer et combattre le projet pédagogique progressiste d’école pour tous issu de la Libération et donc combattre les idées progressistes chez les enseignants. Se dessine aussi le profil d’un nouvel enseignant plus docile, plus flexible recruté et évalué par celui le plus à même de juger de son aptitude à « tenir » les élèves : le chef d’établissement.
Encore plus en 2011, nous devons impulser des mobilisations globales ; nous ne pouvons plus nous contenter de résister sur quelques points seulement dans notre champ professionnel et accompagner les résistances face à la souffrance au travail et les refuseurs. Cela implique aussi de donner une dimension interprofessionnelle à notre combat, ce sont les familles travailleurs qui sont les premières victimes de cette « école » nouvelle.

2-1 La politique contre les personnels
Cette École n’a plus vraiment besoin de personnels payés au niveau de leur qualification et bénéficiant des garanties de la F P. C’est avec les « économies « exigées par le dogme libéral l’explication des mesures qui frappent les personnels de l’éducation comme les autres fonctionnaires et salariés.

* Les suppressions de postes de titulaires atteindront à la rentrée 2012 environ 75 000 sur l’objectif 80 000. Ce non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite répond à un des objectifs de la RGPP que la droite veut poursuivre. Le PS n’entend pas vraiment les rétablir les postes.
Cela se traduit notamment par des sureffectifs, des remplacements non assurés, la suppression des rased et un recours accru à la précarité dans le supérieur, le secondaire et maintenant le primaire.
De ce point de vue l’accord sur la résorption de la précarité en 2011 qui ne concerne que qu’une minorité de personnel et les CDI ne peuvent être des réponses globales, nous continuons à exiger la titularisation et l’arrêt du recours à la précarité.

* La baisse du pouvoir d’achat. Les personnels de l’éducation ont perdu 20 % de pouvoir d’achat en 25 ans. Depuis 2010 vient s’ajouter le gel des salaires de la fonction publique et depuis 2012 avec le du projet évaluation-notation, une réduction de l’avancement pour l’essentiel des enseignants. L’avancement de début de carrière annoncée, année électorale oblige, laisse les salaires enseignants dans les moins élevés de l’OCDE mais fige les avancées au-delà là du 5me échelon.
* La remise en cause du statut de la fonction publique est à l’ordre du jour. Remplacement à l’interne, formation des stagiaires en plus de leur maximum des services devant élèves, projets Jolion ou Grosperin de recrutement plus ou moins local comme c’est déjà le cas pour les AED des vies scolaire… Le dispositif ECLAIR subsume l’ensemble des attaques avec sa hiérarchie intermédiaire nommée par le chef d’établissement (préfet des études), le recrutement local avec lettres de missions, l’invitation des titulaires en poste à muter en cas de désaccord avec le projet de l’établissement.
C’est bien le projet de métiers de l’enseignement précarisés, flexibles, annualisés comme les autres catégories de personnels de l’éducation qu’il faut se préparer à combattre en passant aussi à l’offensive pour l’amélioration du statut et des salaires et des conditions de travail de tous.

Les Agents comme laboratoire de la décentralisation.
SUD Éducation a toujours combattu la décentralisation ; à l’heure du bilan sud avait raison : plus de hiérarchie, moins de mutations mais plus de flexibilité et un gain financier qui reste à prouver.
Nous avons constaté de nombreuses victoires locales dans le cadre de luttes inter-catégorielles. Aussi Sud Éducation défendra, sur des valeurs communes, les agents aux côtés de Sud CT.

Afin que les agents puissent se défendre et militer, il faut :
 se présenter aux élections partout où c’est nécessaire,
 se présenter avec SUD CT quand c’est possible ; et, dans ce cas, reconnaître la double syndicalisation, organiser des commissions rassemblant des adhérents des deux syndicats et partager les décharges.
 que cette position soit portée par la fédération SUD Éducation dans ses rencontres avec SUD CT.
La déstructuration du service public d’éducation s’accompagne de la diversification des conditions, de recrutement des différents personnels et des employeurs. La décentralisation des personnels, la multiplication des employeurs, la diversité des conditions d’embauche et le développement de la précarité préparent la privatisation des services dans le secteur de l’éducation, en parallèle de ce qui se passe dans les autres services publics, pour certains déjà livrés à la concurrence marchande.

1.2 Les luttes et la mobilisation des salariés dans l’Éducation.

- En 2008/09 les enseignants se sont massivement mobilisés sur les journées interprofessionnelles. Cependant le poids de l’échec de 2003 pesait encore trop lourd pour que l’Education s’engage dans une grève reconductible. Pourtant La grève du 29 janvier a favorisé le démarrage des grèves dans les universités contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs et contre la réforme des concours de recrutement des enseignants. Malgré une mobilisation de plusieurs mois dans les universités, ce mouvement ne s’est pas élargi et s’est, soldé par un échec revendicatif.
La division du syndicalisme majoritaire entre son syndicat du supérieur mobilisé contre les 2 projets et les syndicats du 1er et surtout du second degré favorables à la mastérisation du recrutement ont lourdement pesé sur l’absence d’extension dans l’Éducation ; la seule journée de grève unitaire initiée par la coordination des universités ayant été transformée sous l’influence de la direction nationale du Snesup/FSU en un mercredi de manifestation sans grève.

- En 2010 lors du mouvement contre le projet de loi sur les retraites, malgré une véritable carence dans la reconduction très limitée dans notre secteur, des personnels se sont engagés en participant massivement aux journées d’action et aux manifestations. Il est vrai que le pro