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Publié : 4 avril 2014
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NR : Joué-lès-Tours : la maman du petit garçon maintient ses accusations

Source : R.C., in La NR le 04/04/2014 05:38

Joué-lès-Tours : la maman du petit garçon maintient ses accusations

Des sympathisants de la Journée du retrait ont accompagné hier la maman tchétchène au commissariat de Tours. - Des sympathisants de la Journée du retrait ont accompagné hier la maman tchétchène au commissariat de Tours.

Des sympathisants de la Journée du retrait ont accompagné hier la maman tchétchène au commissariat de Tours.

[#articleChapo<-]Joué-lès-Tours. La maman du garçon de l’école de la Blotterie a porté plainte, hier, au commissariat. L’enquête devrait tirer cette affaire au clair.

Elle persiste et signe. La maman d’un petit garçon de 3 ans de l’école maternelle de la Blotterie qui aurait été, selon elle, déshabillé tout comme une petite fille puis contraint de se toucher mutuellement les organes génitaux, a porté plainte hier au commissariat de Tours. Cette mère, d’origine tchétchène, était accompagnée de proches, des militants et sympathisants de l’association radicale Journée de retrait de l’école (JRE).

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 Éducation nationale et syndicats avec l’enseignante

[#__mce_tmp<-]Elle a été fondée par Farida Belghoul, ancienne militante d’extrême gauche devenue proche d’Alain Soral, passé, lui aussi, à l’extrême droite. Déjà présente en Touraine en fin de semaine dernière, elle aurait été aperçue hier aux abords du commissariat. Elle communique peu et choisit de rares médias pour s’exprimer.
Même mutisme hier de la part des militants qui accompagnaient la maman. Celle-ci avait déjà déposé une main courante la semaine dernière. Elle ne pouvait faire plus en raison d’un problème de langue. Hier, l’interprète de russe, une Ukrainienne assermentée auprès du tribunal, est venue traduire la déclaration lors de la longue audition au commissariat. Plainte a-t-elle été déposée contre l’école ? Contre l’enseignante ? Les autorités ne communiquent pas plus que les militants de la JRE.
Une enquête suivra pour tirer au clair toute cette affaire très sensible. Depuis qu’elle a éclaté en fin de semaine dernière, l’Éducation nationale fait bloc derrière l’enseignante qui, d’après le directeur académique, Antoine Destrés, est assistée en permanence d’une Atsem dans sa classe.
Le rectorat a, d’ailleurs, lui aussi, porté plainte en diffamation tout comme l’enseignante et la directrice de l’école. Le directeur académique a d’ailleurs rappelé qu’il n’y a pas « d’éducation au genre » dans les écoles du département.
Un syndicat d’enseignant, le Snuipp, dénonçait à son tour « une campagne mensongère et réactionnaire qui vise à effrayer les parents d’élèves ». Le SNUDI-FO évoque aussi « des accusations mensongères ». Sud Éducation et le Réseau Éducation sans frontière apportent aussi leur soutien à l’école.

R. C.