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Publié : 28 janvier 2014
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LA LETTRE DU MARDI 28-01-2014

Les Nouvelles Du Mardi

28 JANVIER 2014


Education prioritaire  : grèves dans le 92.

Cruel rappel pour Peillon et Hollande... c’est dans Libé. "Le collège Edouard Manet de Villeneuve la Garenne, l’un des premiers à s’être mis en grève lundi 20 janvier, classé Zep et zone violence, a perdu 56 heures, ce qui pourrait entraîner la fermeture de deux, voire trois classes. L’équipe est particulièrement amère. En 2012, sous la présidence Sarkozy, rappelle-t-elle, elle s’était mobilisée contre la baisse de 33 heures de sa DHG. Elle avait alors reçu le soutien de François Hollande et de Vincent Peillon qui s’étaient même déplacés le 6 mars 2012 : ils "avaient déploré cette perte et s’étaient engagés devant la presse à agir une fois au pouvoir". Jeudi, la grève s’était propagée dans une quinzaine de collèges et de lycées du 92. Et dans les Hauts de Seine : 27 établissements prioritaires sur 31 perdraient des heures (sources)
Des promesses aux actes... 

 

Pour SUD Éuc  : DHG : le choc de vérité pour la refondation Peillon.

Ni priorité à l’éducation, ni priorité au primaire, ni priorité au prioritaire  : leur seule priorité cest laustérité  !
Dans le 1er degré, les annonces précises des mesures de carte scolaire – d’ouvertures et de fermetures de classes dans les écoles – ont été repoussées après les municipales. Pourtant ce retard a des conséquences négatives pour les personnels, car le mouvement étant différé, les opérations devront se faire de manière resserrée, ce qui impliquera une augmentation de la charge de travail pour les personnels administratifs et une impossibilité d’anticiper pour les personnels enseignants. Mais tout cela est négligeable : quand on affiche une priorité au primaire, il vaut mieux éviter d’avoir à assumer les effets concrets de l’austérité gouvernementale à quelques semaines d’un scrutin électoral...
La priorité à l’éducation prioritaire annoncée à grand renfort de communication par V. Peillon donne lieu en particulier à un contrecoup terrible dans les établissements. Partout sur le terrain, les chiffres annoncés confirment que le budget est insuffisant, les créations de postes très inférieures aux besoins, la « refondation » un effet de communication.L’essentiel des créations de postes est en effet absorbé par la formation initiale et le rétablissement d’une année de stage après le concours. Ces créations ne permettent pas de compenser la hausse de la démographie scolaire
. Voir notre site fédéral


 

Des universités rentabilisables (et autonomes...)

A lire sur le Mammouth déchaîné : Quand le réenchantement passe par la valeur argent... On aurait dit cela d’un gouvernement libéral, finalement cela n’aurait choqué personne. Mais là quand même... En voilà fini une bonne fois pour toute de l’Université.
Les échos. Les universités incitées à devenir des centres de coûts et de profits. Masters simplifiés, présidents envoyés en formation : le gouvernement entend changer la culture des universités. Les universités sont « autonomes », répète souvent la ministre de l’Enseignement supérieur. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une vision de leur devenir. « La plupart des universités n’ont pas la culture d’un centre de coûts, confiait Geneviève Fioraso, mardi. Or, si on est autonome, si on gère son budget, on est un centre de coûts et un centre de profits. Il faut qu’elles acquièrent cette culture. » 
Lire la déplorable suite...

 

Conséquence : à Nantes, les étudiants en sciences de l’éduc. poussés vers la fac privée

L’université prévoit de fermer la licence sciences de l’éducation au moment même où l’université catholique ouvre une filière identique. Les étudiants nantais en sciences de l’éducation seront-ils obligés de s’exiler vers le privé ? C’est ce qui se profile pour la rentrée 2014 avec, simultanément, la fermeture de cette licence à la fac publique et l’ouverture d’une filière identique dans l’antenne de l’université catholique de l’Ouest (UCO). A lire sur l’Humanité.