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Publié : 11 avril 2014
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Le credo du maire de Joué : proximité et simplicité

Source :
la
NR du 11/04:2014

Le credo du maire de Joué : proximité et simplicité


Frédéric Augis a répondu hier
après-midi aux questions de la rédaction. - (Photo NR, Patrice
Deschamps)

Frédéric
Augis estime qu’il a remporté l’élection grâce à une campagne
de terrain. Une proximité qui aurait fait défaut à Philippe Le
Breton.

Il y a encore un mois, il
n’avait pas (doux euphémisme…) la faveur des pronostics. Car
Joué-lès-Tours apparaissait comme un solide bastion de la gauche,
détenu depuis 19 ans par Philippe Le Breton. Mais Frédéric
Augis l’assure : sa victoire aux municipales, le 30 mars,
n’est pas une surprise. Il l’a patiemment construite, depuis 2008, en
« labourant le terrain » et en développant ainsi avec la
population un rapport qui aurait, selon lui, cruellement fait défaut
au maire sortant : la proximité.

" Une vision moins autocratique du pouvoir "

« J’ai notamment participé à 32 réunions
publiques de précampagne pour dialoguer avec les Jocondiens, fait
du porte-à-porte, tenu des permanences
…  »,
rappelle le nouveau maire, qui évoque aussi une grande
« simplicité » dans son rapport aux autres. Et
bien que « le combat ait été âpre et difficile »
pour la conquête de la mairie, il n’a pas empêché un passage de
témoin « dans un esprit républicain » entre le
vaincu et le vainqueur.
« Philippe Le Breton m’a ouvert
la mairie dès le lendemain de l’élection et nous avons préparé
ensemble le conseil municipal d’installation »
, commente
Frédéric Augis. Mais trêve d’amabilités. Si le maire de Joué
reconnaît que son prédécesseur a su désendetter la Ville, il
estime qu’il « aurait peut-être mieux fallu investir à un
moment donné pour entretenir des voiries et un patrimoine sportif
vieillissants. »

Se posant comme « un
capitaine »
, il n’entend pas engager de bouleversements
dans les services et l’organigramme de la mairie, si ce n’est le
recrutement d’un directeur général des services (« C’est
ma priorité »
). Pour la gestion de la Ville au quotidien,
il revendique « une vision moins autocratique du pouvoir »
que Philippe Le Breton. Avec une propension à déléguer à ses
adjoints : « J’ai une équipe compétente, autant la
faire travailler ! »

Et à ceux qui doutent de sa
capacité à endosser le costume de maire d’une ville de
37.000 habitants, en n’ayant connu que la minorité municipale
depuis 2001, Frédéric Augis avance un exemple imparable : « Jean
Germain a bien fait plusieurs mandats dans l’opposition et il a su
mener la Ville quand il a accédé au pouvoir. »
Reste à
savoir si le nouveau maire de Joué affichera la même longévité
aux commandes de sa commune…

billet

Le culbuto

On comprend mieux aujourd’hui pourquoi Frédéric Augis
tergiverse tant dans l’affaire du tract distribué dans les boîtes
à lettres de la Rabière (NDLR : où il est dit que Philippe Le
Breton impose l’enseignement de la théorie du genre à l’école
Blotterie). S’il conteste fermement en être l’auteur et se dit en
désaccord avec les propos tenus, il reconnaît l’existence d’une
lettre envoyée le 14 mars à une Jocondienne. Il y écrit :
« Vous le savez comme moi, malgré les dénégations de la
gauche de Philippe Le Breton, la théorie du genre est présente
dans les écoles jocondiennes. »
Explications de
l’auteur : « J’ai envoyé cette lettre à titre
personnel, car j’avais entendu une cinquantaine de personnes me
parler de cette rumeur, il fallait les rassurer »
répond-il
sans se démonter devant l’énormité de la contradiction. Du coup,
l’homme n’exclut pas l’existence d’un tract venant de son propre
camp, mais à l’insu de son plein gré… Enfin, à propos des
accusations proférées par une association intégriste contre
l’institutrice de Blotterie qui aurait demandé à ses élèves de
se dévêtir ? « J’ai entièrement confiance en elle,
elle est de bonne réputation. Je suis contre toute
stigmatisation. »