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Publié : 6 mai 2014
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NOUVELLES DU MARDI 6-05-2014

Les Nouvelles Du Mardi

6 MAI 2014

- Dégradation des conditions de travail : « surtout relativisons »... !?

Le rapport Fotinos (ancien Inspecteur général de l’EN), paru le mois dernier, dénonce une dégradation des relations entre les directeurs d’école et les parents d’élèves. Il souligne l’attitude souvent consumériste des parents à l’égard de l’Ecole. Il en découle des comportements parfois agressifs (harcèlements, menaces, insultes).

On a pu lire dans la presse locale (NR du 30 avril), une déclaration d’un représentant syndical du SNUipp ne confirmant pas cette réalité dans notre département et appelant à relativiser. Sans doute, faudrait-il lui rappeler que, il y a un peu plus d’un mois, l’association Journées de Retrait de l’Ecole proférait des attaques et des menaces explicites à l’encontre d’une de nos collègues de Joué, accusations accompagnées sur certains forums par des menaces de mort.

On pourrait se féliciter des nouvelles procédures de défense des personnels (CHS-CT, Comité Hygiène et Sécurité- Condition de Travail) si on incitait les personnels à les utiliser et s’ils servaient aux délégués syndicaux pour mener les enquêtes qui s’imposent dans l’urgence en cas d’attaque.

Il existe un certain nombre de droits (d’alerte, de retrait...) qu’il est possible de mobiliser pour se protéger et faire prendre conscience de la gravité de ce genre de comportements.

SUD éducation 37 appelle tous les collègues à ne pas se soumettre aux agressions verbales des parents, de refuser les pressions de la hiérarchie pour étouffer les difficultés.

Nous accompagnerons tous les enseignants qui refusent la banalisation de tous ces comportements. Surtout, nous ne devons pas relativiser 

- Pour SUD éducation, le gouvernement n’est toujours pas dans le rythme !

Une nouvelle version du décrets sur les Rythmes scolaires a été présentée au Conseil supérieur de l’Education, hier. Il a été largement retoqué (sauf par l’UNSA et le SGEN-CFDT, qui se sont abstenus), mais le gouvernement l’imposera tout de même à la rentrée. Pour SUD ce décret n’améliore pas grand chose...

Après une période de flou, où il a été question « d’assouplissement », puis « d’expérimentation », puis de « nouveau cadre réglementaire », puis « de ne rien s’interdire », etc., les choses sont désormais aussi claires qu’elles peuvent l’être dans le cadre du bricolage constant du ministère sur cette question : il s’agit de conserver le cadre de la réforme Peillon et de répondre uniquement à une partie des difficultés financières des mairies - les seules dont les demandes ont été prises en compte.

En fin de compte, cette réforme des rythmes se révèle comme ce qu’elle est depuis le début : un outil de la territorialisation de l’école et des statuts  ; elle n’améliore en rien les conditions d’apprentissages et de réussite des élèves et s’intéresse plus au périscolaire qu’à une vraie réforme du temps scolaire. Pour un nombre encore plus important d’élèves sans doute avec le Décret, les journées de classe seront plus longues.

Nous revendiquons la réouverture de négociations qui permettent enfin de mettre à plat l’ensemble des problématiques, afin d’aller enfin vraiment vers une organisation du temps scolaire conforme aux besoins des élèves et aux intérêts des personnels, sans aucun tabou : il faut aller vers des journées vraiment plus courtes et prendre en compte les contenus et les pratiques pédagogiques. L’éducation sportive, musicale et plastique doit rester dans le cadre des apprentissages scolaires et non glisser vers des parcours culturels dans le cadre de la coéducation. Il faut aussi enfin poser la question de l’uniformité du temps scolaire pour l’école maternelle et élémentaire.