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Publié : 7 juin 2014
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Joué : l’enquête dédouane Augis

Source : Caroline
Devos in la NR le 07/06/2014 05:46

Joué : l’enquête dédouane Augis

L'enquête menée par le commissariat a livré ses conclusions : l'origine du tract n'a pas pu être déterminée. - L'enquête menée par le commissariat a livré ses conclusions : l'origine du tract n'a pas pu être déterminée.

L’enquête menée par le commissariat
a livré ses conclusions : l’origine du tract n’a pas pu être
déterminée.

L’origine du tract diffusé à la
veille de l’élection de Joué-lès-Tours n’a pas pu être
déterminée par l’enquête du commissariat de police de Tours. Il
n’y aura pas de poursuites pour diffamation.

Depuis les élections municipales de Joué-lès-Tours, les
rumeurs courent au sujet du mystérieux
tract diffusé
dans les jours précédents le scrutin. Ce tract
qui portait tous les attributs de la liste emmenée par Frédéric
Augis accusait l’ancien maire, Philippe Le Breton, d’avoir
imposé la théorie du genre
dans les écoles de Joué-lès-Tours.
S’agissait-il d’une manœuvre de la liste UMP pour emporter dans le
quartier de La Rabière les voix qui pourraient permettre au scrutin
de basculer en sa faveur ? On pouvait le penser, d’autant plus que
Frédéric Augis a reconnu avoir écrit un courrier allant dans le
même sens à des parents d’élèves.

>>
A LIRE : L’élection de Joué-lès-Tours peut elle être invalidée
 ?

Suite à la plainte en diffamation déposée par Philippe Le
Breton, les policiers de la sûreté départementale ont été
chargés de mener l’enquête sur ce tract mais aussi sur les
événements qui ont défrayé la chronique, à peu près au même
moment, à l’école Blotterie de Joué-lès-Tours. Il faut en effet
rappeler que, la semaine où ce tract a été distribué, le
mouvement « Journée de retrait de l’école », hostile à
la théorie du genre, avait accusé une enseignante d’avoir fait
déshabiller en classe de maternelle un petit garçon et une petite
fille.

 " Ce document n’est pas passé par le circuit des
imprimeurs officiels "

Les investigations de la police ont clairement démontré que ces
affirmations étaient sans fondement. « La famille du petit
garçon
, explique le procureur de la République de Tours,
Jean-Luc Beck, n’a pas porté plainte, la maman a refusé que son
fils soit entendu. Et la petite fille supposée avoir été
concernée a indiqué que rien ne s’était passé. »
Le
parquet indique qu’il soutiendra l’Éducation nationale si celle-ci
engage une action en diffamation.
Par ailleurs, l’enquête n’a
pas permis de déterminer l’origine du tract distribué dans les
jours précédents le scrutin. « Tout a été fait pour
tenter de déterminer où et par qui ce tract a été imprimé
,
précise le procureur. Manifestement, ce document n’est pas passé
par le circuit des imprimeurs officiels. Il peut très bien avoir
été réalisé sur n’importe quelle imprimante, de façon
artisanale. On ne sait donc pas qui est à l’origine de ce document,
et il ne peut pas y avoir de poursuites en diffamation. »

Il
n’en reste pas moins que le tribunal administratif est saisi d’une
requête visant à faire annuler le scrutin. « La balle est
dans le camp de la justice administrative »
, conclut le
procureur de la République de Tours.

Caroline Devos