local : MAISON DES SYNDICATS
18 rue de l'Oiselet   -   La Camusière
37550    Saint Avertin
local :  02.47.85.11.15
portable : 07 81 55 42 14

 courriel : sudeduc37@gmail.com

Par : D.R.
Publié : 9 juillet 2014
Format PDF Enregistrer au format PDF

Egalité

Egalité

*Hamon "favorable" à une initiation à l’informatique en primaire

Une bonne (?) intention qui cache un (petit) cadeau aux collectivités territoriales ?
Cette initiation à l’informatique pourrait être laissée à la charge des collectivités locales dans le cadre de la réforme des rythmes...source


* Que feriez-vous avec 46 milliards d’euros à dépenser ?

C’est la question que pose l’Observatoire des inégalités :
Le gouvernement a décidé de baisser les cotisations des entreprises et les impôts des ménages pour un montant de 46 milliards d’euros par an à partir de 2017.

Cette somme aurait pu permettre de moderniser l’action publique : créer des places de crèche, des commissariats de quartier, des logements sociaux, ou encore par exemple un minimum social pour les jeunes. Avec un impact considérable dans la population.


L’Observatoire des inégalités lance son évaluateur des dépenses publiques qui permet à chaque citoyen d’évaluer le coût de mesures essentielles pour notre pays.


 


* Ecole à domicile, niches fiscales et petits arrangements entre amis...

Pour qui sait s’y prendre, l’enseignement à domicile peut donner lieu à de confortables déductions fiscales, à condition de recourir à un salarié : en effet, nous explique Le Monde, "cet avantage fiscal équivaut à 50 % des dépenses dans la limite de 12 000 euros plus 1 500 euros par enfant à charge avec un plafond de 15 000 euros. Ce seuil est porté à 18 000 euros lorsque vous devenez employeur pour la première fois." (source)

En somme, le système n’est pas forcément plus cher (pour les finances des parents) que certaines écoles privées... Des niches fiscales que Belghoul et ses affidés pourraient bien être tentés de mettre à profit à la rentrée prochaine, puisque l’on sait maintenant que son organisation JRE rebaptisée FAPEC cherche à promouvoir aussi bien des écoles hors contrat que la solution de "l’école à la maison"...


* La FAPEC, cheval de Troie de l’école hors contrat

C’est avec le gratin de l’extrême droite catho intégriste (à qui elle fait maintenant de la lèche en toutes occasions) que Farida Belghoul a organisé les premières assises de sa FAPEC, Fédération autonome de Parents d’Elèves Courageux : il faut "sauver la France, dit-elle, et restaurer cette france chrétienne dont nous avons besoin".

Pour cela, elle a en effet mis en place la FAPEC, "une fédération qui pourra prendre en charge... les problèmes qui (selon elle) se posent aux parents au sein de l’école". (Sur la création de la FAPEC, voir ce que le
Mammouth disait ici)

Et Alain Escada, qui dirige
l’institut intégriste Civitas, de préciser le but de l’opération : "ce qui est intéressant dans la démarche qui est proposée, ... c’est, à travers la fédération autonome de parents que veut mettre en place Farida Belghoul, d’avoir l’ambition d’encourager de plus en plus de parents à choisir soit l’instruction à domicile soit les écoles hors contrat."
Au moins, les choses sont dites clairement : cette fédération est conçue comme devant être dans les écoles publiques le cheval de Troie des écoles hors contrat !

Si la grande prêtresse de ces écoles, Anne Coffinier, n’avait pas fait le déplacement, (Sur la proximité de Coffinier avec les idées de Belghoul, voir :
http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/files/11c62586eef5b49e6f1642c59a3fc7cc-1012.html et http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/files/2f3fc1ddff0b88785664c91c084a2b09-1013.html) , en revanche , Rémy Daillet, qui entretient avec Coffinier, dit-il, des échanges épistolaires "d’une belle dimension"(voir ici) et qui tente de fédérer des partisans de l’instruction à domicile à travers son site "l’école à la maison", a pris quant à lui une part active à ces assises. Rien d’étonnant à cela : ce catho intégriste père de sept enfants qui se veut modéré et centriste (il a milité un temps au MODEM) ne pouvait qu’être séduit par le slogan de Belghoul, "vaincre ou mourir", puisqu’au plus fort des manifestations de La Manif pour Tous, il déclarait enthousiaste dans la presse d’extrême droite :
"S’ il faut mourir sous les coups d’ une matraque, je serai le premier[...] Investissons l’ Élysée par milliers !"
http://www.midiassurancesconseils.com/Lepilori2013-04.htm


*Les néo-fascistes italiens veulent interdire des livres dans les écoles

Les néo-fascistes italiens copient sur la mouvance Belghoul, Bourges, La Rochère en voulant interdire des livres dans les écoles selon actualitte.com
Le phénomène pourrait d’ailleurs prendre de l’ampleur... si les pays européens décidaient de suivre l’exemple des USA où, selon la même source
(lien), "le nombre de censures observées a considérablement augmenté au sein des établissements scolaires. Sont particulièrement visés les ouvrages traitant de la sexualité ou des ethnies, mais, en règle générale, tout ouvrage faisait apparaître, ou rédigé par un membre d’une minorité a des chances de rapidement disparaître."

"Globalement, les raisons invoquées pour bannir les livres tiennent à
un conservatisme à tout crin, et à une volonté de protéger des traditions : Le Premier qui pleure a perdu, The Absolutely True Diary of a Part-Time Indian en VO, a été qualifié d’« anti-chrétien », tandis qu’une mère a dénoncé le caractère pornographique du Journal d’Anne Frank"...

Protéger les enfants en leur interdisant de lire est une idée assez naturelle dans les milieux conservateurs, en particulier dans les milieux religieux conservateurs où l’on considère par exemple qu’un seul paragraphe sur 230 pages doit permettre de censurer un livre pour son contenu sexuel : ils reprochent ainsi cette phrase odieuse au roman Le Premier qui pleure a perdu / The Absolutely True Diary of a Part-Time Indian :

« Si Dieu ne voulait pas que nous ne nous masturbions, eh bien, Dieu ne nous aurait pas donné de pouce. »


Que font donc Belghoul, Bourges et La Rochère pour qu’un tel livre ne soit pas déjà interdit dans nos bibliothèques publiques ?
On se le demande...

Voir en ligne : http://www.le-mammouth-dechaine.fr/...