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Publié : 2 juin 2014
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Suicide d’un enseignant du Calvados : l’Etat reconnaît sa responsabilité !

Ssource : Le bonhomme libéré le 01/06/2014

Suicide d’un enseignant du Calvados : l’Etat reconnaît sa responsabilité !

Une première en France. La fédération Sud Éducation du syndicats Sud-Solidaires a révélé aujourd’hui, la reconnaissance du suicide d’un enseignant

Dernière mise à jour : 01/06/2014 à 16:20

C’est une première en France. La fédération Sud Education du
syndicats Sud-Solidaires a révélé aujourd’hui, la reconnaissance
du suicide d’un enseignant, comme résultant d’un accident de
travail dit “de service” selon le jargon de la fonction publique.

Le mal-être des enseignants

Il y a 2 ans, Sud éducation (syndicat Solidaires) révélait
qu’un enseignant s’était donné la mort le jour de la rentrée
scolaire, en septembre 2012. Un professeur des écoles en
reconversion professionnelle, nouvellement affecté dans un lycée
(14), mettait fin a ses jours chez lui. Au-delà de l’émotion
suscitée, le syndicat Sud-Education considérait que les conditions
de travail pouvaient en être la cause. Le mal-être des enseignants
serait mal ou si peu connu…
Pour SUD Education Calvados et
SOLIDAIRES, cet événement tragique “rappelait de façon
dramatique la situation de souffrance des personnels de l’Education
Nationale qui n’a fait qu’empirer ces dernières années”,
affirme le syndicat. “Les causes ne sont pas à chercher dans la
vie personnelle de cet enseignant mais dans l’organisation
pathogène du travail
“. La décision finale de la
Commission ad hoc leur a donné raison. Ils exigent qu’une
enquête du CHSCT , commission hygiène, sécurité et conditions de
travail, soit diligentée, que toute la lumière soit faite et qu’une
médecine de prévention soit mise en place pour le personnel
enseignant. Aujourd’hui, moins de deux médecins du travail ont en
charge 23000 personnels dédiés. “Très
insuffisant”
estiment les syndicats.
Nous,
militants syndicaux étions fondés et légitimes à émettre
l’hypothèse dans le cas d’un suicide que les conditions de
travail de la victime pouvaient avoir un lien avec son geste
“.
Le recteur vient d’envoyer la reconnaissance de l’imputabilité
au service de ce drame.
Emile S. FOUDA

Caen, 14