local : MAISON DES SYNDICATS
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Publié : 21 février 2012
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Fiche harcèlement moral individuel

Sachez repérer les signes !

Peut-être qu’aujourd’hui votre chef vous a retiré une fonction ou une tâche (exemple : prof principal, changement de bureau…), soit qu’elle vous était habituellement attribuée, soit qu’elle vous avait été promise.

Votre supérieur vous a tendu un piège, reproché une faute ou humilié en public.

Vous avez repéré un changement d’attitude de vos collègues qui semblent gênés en votre présence et vous évitent.
Il s’agit peut-être d’un début de harcèlement. N’attendez pas qu’il soit trop tard : c’est dès le début qu’il faut réagir !

Le harcèlement, c’est quoi ?

Il s’agit d’agissements :
"-" répétés, le plus souvent ;
"-" ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail ;
"-" susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique et mentale ou de compromettre son avenir professionnel (L.1152-1 Code du travail).

Attention : le harcèlement peut venir de n’importe quel niveau : d’un supérieur, d’un collègue.

Réagissez tout de suite !

Tenez immédiatement un cahier personnel dans lequel vous indiquerez le jour, l’heure, la situation, les noms de toutes les personnes présentes et faites les signer le plus tôt possible.
N’omettez aucun détail, y compris le plus anodin !

Exemples :
"-" vous vous faites « charrier » par un supérieur qui fait rire vos collègues à vos dépens ;
"-" certaines informations ont été communiquées à vos collègues mais pas à vous ;
"-" on ne vous a pas invité à une réunion…

Donnez copie de ce cahier à un représentant syndical (interne ou externe) et reportez les faits les plus flagrants (propos outrageants et/ou violents tenus devant témoins, par exemple) sur le registre de santé et sécurité au travail.

Ne restez pas seul : le harcèlement se traduit par un sentiment de culpabilité… de la victime ! Allez voir un syndicat le plus tôt possible, cherchez des alliés dans votre entourage, allez vers les autres même s’ils sont gênés.

N’oubliez pas que vous pouvez invoquer :

le droit d’alerte préalable au droit de retrait (Loi nº 82-1097 du 23 décembre 1982) , défini par les articles 5-6 à 5-9 du décret nº 82-453 du 28 mai 1982) face à une situation de danger grave et imminent. Ce danger grave et imminent peut avoir une cause matérielle mais aussi immatérielle telle une ambiance de travail.

Les erreurs à ne pas commettre

"-" Croire que l’affaire s’éteindra d’elle-même.

Pensez-vous qu’il vaut mieux ne pas en parler pour ne pas aggraver les choses ? Ne courez pas le risque ! Trop de personnes n’agissent que lorsque les faits sont avancés au point qu’ils multiplient les congés maladie, sont victimes d’insomnies, de stress, ne parviennent plus à communiquer avec leurs collègues, leurs amis et leur famille, deviennent agressifs ou retournent leur agressivité contre eux-mêmes.

"-" Vouloir régler l’affaire par ses propres moyens.

Attention : il est peu probable qu’un simple entretien ramène le harceleur, le plus souvent un supérieur hiérarchique, à la raison ! Dans un premier temps, vous pouvez choisir de le rencontrer pour une explication franche en face à face mais jamais seul : rien ne l’empêcherait sinon de nier vous avoir insulté, engueulé, humilié, tenu des propos violents et dégradants.

Vous risquez alors de vouloir vous mesurer à lui, recourir aux moyens à votre disposition qui ne sont pas les mêmes que ceux dont dispose un supérieur hiérarchique, glisser sous le coup de la colère vers les propos outrageants, l’insulte voire la violence.

Tous ces faits seraient retenus contre vous et feraient les délices de votre adversaire.

Faites-vous accompagner et défendre

N’hésitez pas à impliquer un syndicat dès le début. Il vous faut des alliés, qui pourront vous aider à vous défendre. Demandez, à votre chef de service, par lettre, votre visite médicale de prévention en urgence accompagnée d’un certificat médical de votre médecin traitant faisant le lien entre votre souffrance et vos conditions de travail. Puis rédigez un courrier que vous remettrez au médecin de prévention dans lequel vous rapporterez les faits, et uniquement les faits, dont vous avez été victime. Lors de cette visite, faites-vous accompagner d’un délégué (élu) ca