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Publié : 25 avril 2014
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Bienvenue en France ! Les citoyens sans droit vous invitent à faire la fête ! (Programme du 10 mai - Tours )

 

Source : la Rotative, Publié le 24 avril 2014 |

Bienvenue en France ! Les citoyens sans droit vous invitent à faire la fête !

Le 10 mai 2014, place Anatole France à Tours, le collectif des citoyens sans droit vous invite à faire la fête ! Venez manifester votre solidarité, vous rencontrer, échanger, écouter des concerts, partager un moment avec les demandeurs d’asile et sans papiers.

Pendant la révolution française, de 1789 à 1791, être citoyen c’était adhérer à la déclaration des droits de l’homme, être étranger c’était ne pas vouloir les accepter comme loi. Il y eut bien ainsi pendant la période révolutionnaire une citoyenneté de fait sans nationalité [1]…

De façon significative, c’est le nom de « citoyens sans droit » que s’est donné un collectif de personnes en attente de régularisation, pourtant qualifiés d’étrangers par l’État. Ils sont en France depuis des mois, ils sont en France depuis des années. Ils n’ont commis aucun acte délictueux. Ils travaillent pour un certain nombre. Mais ils ne sont pas reconnus en tant que citoyens, quand bien même ils adhérent aux lois de ce pays.

Situation des citoyens sans droit.

Alors que l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement socialiste pouvait laisser croire à une amélioration de la situation des citoyens sans droit, force est de constater que c’est l’inverse.

Les citoyens sans droit du collectif sont dans différentes situations. Ils peuvent être demandeurs d’asile, ou sans-papiers.

Quelle est la condition des demandeurs d’asile ?

Ils sont en situation régulière sur le territoire, mais dans la crainte permanente que ce droit de séjour leur soit retiré. En effet, seul un cinquième des demandeurs d’asile obtiennent le statut de réfugiés. Ils n’ont pas le droit de travailler. Ils ne sont pas tous logés. Lorsqu’ils ont épuisé tous les recours pour obtenir le droit de séjour, ils sont déboutés du droit d’asile et rejoignent la situation de sans-papiers.

Parmi les sans-papiers se trouvent aussi des gens qui n’ont pas demandé l’asile et sont simplement immigrés pour des raisons diverses.

Quelle est la situation d’un sans-papier ?

Du dossier de demande du droit d’asile non abouti, aux titres de séjour non renouvelés, de récépissés d’attente de 3 ou 4 mois aux autorisations provisoires de séjour de 6 mois, pour lesquels il faut fournir tant et tant de documents, de preuves, d’attestations multiples, il/elle est submergé de papiers, mais jamais les bons. Autrement dit, en ne leur accordant pas le droit de séjourner sur le territoire, l’État fabrique les citoyens irréguliers.

Il les prive ainsi de leur entrée dans le droit commun. Les sans-papiers sont alors sans ressource et peuvent être expulsés à tout moment. Vivant dans une grande précarité, ils ont besoin plus que tout autre de travailler pour vivre. Ces citoyens sans droit, comme tout citoyen, ont besoin de manger, de boire un verre, de prendre le tramway, le bus ou le métro, de voir leurs amis, de nourrir et scolariser leurs enfants, de prendre soin de leurs familles et de leurs proches. Pour vivre, ils doivent donc payer. Ils acceptent alors tous les travaux qu’on leur propose.

Qui sont les plus grands employeurs de sans-papiers ?

Les sociétés du BTP, de la restauration. C’est ainsi que les personnes sans-papiers se retrouvent dans l’obligation de travailler au noir ou sous une fausse identité [2] sur les chantiers, dans les restaurants.

Elles/ils construisent les infrastructures, elles/ils font à manger. L’emploi des sans-papiers permet aux patrons de peser sur les salaires et les conditions de travail de tous, en dérégulant le droit du travail. Leurs collègues ignorent le plus souvent leurs situations, comme les parents d’élèves qu’ils côtoient à l’école de leurs enfants. On estime que les sans-papiers sont un demi-million aujourd’hui en France.

La circulaire Valls

La circulaire du ministère de l’Intérieur, en date du 11 mars 2014, relative aux priorités pour l’année 2014 dans la « lutte contre l’immigration irrégulière », met à jour le double discours de Manuel Valls qui, devant la presse, se targue de rompre avec la