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Publié : 27 mars 2014
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Retour sur la journée d’action du 18 mars avec le délégué départemental de Solidaires

Source : La Rotative du 25 mars

Retour sur la journée d’action du 18 mars avec le délégué départemental de Solidaires
 

Au soir de la journée d’action du 18 mars, on a rencontré Eric Sionneau, délégué départemental de l’union syndicale SUD/Solidaires en Indre-et-Loire pour discuter de la mobilisation, de ses enjeux, et du combat syndical. A Tours, 1 300 personnes avaient manifesté contre le pacte de responsabilité.

Pourquoi avoir appelé à la grève le 18 mars ?

Par rapport au « pacte de responsabilité », signé par trois organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC et CFTC) [1]. C’est un « pacte de compétitivité » qui permet aux patrons d’avoir encore plus de moyens financiers, sans créer d’emplois à l’arrivée. C’est un chèque en blanc de plus signé au patronat.

Pour ce qui concerne Solidaires, la principale revendication était le retrait de ce texte. Il y avait également des revendications plus traditionnelles : l’augmentation des salaires, la question du chômage et de l’emploi – que les destructions d’emplois dans les grosses entreprises cessent. Ce sont des questions assez traditionnelles qu’on pose depuis pas mal de temps. Il y avait aussi la question du pouvoir d’achat.

Comment avez-vous mobilisé pour cette journée ?

Avec les moyens traditionnels. On fait essentiellement des distributions de tracts dans les entreprises où on est implantés. On a aussi un site internet, mais c’est pas ça qui mobilise. Même si, en amont des journées de mobilisation, on a remarqué qu’il y avait beaucoup de visiteurs sur le site. Un certain nombre de personnes viennent aussi voir ensuite ce qui s’est passé, et on publie des photos des manifestations. Parfois, on mobilise aussi grâce à l’organisation d’assemblées générales dans les boîtes, mais ce n’est plus vraiment la saison.

Quelles sont les conséquences de la signature d’un accord interprofessionnel comme celui du 11 janvier 2013 sur les acquis sociaux – les conventions collectives, par exemple ?

Le dernier accord national interprofessionnel (transposé dans la loi le 14 mai 2013) a remis en cause un tas de points du Code du travail. Ça joue sur les conventions collectives, mais aussi sur le quotidien au travail. L’ANI de janvier 2013 a notamment revu à la baisse le pouvoir des Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Il instaure également la flexibilité pour tous, conformément aux souhaits du patronat.

Cet accord, comme le pacte de compétitivité, constitue un chèque en blanc offert au patronat. Le patronat obtient ce qu’