local : MAISON DES SYNDICATS
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Par : D.R.
Publié : 23 mars 2014
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Ça casse et ça passe.

* Casse ou pas casse (des statuts)  ? 

C’est la question du moment à la veille du CTM (27 mars) qui doit valider les nouveaux décrets relatifs aux statuts des profs du secondaire. 

Et ça joue gros entre syndicats : il en va des résultats aux prochaines élections pro (4 décembre). A celui qui défend au mieux les intérêts des profs du secondaire !
Il va y avoir de la comm’… 


Pour certains (FO) il y aurait casse car la simple mention et référence à la question des 1607 h (cadre horaire de la fonction publique) laisserait penser que se cache derrière la volonté d’annualiser à outrance. 
Pour les autres (SNALC, SGEN-CFDT, SE-UNA), que nenni, au contraire, il y a protection des services bien fixés en maxima. 

Il faut être clair : les premiers voguent sur un argument un peu populiste dans la mesure ou les maxima de service sont bien dans les nouveaux décrets et que dans la vie d’un prof il y a bien autre chose que des séances de cours, et que cet autre chose est déjà bien annualisé de fait (et depuis 1950). Chacun gère bien ses préparations de cours comme il veut et quand il veut (et avec qui il veut), c’est d’ailleurs pour cela que les services ne dépassent pas les 15 ou 18 h (normalement…). 

Les seconds n’ont pas raison pour autant dans la mesure ou il est clair, et tous les ministres de droite ou de gauche l’ont dit à un moment donné, on veut faire travailler les enseignants beaucoup plus. Et c’est pas neuf ! Le discours qui consiste à penser (dans la haute administration) que les enseignants ne sont pas assez à ce qu’ils font n’est pas d’hier. Et celle qui est annoncée à l’EN a été on ne peut plus claire. Sans doute cela n’est pas écrit dans les décrets présentés ce jour, mais la porte pourrait s’ouvrir… 


Et puis il y a ce qu’aucun ne dit vraiment (et ce dont certains se réjouissent) : encore un pas de plus vers une autonomie plus grande des établissements, avec notamment la définition locale d’un certain nombre de tâches (et de rétributions) en Conseil pédagogique et Conseil d’Administration, un pouvoir renforcé encore pour les petits chefs d’Etablissement. Voilà la véritable nuisance (dans laquelle certains profs se roulent avec délectation d’ailleurs). 

Pourquoi n’en parle-t-on pas ? 

C’est par là que se fait en premier la remise en cause des statuts. C’est dans le bureau des chefs que l’enseignant-individualisé se retrouve obligé de céder à des pressions (sur les HS en particulier). 

Des pétitions circulent contre la casse, ou pour le maintien des anciens statuts.