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Publié : 9 avril 2014
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Joué-lès-Tours : le tract qui gâche l’élection municipale

 

Source Caroline DEVOS, in la NR le 08/04/2014 05:30

Joué-lès-Tours : le tract qui gâche l’élection municipale

Une manipulation "grotesque" dénoncent des parents d'élèves de l'école Blotterie, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), qui refusent la polémique créée par les Journées de retrait de l'école (JRE).  - Une manipulation "grotesque" dénoncent des parents d'élèves de l'école Blotterie, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), qui refusent la polémique créée par les Journées de retrait de l'école (JRE).  - (Photo NR, Patrice Deschamps)

Une manipulation "grotesque" dénoncent des parents d’élèves de l’école Blotterie, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), qui refusent la polémique créée par les Journées de retrait de l’école (JRE). - (Photo NR, Patrice Deschamps)

 

L’élection du maire de Joué-lès-Tours ; Frédéric Augis, sera-t-elle invalidée à cause d’un tract relayant des rumeurs autour de la "théorie" du genre ? Le tribunal administratif est saisi.

Depuis quelques jours, les esprits s’échauffent à Joué-lès-Tours sur fond de rumeur concernant la "théorie" du genre. L’affaire, qui s’est déclenchée le vendredi avant le second tour des élections, a déjà suscité une vague d’indignation, notamment dans le milieu enseignant. Mais elle a pris depuis une tournure plus politique.

Une institutrice de l’école Blotterie a en effet été visée par des accusations invraisemblables relayées sur Internet par la représentante locale du mouvement « Journée de retrait de l’école », Dalila Hassan. Dans une vidéo, celle-ci accuse froidement l’enseignante d’avoir fait déshabiller en classe un petit garçon et une petite fille et de leur avoir demandé de se toucher les parties génitales.

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La responsable de JRE (Journée de retrait de lécole) au plan national, Farida Belghoul, s’est elle-même déplacée à Joué-lès-Tours. Elle a notamment pris sous son aile la famille tchétchène du petit garçon censé avoir été victime des agissements de la maîtresse. Les parents ont été longuement entendus au commissariat mais n’ont pas déposé plainte pour l’instant. Le rectorat, l’institutrice et la directrice d’école ont pour leur part porté plainte pour diffamation.

L’affaire a subitement pris une nouvelle tournure lorsqu’il s’est avéré que ces accusations avaient été reprises dans un tract accusant le maire sortant Philippe Le Breton (PS)« d’imposer la théorie du genre dans les écoles » et appelant à voter Frédéric Augis (UMP).

Pourquoi le maire ne dépose pas plainte ?

Le nouveau maire de Joué-lès-Tours, très embarrassé, a nié en être l’auteur. Mais le tract n’est pas un faux grossier. Il reprend la photo de campagne, le logo et la typographie des documents de la liste conduite par le nouveau maire. Et l’on s’étonne forcément que Frédéric Augis n’ait pas encore déposé plainte.

En attendant, ce tract est l’argument utilisé par quatre citoyens de Joué-lès-Tours (proches de la liste PS battue) pour demander l’invalidation du scrutin dans une requête au tribunal administratif.

Caroline Devos