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Publié : 8 avril 2014
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(NR) : " C’est tombé sur une école... ça aurait pu en être une autre "

Source : Caroline
Devos, in la NR du 8/04/2014 05:46

"
C’est tombé sur une école... ça aurait pu en être une autre "

Le rassemblement a réuni, hier soir, deux cents personnes. - Le rassemblement a réuni, hier soir, deux cents personnes. - (Photo NR, Patrice Deschamps)

Le rassemblement a réuni, hier
soir, deux cents personnes. - (Photo NR, Patrice Deschamps)

Deux cents personnes ont manifesté
leur soutien à l’enseignante de Joué-lès-Tours victime
d’accusations “ intolérables ”. Une manipulation
“ grotesque ”.

La
famille tchétchène n’a pas porté plainte pour l’instant

Hier soir, devant les locaux de l’inspection d’académie, à
Tours, l’émotion et l’indignation étaient palpables dans la
manifestation de soutien à l’enseignante de l’école Blotterie, à
Joué-lès-Tours. « Ce sont des événements très graves,
commentait, au micro, Pascale Garzenne, enseignante à
Saint-Pierre-des-Corps, adhérente de Sud Éducation. Les
accusations qui visent notre collègue sont diffamatoires,
intolérables. La vidéo qui a été mise en ligne est grotesque et
mensongère. »
Cette vidéo, c’est celle dans laquelle la
représentante locale du mouvement « Journée de retrait de
l’école », Dalila Hassan, accuse une institutrice de l’école
Blotterie d’avoir fait déshabiller des enfants en classe et de leur
avoir demandé de se toucher mutuellement les parties génitales.

« Nous sommes là aujourd’hui pour dire notre opposition
à ces groupes aux propos nauséabonds
, précisait David Rivaud,
secrétaire départemental de Sud Éducation. Ce sont des
groupes, JRE pour ne pas le nommer, qui manipulent les parents.
C’est tombé sur une école, ça aurait pu en être une
autre. »

Dans la foule, une enseignante de maternelle
confirme que ce phénomène touche l’école au sens large. « Lundi,
des parents sont venus me voir, ils avaient reçu un SMS leur
demandant de ne pas mettre leurs enfants à l’école
,
commente-t-elle. Qui envoie ces SMS, je ne sais pasMais
ce sont des peurs qui se transmettent. C’est ridicule, l’égalité
entre les filles et les garçons, c’est le fondement même de
l’école. Oui, moi je dis aux enfants que les filles et les garçons
sont égaux et qu’ils ont les mêmes droits. »

" L’école joue son rôle "

Les parents d’élèves étaient également représentés dans ce
rassemblement de soutien. Hélène Dujardin, présidente
départementale de la FCPE, met en garde les parents contre les
manipulations. « On sait bien que l’égalité entre filles
et garçons est en recul ces derniers temps
, ajoute-t-elle.
Nous, nous sommes favorables à ce que l’école joue son rôle
dans ce domaine. Si ça ne se passe pas à l’école, ça ne se
passera pas plus tard. »
Et elle invite les parents « à
faire confiance à l’école de la République »
.

Caroline Devos