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Par : D.R.
Publié : 19 février 2014
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Peillon et les statuts : la tactique du piolet

 

Peillon et les statuts : la tactique du piolet

19/02/14 18:15

Peillon et les statuts : la tactique du piolet

Faut-il croire que la méthode inaugurée par Claude Allègre pour réformer l’EN soit désormais abandonnée ? Peillon en quelques mois serait-il passé du bulldozer au piolet ?

Si Peillon veut se vanter aujourd’hui d’un accord historique avec la quasi totalité des syndicats sur la réforme des statuts, c’est assurément que la réforme en question n’apporte pas grand chose de neuf. Au plus grand regret de certains, d’ailleurs, qui voudraient que cela aille beaucoup plus loin dans la destructuration générale (comprendre autonomisation à outrance, et pilotage local, …).

On ne peut pas dire que la réforme du calcul de l’heure de chaire soit un enjeu majeur (car largement redistribué) et que, plus largement, ce qui est écrit dans les « nouveaux » statuts soit vraiment nouveau, car en grande partie déjà présent dans les anciens. D’où l’atonie générale des syndicats. Voire l’embarras des plus radicaux. Certains veulent encore se battre sur la définition de certains mots (« les missions complémentaires », les indemnités en lieu et place d’heures supplémentaires…) mais en fait rien de bien bouleversant, car autant de situations qui existaient avec une autre codification cependant.

Les réformistes peuvent crier à la victoire ayant sauvé l’EN de l’annualisation totale (en disant avoir obtenu des promesses gouvernementales, pour faire semblant d’avoir veillé au grain), et Peillon de bien savoir que ceux qui ne voteront pas ladite réforme (CTM du 24 mars) adopteront avant tout une posture syndicale (voire électoraliste en cette année décisive), posture qui s’accommodera au final très bien de cette nouvelle situation qui en plus alimentera leur fond de commerce.


Cependant il s’agit bien d’une victoire ministérielle. Pourquoi ?

Tout d’abord, il n’y a vraiment qu’une ch