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Par : D.R.
Publié : 9 juin 2014
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Orageux...

 

Orageux...

09/06/14 21:14

*Et de deux ! Un deuxième suicide d’enseignant considéré comme « imputable au service. »

Face à l’évidence, l’administration semble enfin reconnaître ses responsabilités... Y a du boulot ! Ce n’est que le début !

A lire dans le monde : « L’éducation nationale a reconnu que le suicide d’un enseignant d’un lycée de Marseille à son domicile la veille de la rentrée 2013-2014 était directement lié aux conditions de travail, a indiqué samedi 7 juin une source syndicale. Le recteur de l’académie d’Aix-Marseille a annoncé vendredi lors d’un comité technique académique, réunissant représentants des personnels et de l’administration, que ce suicide était « imputable au service », selon une responsable syndical.

« Cela signifie la reconnaissance du fait que ce geste a un lien direct avec le travail, que seul le travail explique ce geste. C’est aussi la reconnaissance des carences de l’administration dans l’accompagnement des personnels et les moyens accordés à la médecine de prévention », a poursuivi la secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) académique.

Le rectorat a confirmé l’information, précisant que l’épouse du professeur avait demandé que le suicide de son mari « soit considéré par l’administration de l’éducation nationale comme un accident de service », et qu’elle a été « immédiatement informée » de cette décision. »


* Metz : une centaine d’étudiants dans le flou après la liquidation de leur école privée

Scolarité de 4.000 euros par an, diplômes bidon, étudiants étrangers risquant l’expulsion ...

http://www.lequotidien.lu/region/57219.html


* La CFDT est en pleine ébullition.

Vexée d’être raillée par d’autres syndicats (surtout cgt et fo) "au point d’être accusée d’avoir un côté syndicat officiel", nous dit le Nouvel Obs, la CFDT, qui tenait cette semaine son 48è congrès à Marseille, est en pleine ébullition :
"Aujourd’hui, on doit davantage s’affirmer, on doit descendre dans la rue pour montrer que l’on n’est pas le syndicat de François Hollande et que l’on ne valide pas la politique du gouvernement."

La CFDT ne veut pas apparaître comme un syndicat béni-oui-oui !

"On ne soutient pas du tout l’action de François Hollande et contrairement à d’autres, on n’a jamais appelé à voter pour lui. On reste un syndicat indépendant", lance la CFDT qui a signé de nombreux textes, dont la nouvelle convention d’assurance-chômage, l’accord sur la sécurisation de l’emploi de janvier 2013, puis soutien au pacte de responsabilité mis en place par Hollande (qui, selon la formule de Baroin, "fait du Sarkozy, mais avec moins de talent »), puis a soutenu aussi la réforme Ayrault des retraites.

Dans le secteur de l’éducation, le désir de se distinguer des béni-oui-oui est aussi particulièrement vif et s’accompagne des mêmes troubles de mémoire : le SGEN affilié à la CFDT semble ainsi avoir la mémoire qui flanche un peu... Il vient dans un tract de se présenter comme à la pointe du progressisme réformiste en ce qui concerne les rythmes scolaires. Et de se justifier ainsi :
"Il fallait mettre fin à la semaine de 4 jours condamnée, lors de sa mise en place, de façon unanime (syndicats, parents d’élèves, associations, chronobiologistes...)"

Tiens ! On n’avait pourtant pas eu l’impression que le ministre Darcos s’était heurté à un front du refus très unitaire lorsqu’il avait décidé de passer de la semaine de 4 jours-et-demi à la semaine de 4 jours (notamment devant le Conseil National de l’Éducation qui, il est vrai, n’a que voix consultative)...

Pour mémoire, un petit rappel cruel de Loys Bonod ici, sur
laviemoderne.net<