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Publié : 8 février 2014
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Fiche 27 : La vidéosurveillance au travail en 7 questions

Les environnements de travail sont de plus en plus équipés de dispositifs de vidéosurveillance.
S’ils sont légitimes pour assurer la sécurité des biens et des personnes, de tels outils ne peuvent pas conduire à placer les employés sous surveillance constante et permanente.
Chaque salarié-e doit être informé-e individuellement de l’existence ou mise en place de la vidéosurveillance (avenant au contrat de travail, note de service, par exemple).
Quelles règles les employeurs doivent-ils respecter ?
Quels sont les droits des employé-es ?





Est-ce que la direction peut installer la vidéosurveillance pour surveiller les salarié-e-s ?



Non ! La vidéosurveillance ne peut être installée sur un lieu de travail qu’à des fins de sécurité des biens et des personnes à titre dissuasif ou pour identifier les auteurs de vols, de dégradations ou d’agressions.

 Les caméras peuvent être installées au niveau des entrées et sorties des bâtiments, des issues de secours et des voies de circulation. Elles peuvent aussi filmer les zones où de la marchandise ou des biens de valeur sont entreposés.

 Elles ne doivent pas filmer les salariés sur leur poste de travail (sauf circonstances particulières : salarié manipulant de l’argent, mais la caméra doit davantage filmer la caisse que le caissier).

 Les caméras ne doivent pas filmer les zones de pause ou de repos des employés, ni les toilettes. Si
des dégradations sont commises sur les distributeurs
alimentaires par exemple, les caméras ne doivent filmer
que les distributeurs et pas toute la pièce.

 Les caméras ne doivent pas non plus filmer les lieux de pause, les toilettes ou les locaux syndicaux.

Sur le lieu de travail comme ailleurs, les salarié-e-s ont droit au respect de leur vie privée.

Quelles sont les formalités avant la mise en place de la vidéosurveillance ?



 S’il s’agit d’un lieu non ouvert au public , le dispositif doit être déclaré à la CNIL. Si la Société comprend plusieurs sites ou plusieurs établissements, il faut qu’il y ait autant de déclaration qu’il y a de projet de mise en place.

 S’il s’agit d’un lieu ouvert au public , le dispositif doit être autorisé par le Préfet du département.

Qui peut visionner les images ?



Seules les personnes habilitées, désignées au moment de la déclaration à la CNIL ou à la Préfecture, et dans le cadre de leurs fonctions peuvent visionner les images enregistrées (le responsable de la sécurité de l’entreprise, par exemple).

Quelle information ?



Les personnes concernées (employés et visiteurs) doivent
être informées, au moyen d’un panneau affiché de
façon visible dans les locaux sous vidéosurveillance :
● de l’existence du dispositif,
● du nom de son responsable,
● de la procédure à suivre pour demander l’accès aux enregistrements visuels les concernant.

Combien de temps sont archivées les images ?



Le délai de conservation ne doit pas excéder un mois.

En règle générale, conserver les images quelques jours suffit à effectuer les vérifications nécessaires en cas d’incident, et permet d’enclencher d’éventuelles procédures disciplinaires ou pénales. Si de telles procédures sont engagées, les images sont alors extraites du dispositif (après consignation de cette
opération dans un cahier spécifique) et conservées pour la
durée de la procédure.

Est-ce que je peux être filmé à mon insu ?



Non. Les locaux placés sous vidéosurveillance doivent être dotés de panneaux affichés de façon visible et reprenant ces trois précisions :

 L’existence de la Vidéosurveillance,
 Le nom du responsable de la vidéosurveillance,
 La procédure à suivre