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Publié : 27 mai 2014
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Rythmes scolaires : Saint-Pierre fait front

 

Source : Pascal Denis in la NR du 27/05/2014 05:46

Rythmes scolaires : Saint-Pierre fait front

A Saint-Pierre, le coût de la réforme est évalué à 422.000 € pour 1.727 élèves.

La ville cheminote estime ne pas avoir les moyens d’appliquer la réforme. Sa sénatrice-maire demande la prise en compte d’une “ situation particulière ”.

La tension (re) monte autour de l’épineux dossier des rythmes scolaires. Hier, dans les colonnes de la NR, le directeur académique – Antoine Destrés – se déclarait déterminé à faire appliquer la réforme redéfinie par le ministre Benoît Hamon. « Il sera impossible d’y déroger », affirmait-t-il avec vigueur.

Cependant, la fronde perdure en Indre-et-Loire comme ailleurs. Ces derniers jours, plusieurs municipalités comme Villandry, Savonnières ou Druye ont pris des délibérations renvoyant la réforme à plus tard.

Au ministère le 5 juin

A Saint-Pierre-des-Corps, la municipalité communiste en appelle carrément au ministre et se déclare prête à l’épreuve de force au cas où elle ne serait pas entendue.
« La réforme des rythmes scolaires nous paraît nécessaire mais nous ne voulons d’un dispositif au rabais. L’intérêt de l’enfant doit primer. En l’état, on ne peut pas mettre en œuvre une réforme sans avoir les moyens de la mener à bien », explique la sénatrice-maire qui vient d’interpeller le ministre en ce sens. Elle sera reçue par son cabinet le 5 juin. Marie-France Beaufils a fait ses comptes. Pour un total de 1.727 élèves attendus l’an prochain dans les écoles de la ville, le coût des nouveaux rythmes scolaires est évalué à 422.000 €. En contrepartie, la mairie peut escompter 76.500 € du fond d’amorçage et 80.000 € de la Caf. « On est loin du compte », déplore Marie-France Beaufils en estimant que la nouvelle dépense représenterait une hausse des impôts locaux de 4 %. « Intenable ! », s’insurge-t-elle en rappelant que sa municipalité a déjà été contrainte d’augmenter sa fiscalité cette année en raison d’une baisse des dotations d’État de 300.000 euros.
Au ministère, le 5 juin, la sénatrice-maire de Saint-Pierre plaidera la « situation particulière » de sa ville q