local : MAISON DES SYNDICATS
18 rue de l'Oiselet   -   La Camusière
37550    Saint Avertin
local :  02.47.85.11.15
portable : 07 81 55 42 14

 courriel : sudeduc37@gmail.com

Par : D.R.
Publié : 10 mai 2014
Format PDF Enregistrer au format PDF

Elitisme

 

Elitisme

10/05/14 12:00

* L’EN et le culte de la hiérarchie. Retour sur bilan social du ministère

Un billet fait le point de celui-ci, sur le site « Question de classe ». Il rappelle aussi qu’il n’y a pas que des profs dans l’EN...

Extraits :
« Éducation nationale : plus tu travailles, moins tu gagnes

« Les hiérarchies, c’est comme les étagères, plus c’est haut, moins ça sert  »... une vérité à méditer en lisant le nouveau rapport du bilan social du ministère de l’Education nationale... qui nous invite aussi à réfléchir sur l’actualité de cette autre formule : « A travail égal, salaire égal »  !

La suite ici.


Mais aussi quelques éléments en images :
669089_0203481895775_web_tete

Et surtout un tableau a bien garder :

bilan 2010


* Peut-on encore sauver le SNUipp ?

C’est pas nous qui posons la question, mais une des tendances de la FSU, l’Ecole Emancipée (que l’on sent à la limite du désespoir).
Sur leur site.


Transformer l’école pour transformer la société : le projet éducatif de l’école émancipée ou comment remettre le SNUipp-FSU sur les rails ?


 

Nous faisons collectivement l’analyse que le SNUipp-FSU est en panne de projet éducatif. Son corpus revendicatif est galvaudé dans la période, réduit à l’énonciation de slogans vidés de leur contenu politique et de leur visée émancipatrice en lien avec un projet de société, quand il n’est pas abandonné tout simplement. Ce corpus revendicatif, qui doit beaucoup au travail de camarades de l’école émancipée, s’est pour l’essentiel construit dans les années 90.
(...) Remettre le SNUipp sur ses rails. Mener un travail pour faire que de nouveau on trouve au centre des discussions éducatives l’idée d’une transformation radicale du système scolaire pour l’émancipation de tous ses élèves, et donc des enfants des classes populaires. Cela nécessite de rebattre toutes les cartes (contenus, pratiques, structures) à l’aune de ce que j’ai pu aborder précédemment et puis de tout ce que j’ai oublié (question de genre, démarche coopérative…), notamment si l’on considère que l’on est plus en train de préparer le 6 février 34 que les grèves de 36…

Lire la suite...
Bon faut leur dire aussi qu’il n’y a pas que la FSU dans la vie.

* [Le syllogisme de Sciences Po] L’échec des élites françaises.

Par Alain Garrigou, blog Régime d’Opinion, Le Monde Diplomatique, 6 mai 2014.
En ligne sur le site de Sauvons l’Université.

Propos autour d’une question : « 
 comment expliquer que depuis 15 ans la France ait connu une des plus fortes hausses du chômage en Europe, une des plus fortes hausses de la dette publique et que les finances publiques soient en aussi mauvais état ? Or Sciences Po forme les élites qui ont abouti à ces résultats  »

Aie.

Extraits : « Peut-être faut-il en chercher la raison non point dans une exception française comme on le répète depuis des décennies à Sciences Po, mais dans le système de reproduction des élites, qui n’est pas seulement celui de cette école, même si elle l’illustre brillamment. Comment nos élites s’interrogeraient-elles sur leur efficacité puisqu’on ne le fait pas dans l’école d’excellence ? C’est la fonction d’une école d’élite que de légitimer les élites par le mérite. La reproduction sociale s’efface derrière la seule célébration de l’excellence. Il est vrai qu’on s’est donné beaucoup de mal ces dernières décennies pour brasser socialement et interdire le reproche de reproduction sociale. Ainsi fondée sur le mérite, ses anciens obtiendront une assurance qui, si elle n’empêche pas de se tromper, permet de persister. »
« 
S’il leur faut admettre que cela ne marche pas dans le pays, ce n’est pas la faute de ceux qui réussissent si bien. C’est la faute d’une pression fiscale excessive, de charges sociales élevées, des rigidités du marché du travail, du manque de flexibilité, etc. Bref, c’est la faute de l’Etat et des dominés. On entend donc parler des « résistances au changement » que des classes populaires bornées opposent aux réformes, on entend aussi dire que « la France vit au-dessus de ses moyens », autant de poncifs de la pensée Sciences Po que les étudiants séduits répèteront à leur tour quand ils seront journalistes, conseillers politiques ou « profs à Sciences Po  ». 

 

Voir en ligne : http://www.le-mammouth-dechaine.fr/...