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Publié : 30 septembre 2014
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LES NOUVELLES DU MARDI - 30 septembre 2014

Les Nouvelles Du Mardi

30 SEPTEMBRE 2014

 

L’IA annonce une concertation pour le 15 octobre.
Encore une façon de faire augmenter le temps de travail hebdomadaire pour les enseignant, sous prétexte d’une petite récompense (le vendredi 15 mai “libéré”). Voilà comment la carotte permet de justifier la flexibilité !

SUD éducation 37 communiquera très prochainement sur ce point.

 

Quand la réforme des rythmes bénéficie grandement à l’Ecole privée.
Encore plus de privilèges pour l’enseignement privé confessionnel à l’occasion des rythmes scolaires « Une réforme tout bénef pour l’École privée » titrait avec raison le Canard Enchaîné du 17 septembre 2014 (extraits cités) : (voir aussi ici)

Transfert d’élèves : « La réforme des rythmes scolaires n’étant obligatoire que dans le public, 90% des écoles privées ont décidé de ne pas l’adopter. Du coup, elles connaissent un afflux de nouveaux élèves, que leurs parents hostiles à la semaine scolaire de 4,5 jours ont retiré du public. La réforme fait donc gonfler leurs effectifs. » Le beurre et l’argent du beurre : « Mais les établissements privés perçoivent quand même les fonds d’amorçage prévus par l’Etat pour lancer la réforme ...(...)... Voila qui fait hurler les défenseurs de la laïcité ! »

D’où des forfaits communaux accrus, que l’école privée réforme ou non :
« Par ailleurs, les mairies participent au fonctionnement des écoles privées en leur versant un forfait communal compensatoire, calculé en fonction du coût moyen d’un élève dans les écoles publiques (qui sont gérés sur fonds municipaux). Or les dépenses supplémentaires des communes pour les nouvelles activités vont gonfler ce coût moyen et donc cette manne versée obligatoirement aux écoles primaires et facultativement aux maternelles du privé ! Lesquelles seront donc trois fois gagnantes ... » A lire sur Questionsdeclasses.org

 

L’étrange défaite syndicale.
Article du Mammouth déchaîné : Très curieuse rentrée 2014, sur le plan syndical. On s’attendait à mieux tout de même alors que Valls étreint le MEDEF, que le gouvernement en rajoute une couche un peu sur tout, et que Sarko (de retour) est on ne peut plus clair (aussi) sur ce qu’il fera si il revient au pouvoir (« nous n’avons pas besoin de 60 000 postes en plus dans l’EN », statut des fonctionnaires...). Bref, partout du social-libéralime, décomplexé (si celui-ci a un jour été complexé...).
Ouf, vers une grève le 16 octobre ? L’annonce d’un début de mouvement social pour le 16 octobre a pu en faire frémir certains. Que le MEDEF se rassure, il n’a rien a craindre. Rarement le contexte syndical n’a été aussi bloqué. Depuis les vacances (au moins) la CFDT refuse toute intersyndicale, meilleure façon pour qu’il n’y ait aucune contestation possible. La direction de la CGT, pas très motivée non plus, refuse toute discussion intersyndicale qui se ferait sans la CFDT, et au mieux propose à ses partenaires des « bilatérales ». Bref, cadre « large » (et flou) ou rien. Une autre façon de dire que c’est la faute des autres...
Cependant pris de court par un mouvement hospitalier (du 23 septembre) initié par des collectifs locaux et rejoint par certains syndicats (SUD santé et des sections de la CGT) , la direction CGT « pose » cette journée du 16, comme exutoire pour une mobilisation qu’elle ne maîtrise pas. Grève générale face aux propos du MEDEF ? Faut pas rêver, ce sera « pour la défense du budget de la sécu ».
Noble cause, sans aucun doute, toute suite rabattue par les formes envisagées de la mobilisation : une manif à Paris et basta ! Et comme si ce budget n’était pas le résultat de tout un contexte...
Pour le gouvernement, le signe de la CGT est ainsi clair : ne pas déplaire au pouvoir, ne pas le gêner, tout en gardant le contrôle du mouvement social. Et surtout rester dans la course en tant que syndicat réformiste. C’est si pas une droitisation de la CGT, cela...

Et les autres centrales syndicales ne font pas mieux, en entretenant leurs différences et les jeux d’appareils.

SUD-SOLIDAIRES a lancé, localement, comme nationalement, des adresses publiques aux différentes organisations pour réagir face aux discours de la droite et du gouvernement, discours qui attaquent frontalement les intérêts collectifs. En vain !
Absence de véritable mobilisation et de positions claires ce qui encore une fois profitera à l’extrême droite. Ce n’est peut-être pas pour déranger certains syndicats d’ailleurs...