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Par : D.R.
Publié : 7 septembre 2014
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Réacs

* Temps de travail des enseignants : le PS va remettre ça ?

Discrètement mais...

Jack Lang fait savoir qu’il est choqué par "la durée abusive des grandes vacances" (des enseignants et des élèves). On se demande bien alors pourquoi il n’a jamais rien trouvé à redire au "temps de travail des députés" de l’hémicycle qui, selon le Nouvel Obs, ont eu seulement en moyenne 27,3 semaines d’activité pour l’année 2013-2014 (ce qui est nettement inférieur aux 36 semaines pratiquées dans les écoles...) ! source


* Quand Goasguen retourne à l’école

Claude Goasguen est allé visiter le lycée catho ultra Gerson (dont les dirigeants sont proches de La Manif Pour Tous) pour apporter tout son soutien à "ce prestigieux établissement qui va du primaire au lycée et dont la gestion et les résultats, dit-il, sont exemplaires" (source : son blog).

Ce fut l’occasion pour cet ancien inspecteur général de l’Éducation nationale (venu autrefois de l’extrême droite et maintenant proche de LMPT, organisation dont il s’enorgueillit d’avoir été "le seul Député–Maire parisien à conduire l’ensemble des manifestations, toutes sans exception », voir toujours le blog ) non seulement de se faire abondamment photographier, mais encore de se livrer à un petit exercice de rédaction et d’orthographe sur son blog...
http://claudegoasguen.fr/2014/09/04/rencontre-avec-les-eleves-et-parents-deleves-de-gerson/

"Nous nous félicitons, écrit Goasguen, que la décision du Préfet d’Île-de-France est permis (sic) d’annuler la délibération du Conseil Régionale (resic) d’Île-de-France qui voulait suspendre les subventions de fonctionnement de l’établissement."

Mais aussi :

Goasguen visite Gerson

Que voulez-vous le niveau baisse...

*Cris d’orfraie contre NVB : Coffinier ne veut pas se faire doubler par ses copines...


Quelque peu contrariée par la nomination de Najat Vallaud-Belkacem à l’Éducation Nationale, et ne voulant pas être en reste par rapport à Ludovine de La Rochère (dirigeante de LMPT) et Farida Belghoul (JRE / FAPEC), Anne Coffinier (sainte patronne de La Fondation Pour l’École) est gagnée par la contagion outrancière des autres égéries "anti-gender" : "Cette nomination porte en tout cas le coup de grâce à l’Éducation nationale", dit-elle avant de s’en prendre aux syndicats dont la ministre ne serait que la "marionnette". Et de se féliciter de l’espérance suscitée par la création d’écoles privées hors contrat : "Force est de constater qu’il n’y a plus rien à attendre de l’Éducation nationale. Il n’y a donc pas de raison d’immoler plus longtemps nos enfants sur cet autel"...
"Si le navire de l’Éducation nationale s’obstine à foncer dans les icebergs, il n’est point d’autre solution que de mettre à l’eau de multiples nefs. Les enfants d’abord !"


Certes, dans le combat qu’elle livre, Coffinier ne se déclare pas, comme Belghoul, prête à mourir et son discours est un peu moins halluciné, mais les deux font quand même bien la paire...

Et plus c’est gros, plus ça passe : la faschosphère a créé un bel hoax suite à la nomination de NVB. C’est là, une fausse lettre dans laquelle la ministre imposerait l’arabe dans les TAP.


* Financement du périscolaire (et ambitions éducatives de la FCPE...)

Le président de la FCPE s’indigne que certaines villes fassent payer les familles (il n’a pas tort) et rappelle qu’il est favorable à des activités peu onéreuses comme les jeux de société ou les jeux de cartes (hum, pas sûr qu’il ait raison !).
« Ne mentons pas aux parents, dit-il : le périscolaire ne coûte pas forcément cher. Pour 25.000 euros, il est tout à fait possible de financer de bonnes choses."
source

Certes, mais encore faut-il avoir ces 25.000 € ..., ce qui n’est pas forcément simple, comme le montre l’exemple de Bilieu (Isère), comme on le voit là. Il s’agit en effet précisément de la somme que les élus de Bilieu sont parvenus à réunir en réduisant leurs indemnités et en supprimant un poste d’adjoint pour financer les activités périscolaires de leur commune ( 1 320 habitants / 193 élèves) alors que l’État ne leur donnait que 10 000 €.
Il est vrai toutefois que les activités proposées à Bilieu (danse, yoga, lecture, aviron...)
ne sont pas du tout celles envisagées par le patron de la FCPE...

Quoi qu’il en soit, les difficultés de financement sont bien réelles dans certaines villes. Ainsi,
nous dit Le Monde, sur près de 3000 villes concernées par le décret Hamon assouplissant les dispositions du décret Peillon, "une centaine [de villages] a profité du décret [Hamon] alors qu’ils avaient déjà appliqué la réforme des rythmes dès la rentrée 2013, témoignant de leur difficulté à la mettre en place."

Considérer ici que les dispositions relatives aux rythmes scolaires constituent une "rupture de l’égalité territoriale", comme le fait remarquer Francis Daspe, président de la commission Education du PG, n’est peut-être pas tout à fait infondé...

Ou si peu...

Voir en ligne : http://www.le-mammouth-dechaine.fr/...