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Publié : 21 mai 2014
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(92) En conseil d’école et par nos mobilisations : Non à la réforme des rythmes et à ses applications scandaleuses !

Non
à l’aggravation des inégalités territoriales à l’école, à
la casse de l’éducation nationale, à l’aggravation des
conditions d’étude des élèves et des conditions de travail des
personnels.

Les
communes des Hauts-de-Seine qui n’avaient pas rendu de projet de
mise en place d’une nouvelle organisation de la semaine scolaire
avec un volet périscolaire ainsi que celles qui souhaitent en
changer sont désormais tenues de le faire au plus tard le 6 juin.
Dans l’ultimatum qu’il adresse aux maires, le DASEN distingue
trois cas : ceux qui refusent d’appliquer, au moins en
parole ; ceux qui veulent changer et profiter des aménagements
du décret bis ; enfin ceux qui souhaitaient une formule
impossible avec Peillon, mais rendue licite par Hamon.

 

Dans
tous les cas, si les communes ne transmettent pas de projet dans les
cordes ou aucun projet du tout, le DASEN arrêtera un horaire
unique : 9 h 00 12 h 00 tous les matins, y compris le mercredi
et 14 h 00 16 h 15 les quatre après-midi. Pour ce qui est des
projets expérimentaux, les municipalités doivent consulter les
conseils d’école. Il ne faut pas croire que cela donne les clés à
ces conseils, puisqu’ils ne sont pas censés décider quelque chose
hors des clous et que, selon la circulaire du 8 mai 2014 « Dans
le cas où les conseils d’école n’ont pas tous opté en faveur de
l’expérimentation, le recteur peut décider que l’expérimentation
s’applique dans toutes les écoles de la commune ou de l’EPCI quand
une majorité des conseils d’école s’est exprimée en sa faveur. »
C’est donc toujours l’administration qui a la main.

Nos
organisations syndicales sont toujours opposées, comme la majorité
des collègues à la mise en place du décret. Partout dans les
communes en question, nous appelons les maires à ne pas le mettre en
place. Le décret Hamon n’est absolument pas une concession faite
au mouvement de lutte des enseignants. Il introduit une
dérèglementation encore pire avec la fin des horaires communs à
une commune, voire à une école.

Comment
agir en conseil d’école ? La question se pose légitimement
pour nombre d’entre nous. La lutte n’est pas terminée, nous
pensons qu’il faut, aujourd’hui et à la rentrée s’il le faut,
utiliser tous les leviers qui permettent d’empêcher cette
catastrophe qui ouvre la voie, par une territorialisation accrue, au
partage de l’école entre compétences scolaires pour les
enseignants et compétences éducatives pour les autres ; qui
aggravera et les conditions d’étude des élèves et les conditions
de travail des personnels.

Nous
appelons donc les collègues à voter en conseil d’école contre
tous les projets de mise en œuvre du décret quel que soit leur
contenu. Nous appelons aussi à faire adopter un vœu repoussant
l’ultimatum du DASEN et son organisation qui nous montre bien
combien le souci du bien-être des élèves est totalement absent de
la réforme.

Depuis
le début, nos organisations, comme nombre de collègues, ont refusé
d’entrer dans la discussion pour savoir à quelle sauce nous
serions mangés. A juste raison, puisqu’aujourd’hui qu’ils sont
connus, aucun des projets des municipalités, dérogatoires ou pas ne
permet de s’opposer à la territorialisation ou à l’aggravation
des conditions de travail et d’étude des personnels et des élèves.

Nous
pensons qu’il faut poursuivre avec cette ligne de conduite
.
Comme une majorité de collègues, nous revendiquons toujours
l’abrogation du décret. Nous appelons aussi à le faire savoir une
nouvelle fois dans les conseils d’école qui vont se réunir.

Peillon
ou Hamon, c’est toujours non à l’aggravation des inégalités
territoriales à l’école, à la casse de l’éducation nationale,
à l’aggravation des conditions d’étude des élèves et des
conditions de travail des personnels.

SUD
Education 92 et CGT Educ’action 92