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Publié : 18 juin 2014
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(NR) : Rythmes scolaires : " La loi est la loi "

Source : Pascal Denis in la NR du 17.06

Rythmes scolaires : " La loi est la loi

Malgré l’avis défavorable du comité départemental de l’Éducation nationale, le directeur académique a arrêté hier les horaires des activités périscolaires dans les 232 écoles d’Indre-et-Loire.
Il fallait s’y attendre : la réunion du Comité départemental de l’Éducation nationale (CDEN) a joué les prolongations hier à l’Hôtel du département, à Tours. Pendant près de deux heures et demie, la réforme des rythmes scolaires a largement animé les débats et suscité de multiples prises de parole.

Sans surprise, plusieurs représentants syndicaux sont montés au créneau pour dénoncer une réforme qui va, selon eux, « à l’encontre de l’intérêt de l’enfant » et donc de son ambition initiale. « La concertation n’a pas été à la hauteur des enjeux », a regretté en substance, Paul Agard, le porte-parole de la FSU-SnuIPP. « Cette réforme va dans le sens de la territorialisation. Elle crée des inégalités scolaires entre les communes », a accusé Yvan Moquette, du Snudi-FO.
Plusieurs élus locaux sont venus abonder ces critiques et contester une « réforme au rabais » imposée par l’État à la hussarde sur le dos des communes. « Nous avons tous envie de bien faire, mais nous n’avons pas tous les mêmes ressources », a rappelé Catherine Côme, le maire de Louestault (300 habitants). Conseillère générale de Saint-Pierre-des-Corps, Martine Belnoue lui a emboîté le pas en soulignant le coût de la réforme pour sa ville (420.000 €). De son côté, Patrick Michaud (Veigné) s’est fait l’avocat des communes du Val de l’Indre et de nombreux maires réfractaires en demandant un moratoire pour les cas les plus problématiques.
A l’heure du vote, ces oppositions à la réforme ont rallié une nette majorité : dix voix contre, six pour et six abstentions. Malgré tout, cet avis consultatif n’a pas fait dévier le directeur académique de sa décision. « Je comprends les difficultés financières que peuvent rencontrer les communes mais la question du report ne se pose pas. La loi est la loi. Il est temps d’informer les parents et les enseignants pour la rentrée », a insisté Antoine Destrés en annonçant qu’il avait entériné les temps d’activités périscolaires (TAP) dans les 232 écoles du département.
Malgré tout, le directeur académique a tenu à rappeler que la concertation restait de mise pour accompagner les communes dans la mise en œuvre de la réforme. « On va continuer à travailler. Le dialogue se poursuit. S’il faut faire évoluer les choses, on le fera », a promis Antoine Destrés, fidèle à sa méthode.

à savoir

> 80 communes du département ont demandé une dérogation pour introduire des journées de classe supérieures à 5 h 30 et alterner ainsi deux jours longs et deux jours courts réservés aux activités périscolaires.
> 18 communes appliqueront le décret Hamon qui permet de regrouper ces activités scolaires sur une seule demi-journée. Seuls 3 % des élèves du département seront concernés par cette formule, essentiellement en milieu rural. Cinq communes ont dû y renoncer faute de consensus entre élus et conseil d’école : Chinon, Louans, Charnizay/Saint-Flovier, Ballan-Miré.
> Dès aujourd’hui, les parents d’élèves pourront connaître les rythmes qui seront appliqués dans les élèves de leurs enfants en écrivant un mail à rythmes37@ac-orleans-tours.fr. A partir du 23 juin, tous les horaires seront consultables.

Pascal Denis