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Publié : 5 décembre 2007
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Comment fonctionne la hiérarchie ?

1°) L’administration prend des libertés avec les textes réglementaires soit l’interprétation, leur imprécision voire leur non-application, selon que cela l’arrange ou non. Elle joue de l’ignorance fréquente des personnels en la matière et de leur inclination à croire la parole de l’autorité. Au pays de l’autoritarisme tout est permis !

2°) L’administration reconnaît la primauté de l’écrit sur l’oral, bien qu’elle donne la plupart du temps ses ordres par oral.

3°) L’administration fait durer en longueur avant l’adoption d’une solution, ce qui permet d’épuiser l’énergie de la contestation.

4°) L’administration couvre systématiquement les chefs hiérarchiques inférieurs. Un éventuel désaveu (souvent par promotion) relève de l’exception. De même, l’administration étouffe tout problème et fait silence sur tous ses dysfonctionnements, c’est surtout « pas de vagues ».

5°) L’administration fait tout son possible pour diviser systématiquement le personnel :
"-" par l’individualisation des relations jusqu’au paternalisme ou la culpabilisation des personnels
"-" la distribution de faveurs (emploi du temps favorable, professeur principal, heures supplémentaires, primes pour les Atoss…) et bientôt « la paye au mérite »
"-" les tentatives pour casser l’action collective en montant les personnels entre eux

6°) L’administration rejette ses propres responsabilités en invoquant :
"-" l’intérêt du service qui devient une notion extensible à l’infini
"-" l’intérêt des élèves défini par la seule hiérarchie
"-" un supérieur hiérarchique qui a pris la décision
"-" un subordonné présenté comme un obstacle, un incompétent ou une source de problèmes
"-" l’épouvantail des parents : « les parents pensent que… » est une formule qui peut masquer l’opinion d’un seul parent
"-" le fameux devoir de réserve qui est censé interdire à tout fonctionnaire de s’exprimer alors qu’il ne s’applique qu’aux fonctionnaires d’autorité (recteur, inspecteurs, chefs d’établissement…)

7°) L’administration exerce une surveillance étroite du personnel de plusieurs manières :
"-" la ponctualité et l’assiduité qui sont facilement vérifiables mais souvent prétexte à interprétation : combien de retards reprochés injustement ou d’absences à des stages refusés sous divers motifs….
"-" la discipline dans les classes : notion plus que subjective
"-" les tâches mal faites ou pas dans les temps
"-" les propos tenus dans l’établissement ou en dehors et ensuite reprochés
"-" la délation par certains collègues par peur ou espoir d’un bénéfice
"-" les propos des parents ou des élèves qui sont amplifiés ou déformés pour ternir la réputation d’un collègue
"-" la hiérarchie augmente le nombre de « petits chefs » pour mieux contrôler son personnel, comme par exemple : création des EPEP dans le primaire ou des conseils pédagogiques dans le secondaire, multiplication des grades (agent chef, maître ouvrier…), expérimentation de la lettre de mission pour les professeurs principaux en Alsace….

Cette surveillance finit dans le dossier du fonctionnaire et est ressortie en cas de besoin par l’administration.

8°) L’administration utilise différentes techniques en cas de conflits :
"-" l’isolement du réfractaire : la provocation, l’obstruction, l’incitation à commettre une faute sont autant de moyens employés pour le neutraliser
"-" la volonté de psychiatriser ou médicaliser le conflit afin de rejeter la faute sur le subordonné
"-" le recours systématique à l’inspection.

Voir en ligne : http://www.sudeducation.org/Comment...