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Publié : 1er janvier 2004
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Consultation pour le CTPMESR 2004


Représentée dans le champ " Enseignement Supérieur et Recherche " par :




SUD Recherche EPST et SUD Education.

Le quorum de 50 % de votants n’ayant pas été atteint au premier tour de scrutin (5 décembre), vous êtes appelé-e à nouveau à choisir, parmi les organisations syndicales candidates, celle par qui vous vous sentirez le mieux représenté-e. Pour ce second tour, notre organisation syndicale G10-Solidaires se présente à vos suffrages. Elle est représentée dans le champ "enseignement supérieur et Recherche" par la Fédération des syndicats SUD Education et le syndicat SUD Recherche EPST.

Pourquoi est-il important que vous votiez ?

Ce scrutin est organisé spécialement pour consulter les personnels qui n’ont pas d’autres occasions de s’exprimer en faveur de telle ou telle organisation syndicale. Pour nombre d’entre vous, vous êtes employés de façon précaire et peut-être - la faible participation au 1er tour le prouve - vous ne voyez pas l’intérêt de participer à ce scrutin, vous ne vous sentez pas concernés...

Ne donnez pas raison à ceux qui considèrent que vous n’êtes que " de passage " et que vous n’avez rien à dire sur la politique de l’emploi et les orientations mises en œuvre dans la Recherche et l’Enseignement Supérieur ! Vous devez saisir l’occasion d’affirmer votre appartenance, à part entière, à la communauté de travail et votre souhait, le cas échéant, d’y faire une carrière et non pas d’enchaîner les emplois précaires !

Pourquoi voter pour l’Union Syndicale G10-Solidaires ?

Pour soutenir une " jeune " organisation

* qui se bat avec conviction et pugnacité, en lien avec d’autres mouvements associatifs (Attac, Droit au Logement, AC !, les sans-papiers, etc.), pour un autre partage des richesses et l’existence de services publics forts, au service de la population, qui refuse que la loi du marché règle toutes les activités humaines,

* qui veut insuffler une dynamique syndicale nouvelle, sur la base d’un fonctionnement qui se veut résolument démocratique, intercatégoriel au niveau de chaque communauté de travail et interprofessionnel pour résorber la cassure entre salariés du privé et du public (que le gouvernement et le MEDEF sont si prompts à accentuer...).

Mais voter ne suffit pas ! il faut se rassembler, s’organiser !

Quelles que soient les compétences des représentants du personnel et l’énergie qu’ils peuvent mettre à défendre les intérêts du personnel dans les instances consultatives de type type Comité Technique Paritaire du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CTPMESR), ils ne sont rien sans l’action des personnels. C’est pourquoi nous appelons les personnels à se rassembler, au-delà des clivages catégoriels ou disciplinaires, à faire le choix de l’action collective solidaire, plutôt que celui de la " débrouille individuelle " ou de la défense des lobbies catégoriels. Les titulaires et les précaires ont fondamentalement les mêmes intérêts et doivent s’unir et agir ensemble. La division des personnels ne peut qu’affaiblir leurs chances d’être entendus ! Et notamment les précaires n’ont aucun intérêt à se battre tout seuls dans leur coin. Commençons par le commencement : construire l’unité des personnels ! C’est notre objectif et c’est à quoi nous voulons que serve l’outil syndical.

Les principes que nous défendons dans l’Enseignement supérieur et la Recherche

L’enseignement à l’université ne peut se concevoir ni sans recherche ni sans démocratie !

Nous contestons les projets de M. Luc Ferry pour l’enseignement supérieur (qui sont dans la droite ligne du processus déclenché par MM. Attali, Allègre et Lang) :

- la loi de modernisation qui rendrait les universités soi-disant " autonomes " sur le plan financier, (mais pas par rapport aux intérêts locaux...), qui transformerait les présidents en managers, limiterait de fait les contre-pouvoirs potentiellement démocratiques à l’Université (par exemple les conseils d’UFR) et qui permettrait aux universités de gérer elles mêmes leurs personnels via un budget global : on peut s’attendre à un développement de la précarité sans précédent ! Or les établissements emploient sans vergogne toute une catégorie de personnels précaires dont les contrats de droit privé et de droit public sont renouvelables à la tête du client : contractuels ’en CDD de 10 mois’, vacataires, CES, CEC, emplois-jeunes mais également ATER.

- le rapport Belloc qui vise à instaurer plusieurs " classes " d’enseignants-chercheurs avec pour la plupart un alourdissement de leurs charges d’enseignement (jusqu’à 2 fois plus !), ce qui permettrait de ne plus recruter de nouveaux enseignants-chercheurs pendant quelques années, dans la logique de non-remplacement des fonctionnaires partant à la retraite et de démantèlement des services publics.

- la réforme LMD ou l’individualisation des diplômes dans une foule d’universités concurrentes. Les " diplômes " seront " tracés " par les " suppléments au diplôme " qui leur seront attachés. Ceux ci, loin de permettre l’harmonisation européenne, favoriseront au contraire la distinction entre diplômes de différentes universités françaises devenues concurrentes. Donc le LMD engendrera des difficultés en France pour passer d’une université à une autre ! La " gestion des flux étudiants " et la " professionnalisation " chères aux textes de la réforme démontrent bien que ce qui est en jeu n’est pas une meilleure formation mais des formations moins chères et au rabais (remplacement généralisé de l’enseignement par des stages à tous les niveaux,...).

NON à une Recherche Publique asservie à des intérêts privés et/ou aux caprices du gouvernement !

OUI à une Recherche Publique, fondamentale et appliquée, indépendante, au service de l’intérêt général.

Ce qui suppose, de notre point de vue :

- que les activités de recherche dans les Universités et les EPST soient assurées, conformément à la loi, par des personnels titulaires, seuls en capacité de construire sur le long terme et de transmettre leurs acquis. Aussi, l’intégration sans conditions de concours et de nationalité des précaires doit être mise en œuvre.

- que les départs à la retraite (qui vont s’intensifier dans les prochaines années) soient effectivement et intégralement remplacés par de nouveaux titulaires et non par des CDD (post-docs sous contrat de 10 à 18 mois ou CDD de 3 à 5 ans),

- que la Recherche Publique soit financée par des fonds publics, sous forme de soutien de base aux laboratoires : pour garantir l’indépendance de la recherche et de l’expertise publiques, il est essentiel que le financement des laboratoires publics ne soit pas dépendant de fonds privés ; d’autre part les appels d’offres émanant du ministère de la recherche, mettant en concurrence les laboratoires dans des conditions pour le moins opaques, sont générateurs de pratiques de lobbying malsaines et de gaspillages de temps pour les équipes

- que l’on réfléchisse aux moyens de prendre en compte les attentes de l’ensemble des citoyens vis-à-vis de la Recherche Publique (la présence de représentants de quelques lobbies ou grands groupes privés dans les Conseils d’Administration des EPST et des Universités ne remplit que très partiellement et très partialement cette fonction !)

[1] Les personnels titulaires qui disposent de Commissions Paritaires Nationales (CAP, CTPU) ne participent pas à ce scrutin : ce sont les résultats de leurs votes en CAP/CTPU qui seront ajoutés aux résultats de ce scrutin pour déterminer la représentativité des organisations syndicales au CTPMESR (Comité Technique Paritaire Ministériel Enseignement Supérieur Recherche).

[2]Dans les Etablissements Publics des Sciences et Techniques (EPST), cette élection concerne : les agents contractuels permanents, les agents sur contrat à durée déterminée (dont thésards et post-docs), les agents sur poste d’accueil, les vacataires, les chercheurs étrangers. A l’université, elle concerne : les ATER, lecteurs, moniteurs, enseignants associés, instituteurs, allocataires de recherches, personnels hospitalo-universitaire, tous les personnels de l’ASU, les enseignants du second degré exerçant dans l’enseignement supérieur et contractuels de type second degré, tous les personnels non titulaires de droit public (Personnel Administratif sur Budget Propre, Non titulaires sur les Rompus de Temps Partiels), les vacataires non occasionnels (supérieur à 30 heures), etc.

[3] Quel crédit les citoyens peuvent-ils accorder aux dires d’un chercheur, en particulier sur des sujets controversés (OGM, vaccins...), si ce chercheur - fût-il lui-même parfaitement honnête - travaille dans un laboratoire qui reçoit des financements d’un fabricant d’OGM ou de vaccins ?

Le 30 janvier 2004, votez pour l’Union Syndicale G10-Solidaires !

et faîtes voter !

Voir en ligne : http://www.sudeducation.org/Consult...