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Publié : 2 septembre 2014
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Nouvelles du mardi - 2/09/2014

Les Nouvelles Du Mardi

2 SEPTEMBRE 2014

 

Retour des nouvelles du mardi pour vous accompagner, informer cette année encore.

Bonne rentrée à tous.

Idées nauséabondes sur l’Ecole : cela continue dans le 37.

La Faschosphère s’implante tous les jours un peu plus, y compris dans le 37. On annonce l’implantation prochaine d’une section du collectif Racine (enseignants « Bleus - Marine ») dans notre département comme aussi dans le Cher.

SUD éducation continuera de dénoncer la diffusion de ces idées les plus réactionnaires et faussement républicaines qui progressent dans le corps enseignant en proie à de multiples doutes. Les tentations identitaires, qui voguent sur la mode du « déclin » (de l’Ecole, de la civilisation... et autres billevesées) et prônent le retour au « bon vieux temps », ne répondent à aucun argument intellectuel, aucune préoccupation réelle face aux défis de l’Education et n’apportent aucune solution capable d’améliorer le quotidien de l’Ecole.

Par ailleurs, la cabale montée dans notre département l’année dernière par les JRE a montré la capacité de nuisance et la bêtise des tenants de l’idéologie réactionnaire. Nous ne pouvons nous satisfaire de la réaction, de la rapidité et hauteur de la réponse des services de l’Education nationale, dont les plaintes à ce jour sont classées sans suite.

Quelle efficacité ! Les collègues concernés se retrouvent aujourd’hui bien seuls.

 

Celle qui a stoppé les ABCD de l’égalité nommée Ministre de l’Éducation, une rentrée aux rythmes de l’austérité

Nous ne regretterons ni Peillon, ni Hamon. Et la nomination de Najat Vallaud-Belkacem comme Ministre de l’Éducation Nationale ne donne pas un bon signe  : c’est elle, en tant que Ministre du droit des femmes (!), qui a renoncé aux ABCD de l’égalité pour répondre à l’agitation réactionnaire suscitée par ce dispositif promouvant l’égalité des sexes.
Plus généralement, le changement de gouvernement ne changera rien sur le fond, la condition pour faire partie du nouveau gouvernement étant d’être totalement en phase avec la ligne libérale du duo Valls/Hollande. D’ailleurs, Pierre Gattaz, le Président du MEDEF, s’est dit très satisfait du remaniement et affirme que « C’est une bonne décision  »…
La Valls Hollandaise se danse sur un rythme particulier : 3 pas en arrière pour le plus grand nombre, 2 pas en avant pour les plus riches. L’austérité est bien illustrée par le « pacte de responsabilité » : moins 50 milliards de dépenses publiques (services publics, collectivités, sécurité sociale) et un cadeau supplémentaire de 30 milliards au patronat. Antisociaux et économiquement contreproductifs, les effets bluesy de cette politique se sont encore manifestés cet été. Alors que la courbe du chômage refuse opiniâtrement d’opérer un demi-flip et que la sacrosainte croissance fait un moon-walk, les dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises ont fait un saut de chat de 30% au second trimestre. Affirmer que cette politique ne « marche » pas c’est se tromper de musique ; elle a l’effet recherché : un transfert de toujours plus de richesses vers les plus riches.

 

Comment les maires empêchent les enfants roms d’aller à l’école.

Selon une étude du European Roma Rights Centre (Errc) , 60 % des enfants de ces familles vivant déjà en marge de toute socialisation le sont par des manœuvres délibérées des maires. « Certaines municipalités font tout pour décourager les parents de scolariser leurs enfants », indique l’avocate Julie Launois. « les maires emploient des moyens détournés pour laisser les Roms hors de l’école, sans trop enfreindre la loi », poursuit l’avocate. « Certains affectent les enfants à l’école la plus éloignée du terrain où ils habitent, en espérant qu’ils ne s’y rendent pas. D’autres opèrent un refus d’inscription à la cantine », poursuit-elle. « Le plus souvent, les municipalités récalcitrantes inscrivent les enfants Roms à la cantine au tarif extérieur, complète-t-elle. Obliger les parents à s’acquitter de cinq ou sept euros par repas revient de facto à pousser ces enfants à la déscolarisation. » L’éducation nationale ne nomme pas d’instituteur supplémentaire en cas d’implantation d’un camp de Roms, même si le nombre d’élèves augmente de fait. [Lire la suite sur L’Humanité.fr->http://www.humanite.fr/la-descolari...]