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Publié : 1er avril 2014
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(libé) Théorie du genre : une institutrice mise en cause, le rectorat porte plainte

source  : libération. FrThéorie du genre : une institutrice mise en cause, le rectorat porte plainte AFP 31 mars 2014 à 21:51

Théorie du genre : une institutrice mise en cause, le rectorat porte plainte

Photo d'archive d'élèves dans une école primaire le 4 septembre 2012Photo
d’archive d’élèves dans une école primaire le 4 septembre 2012
(Photo Frank Perry. AFP)

Le rectorat de l’Académie de Tours-Orléans a annoncé lundi
avoir porté plainte pour diffamation contre le mouvement Journées
de Retrait de l’Ecole (JRE), qui accuse une institutrice de
Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) d’avoir incité deux enfants à
se livrer à des attouchements.

L’institutrice, ainsi que la directrice de l’école
maternelle Blotterie à Joué-les-Tours, ont également engagé des
poursuites judiciaires et « bénéficieront d’une protection
juridique fonctionnelle par les services du Rectorat », ont annoncé
les services de l’Académie dans un communiqué.

Le procureur de la République à Tours, M. Jean-Luc Beck, a
indiqué à l’AFP que la mère de l’enfant, âgé de 3 ans, dont
les propos rapportés par JRE sont à l’origine des accusations du
mouvement contre l’institutrice, s’est présentée au
commissariat mais que, ne parlant pas français, elle a été
invitée à venir déposer mardi en présence d’un interprète
agréé.

« Depuis samedi matin, une vidéo sur Internet met en cause une
maîtresse de l’ école maternelle Blotterie à Joué-les-Tours.
Dans ce montage, des propos diffamatoires sont tenus par la
présidente du collectif local des Journées de Retrait de l’Ecole »,
explique le rectorat qui apporte son « soutien total à l’équipe
pédagogique, en condamnant fermement cette diffusion ».

Mme Dalila Hassan, présidente du collectif JRE d’Indre-et-Loire,
n’est pas parent d’élève de l’école, précise le rectorat,
en relevant qu’elle a diffusé cette « vidéo diffamatoire » après
une rencontre, en sa présence, vendredi soir entre une mère
d’élève et la directrice d’école. « Plusieurs familles
s’étaient rassemblées devant l’école pour soutenir la
démarche de la mère de famille », indique encore le rectorat.

« Cette vidéo est relayée sur les réseaux sociaux et met en
cause le comportement de l’enseignante sans apporter la moindre
preuve de ces allégations », dénoncent encore les services de
l’Académie de Tours-Orléans.

« Des recours sont engagés pour interdire au plus vite la
diffusion de cette vidéo », a annoncé le rectorat.

Lundi matin, « l’Inspecteur d’académie a tenu à être
présent auprès de l’enseignante et de l’équipe pédagogique
pour répondre aux questions des personnels sur l’attitude à
adopter vis-à-vis des familles inquiètes ».

L’inspecteur « a demandé aux enseignants de continuer d’être
pédagogues, en expliquant qu’aucun cours d’éducation sexuelle
n’est dispensé à l’école maternelle ».

AFP