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Publié : 9 septembre 2014
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Nouvelles du mardi 9 septembre 2014

Les Nouvelles Du Mardi

9 SEPTEMBRE 2014

 

Une
ministre qui ne viendra pas ?

Annoncée
en visite à Martin Nadaud, la nouvelle ministre de l’Education
nationale n’est finalement pas venu
e.
On le regrette. Nous aurions pu lui demander de confirmer son soutien
aux collègues qui ont été mises en cause par la JRE à Joué, et
lui poser quelques questions relatives
à
la politique d’égalité des droits fille/garçon.

 

Affectations,
formation, modalités de validation… Des conditions de rentrée
scandaleuses pour les professeur-e-s stagiaires !

La
rentrée des professeur-e-s stagiaires ne se passe pas dans de bonnes
conditions. Cette situation scandaleuse met en lumière
l’inadaptation du processus de formation, de recrutement et de
titularisation des professeur-e-s. La fédération SUD éducation
revendique une remise à plat complète du dispositif. Dans
l’immédiat, pour faire face aux situations subies par les
stagiaires 2014/2015, le représentant de SUD éducation à la
Commission Administrative Paritaire Nationale a sollicité une
audience ministérielle et nous invitons les stagiaires à se réunir
en assemblée générale pour décider collectivement des
revendications et des actions à mener. Nous sommes disponibles pour
mettre nos outils syndicaux à la disposition des stagiaires
mobilisé-e-s.
voir
notre communiqué

 

Financement
du périscolaire (et ambitions éducatives de la FCPE...)


Le
président de la FCPE s’indigne que certaines villes fassent payer
les familles (il n’a pas tort) et rappelle qu’il est favorable à des
activités peu onéreuses comme les jeux de société ou les jeux de
cartes (hum, pas sûr qu’il ait raison !). « Ne mentons pas aux
parents, dit-il : le périscolaire ne coûte pas forcément cher.
Pour 25.000 euros, il est tout à fait possible de financer de bonnes
choses."
source.
Certes,
mais encore faut-il avoir ces 25.000 € ..., ce qui n’est pas
forcément simple, comme le montre l’exemple de Bilieu (Isère),
comme
on le voit là.
Il
s’agit en effet précisément de la somme que les élus de Bilieu
sont parvenus à réunir en réduisant leurs indemnités et en
supprimant un poste d’adjoint pour financer les activités
périscolaires de leur commune ( 1 320 habitants / 193 élèves)
alors que l’État ne leur donnait que 10 000 €. Il est vrai
toutefois que les activités proposées à Bilieu (danse, yoga,
lecture, aviron...) ne sont pas du tout celles envisagées par le
patron de la FCPE...

Quoi
qu’il en soit, les difficultés de financement sont bien réelles
dans certaines villes. Ainsi,
nous
dit Le Monde
,
sur près de 3000 villes concernées par le décret Hamon
assouplissant les dispositions du décret Peillon, "une centaine
[de villages] a profité du décret [Hamon] alors qu’ils avaient déjà
appliqué la réforme des rythmes dès la rentrée 2013, témoignant
de leur difficulté à la mettre en place." Considérer ici que
les dispositions relatives aux rythmes scolaires constituent une
"rupture de l’égalité territoriale", peut-être pas
tout à fait infondé... Ou si peu...

Bref,
s’applique pleinement la territorialisation de l’éducation.

 

L’école,
entreprise dont le rôle est de fournir des « produits élèves »
aux patrons

Dans
un article intitulé "Quand Gattaz fait la leçon aux profs",

consacré
aux « Entretiens enseignants-entreprises », organisés depuis dix ans
par l’Institut de l’entreprise, un think-tank patronal, pour
« favoriser le dialogue direct entre le monde enseignant et le monde
de l’entreprise », l’Huma insiste sur le mélange des genres entre
école et entreprise et ses effets dévastateurs dans l’éducation
nationale. Le quotidien rapporte ainsi par exemple que "
Jean-Pierre Cabourdin, recteur de l’académie de Reims, [...]
multiplie les opérations pour enseigner «  l’esprit
d’entreprendre ». Outre l’obligation pour certains élèves de
faire un projet de «  mini-entreprises », son académie dit aussi
agir sur les cadres et les enseignants, citant notamment un programme
Boss-chef d’établissement pour rapprocher les proviseurs et
principaux des besoins du bassin d’emploi. Le problème,
annonce-t-il le plus sérieusement du monde, « c’est qu’il nous
faut 18 mois de travail en back-office pour sortir un produit élève
prêt à aller dans une entreprise ».
Les
« produits élèves » apprécieront."
A
lire sur le Mammouth
déchaîné.