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Publié : 1er juillet 2010
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Les compétences ou l’école à l’heure de sa soumission à la logique marchande

Les compétences ou l’école à l’heure de sa soumission à la logique marchande

Compétences, évaluation, innovation… l’école est confrontée à une inflation de termes qui sont autant de normes visant à imposer un nouveau cadre idéologique – celui de la « nouvelle culture du capitalisme ». En fait la réduction des apprentissages intellectuels et de l’acquisition de connaissances à des compétences doit être mise en relation avec une sorte de grande transformation de l’école destinée à adapter cette dernière au nouvel ordre économique global où règnent sans partage la concurrence, la compétition et la performance à l’échelle du marché planétaire. Et l’accélération récente dans la mise en place de ce cadre nouveau, qui prend l’apparence d’une véritable restructuration et que l’on peut résumer rapidement par le passage de l’idéologie républicaine à l’ère du management, a sans doute beaucoup à voir avec la crise économique actuelle et la nécessité pour le gouvernement de réduire les déficits à tout prix, y compris si cela devait provoquer un délabrement dramatique de l’école publique. Une telle réduction « instrumentale » n’aura pas seulement pour conséquence une baisse qualitative de l’école publique, tant il est vrai qu’elle sape également les bases humanistes de l’éducation.

L’école à l’école de l’ignorance

Le recentrage autour de la notion de compétence ne peut être autre chose qu’une forme de rationalisation de l’éducation, une réduction des apprentissages à un ensemble de procédures, de techniques et de savoir-faire laissant apparaître des connaissances en pièces détachées, une pensée en miettes. Le socle commun, le B2i ou l’accompagnement personnalisé tel qu’il s