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Par : D.R.
Publié : 21 mai 2014
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Habillés pour l'été

Habillés pour l’été

21/05/14 21:36

* Désormais, l’académie de Paris tient ses stages chez Microsoft !

C’est plus simple !

En effet, la prochaine « Journée académique 2014 de l’innovation et du numérique éducatif » aura lieu directement au siège de la multinationale de l’informatique.
Mais en toute neutralité. A telle point d’ailleurs qu’elle en profite pour glisser sa « Classe immersive » au programme de la journée.
Faut-il que l’académie de Paris manque à ce point de locaux pour devoir organiser cette journée chez Microsoft ?

Accepterait-on que le ministère de l’Agriculture organise son colloque chez Monsanto ?msoftedu2_m


* Encore des hommes en jupe qui vont corrompre notre belle jeunesse.

#jupealors.
Encore une œuvre subversive pour la jeunesse dans nos bibliothèques publiques !
Que font La Rochère, Bourges, et Belghoul ?

Tintin ile noire


*Vêtements de bon et mauvais genres à l’école...

Dans les écoles intégristes, pas de jupe pour les garçons , mais surtout pas de pantalon pour les filles non plus !

Pour les intégristes cathos, le "pantalon féminin" est en effet aussi abominable que la jupe portée par quelques lycéens nantais le temps d’une journée de lutte contre le sexisme, dont l’intitulé, "ce que soulève la jupe", reprend le titre d’un ouvrage de l’historienne Christine Bard sur le sexisme. source

C’est du moins ce que Régis de Cacqueray, prêtre intégriste de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, tient à nous rappeler. Il déclare ainsi après s’être jeté dans la lecture d’un autre ouvrage de Christine Bard, « Une histoire politique du pantalon », livre où selon lui "l’on côtoie la révolution et la perversion sexuelle à toutes les pages" comme on le constate là  :

"Si nous faisons un bref recensement des personnalités féminines ayant lancé le port du pantalon chez les femmes, du XIX° siècle, au début du XX°, nous rencontrons George Sand (1804-1876), Rosa Bonheur (1822-1899), Jane Dieulafoy (1851-1916), Sarah Bernhardt (1844-1923), Louise Abbéma (1853-1927), Rachilde (1860-1953), « Marc » de Montifaud (1845-1912), Colette (1873-1954) et la marquise de Belbeuf, Gyp, Madeleine Pelletier (1874-1939), Claude Cahun (1894-1954), Violette Morris (1893-1944), Maryse Choisy (1903-1979), Odette du Puigaudeau (1894-1991) et sa compagne Marion Sénones.

Ces femmes sont toutes des personnalités notoirement scandaleuses entachées par les mœurs dépravées"[...] "si le pantalon féminin ne peut être évité, en raison des malheurs des temps [...] je me permets de vous le demander, qu’il ne paraisse plus, désormais, dans nos maisons, dans nos écoles, dans nos chapelles, ni sur les chemins de nos pèlerinages."

On comprend mieux que Belghoul avec son "année de la robe" et ses élucubrations sur la nature première des femmes ait séduit de nombreux cathos intégristes...


* Ramassis sur l’Ecole et c’était mieux avant

La droite propre sur elle a de plus en plus de mal a formuler ses idées sur l’Ecole. Entre nostalgie et vraies postures réactionnaires...

C’est le cas d’une Association proche de Debout la République (Dupont-Aignan) qui fait des propositions pour la jeunesse.

Fervent brighelliste comme il se définit lui-même, membre de Debout la République (le parti de Dupont-Aignan) et par ailleurs admirateur de Dieudonné et Soral,
Rodolphe Dumouch exècre "les anciens gauchistes chevelus crasseux et ignares" tout autant que les adeptes du néolibéralisme qu’il tient pour coresponsables de la ruine éducative.

Ah, comme c’était mieux avant ...

"Par exemple, avec la mémoire de mon enfance-adolescence des années 1980, dit-il avec nostalgie, [...] je me rappelle de (sic) toutes ces petites libertés rognées, de la France bruissante devenue vide de sens et de vie, de cette aseptisation généralisée."

Pourtant, non ! Ce passé ne doit pas être trop idéalisé, et à ses révoltes adolescentes , Dumouch reste fidèle . Car il milite depuis la classe de seconde pour faire reconnaître "des droits personnels et opposables à l’autorité parentale pour les adolescents de l’âge du lycée, notamment en matière d’orientation scolaire" source.

Mais cela va sans dire, pas de jeunisme bobo là-dedans : réagissant aux propos du psychiatre Jean-Pierre Chartier qui, hostile à toute diminution de "l’écart nécessaire entre l’enfant et l’adulte, entre les sexes aussi d’ailleurs", va jusqu’à remettre en cause l’idée même de droits de l’enfant, Dumouch tient à nous montrer toute la profondeur et la subtilité de sa pensée à lui :

"Entendons-nous bien... dit-il, moi aussi, je suis contre la confusion des sexes et même contre la lopétisation (sic) de l’Homme, qui en vient à se parfumer et se poudrer... mais ce n’est pas pour cela que je pense qu’il ne faut pas donner des droits aux femmes... Vous saisissez la nuance ?"

Eh bien, oui, quoi ! En tout, il faut de la juste mesure ! On peut très bien donner quelques droits aux enfants et ados, sans pour autant tomber dans les excès de vulgaires bobos post soixante-huitards crasseux qui jouent les ados attardés et que Dumouch a en horreur !

Et pour le montrer, Dumouch a
créé en 2012 l‘Association pour la Capacitation Juridique des Adolescents et la Pré-Majorité, avec un site web où il expose les droits effectifs qui selon lui pourraient être accordés aux lycéens.

Au-delà de droits faciles à accorder et qui ne mangent pas de pain (demande d’un acte de naissance, facilitation de certaines démarches administratives) ou de droits déjà reconnus et sur lesquels tout le monde peut s’accorder, comme ceux concernant le respect de la correspondance privée (droit déjà explicitement reconnu par la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant du 20 novembre 1989 et confirmé par un arrêt de cassation du 18 mai 2005 n° 891 , pourvoi n° 02-20.613), les propositions de Dumouch si "émancipatrices" soient elles,
laissent résolument de côté les jeunes en situation de détresse (traitement des mineurs incarcérés, placés en foyer d’accueil, etc) et ne fait pas un tabac chez les lycéens mineurs : ressembler le plus tôt possible aux majeurs qu’ils seront deux ou trois ans plus tard, et ce, grâce à des "paliers" de pré-majorité, ne les fait apparemment pas rêver...

Et de fait, ce n’est pas sous ces pavés-là qu’on entreverra la plage...
En matière de communication, il faudra aussi sûrement beaucoup d’efforts à Rodolphe Dumouch pour promouvoir ses idées auprès des médias ou "merdiats", comme il aime à les appeler, adoptant la position de victime injustement censurée par la "journaloperie" qu’il déteste (surtout Libé et "l’imMonde") :

"Une chose est sûre, dit-il sur un blog proche de Debout la République : à la Libération, les premiers que nous devrons tondre, c’est la caste journaleuse. Ces salopards de journaleux méritent le sort des collabos, mais en plus crade."
http://www.gaullistelibre.com/2013/...

Heureusement pour Dumouch, aucun palier de pré-majorité politique n’est requis pour dire les pires conneries dans les médias...

 

Voir en ligne : http://www.le-mammouth-dechaine.fr/...