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Publié : 25 avril 2014
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Rassemblement devant la Palais de Justice de Tours

Ce 24 avril 2014, environ 120 personnes se sont retrouvées pour apporter leur soutien à Pascal Routy, l’ex-secrétaire départemental de SUD-PTT 36-37, poursuivi pour "délit syndicale"...




























manif répression à La Poste par siksatnam


contre la répression à La Poste par siksatnam

Ci-dessous, l’article de "La nouvelle république" du 25 avril 2014 :

Le bras de fer entre La Poste et SUD bientôt fini


Environ 70 membres du syndicat SUD, dont certains venus du Cher et des Hauts-de-Seine, sont venus soutenir leur collègue, hier, au tribunal de Tours. (Photo NR, Patrice Deschamps)
Environ 70 membres du syndicat SUD, dont certains venus du Cher et des Hauts-de-Seine, sont venus soutenir leur collègue, hier, au tribunal de Tours. - (Photo NR, Patrice Deschamps)

Tours. L’ex-secrétaire départemental du syndicat SUD-PTT était jugé hier pour injures publiques envers son directeur. Le jugement sera rendu le 23 juin.

Les membres du syndicat SUD-PTT sont venus en nombre, hier, au tribunal de Tours, pour soutenir leur ancien secrétaire départemental, Pascal Routy. Le facteur, âgé de 47 ans, comparaissait pour injures publiques envers le directeur régional de La Poste, Jean-Jacques Tibi.

Les propos en cause sont parus en juillet 2011 dans un article du mensuel du syndicat Sudversif. L’article en question évoquait la sanction disciplinaire à l’encontre de l’un des agents (*), considéré comme trop lourde par le syndicat.

Trois termes vont profondément choquer Jean-Jacques Tibi : « bouffon », « gugusse » mais surtout « Herr Tibi », Herr signifiant monsieur en allemand. Un terme d’autant plus difficile à entendre pour le directeur régional de La Poste, de confession juive.

Pour Pascal Routy, il n’est pas question de propos injurieux. « C’était l’expression syndicale qui réagissait à la sanction prise par M. Tibbi qui alourdit celle proposée par le conseil de discipline. Pour nous, c’était de la provocation », souligne le syndicaliste, qui considère que cela « relève de la liberté syndicale ». « Sa limite, c’est l’atteinte à la dignité des personnes », lui a répondu la présidente.

Liberté syndicale et dignité des personnes

Un long débat s’est ensuite engagé autour du mot « Herr ». « La sonorité renforce l’aspect sévère ou autoritaire, c’était le sens de l’expression », argumente Pascal Routy, qui dément formellement tout antisémitisme ou connotation raciste. D’ailleurs, le syndicaliste a appris l’origine juive de son patron lors des auditions. « Je suis à La Poste depuis 1995. Jamais je n’ai été insulté de la sorte », a déclaré le directeur régional.

L’avocat de la partie civile a largement étayé sa plaidoirie par des exemples de jurisprudence. « Au nom de la liberté syndicale, on ne peut pas tout permettre. Les juridictions ont systématiquement condamné quand cela portait atteinte à la dignité de l’homme », a insisté Me Bernard Dartevelle. L’avocat de la défense a, quant à lui, basé son argumentation sur les tensions sociales qui régnaient à l’époque dans l’entreprise, rapport du médecin du travail datant de 2011 à l’appui. Et Me Philippe Baron de dénoncer « une instruction démesurée pour quelques malheureux mots ».
Le procureur a requis un non-lieu. Le jugement a été mis en délibéré au 23 juin.

(*) Le collègue avait reçu une sanction disciplinaire pour avoir refusé d’effectuer des heures supplémentaires. En mars 2013, le tribunal administratif d’Orléans a annulé les sanctions prises à l’encontre de l’agent en question.

Florence Vergne

Voir en ligne : http://solidaires37.org/spip.php++cs_INTERRO++ar...