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Par : D.R.
Publié : 24 janvier 2014
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Faut que cela paie !

Faut que cela paie !

24/01/14 20:39

* Des universités rentabilisables (et autonomes...)

Quand le réenchantement passe par la valeur argent...
On aurait dit cela d’un gouvernement libéral, finalement cela n’aurait choqué personne. Mais là quand même... En voilà fini une bonne fois pour toute de l’Université.

Les échos.
Les universités incitées à devenir des centres de coûts et de profits
Masters simplifiés, présidents envoyés en formation : le gouvernement entend changer la culture des universités.

Les universités sont « autonomes », répète souvent la ministre de l’Enseignement supérieur. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une vision de leur devenir. « La plupart des universités n’ont pas la culture d’un centre de coûts, confiait Geneviève Fioraso, mardi. Or, si on est autonome, si on gère son budget, on est un centre de coûts et un centre de profits. Il faut qu’elles acquièrent cette culture. » A l’heure où la réforme de la formation professionnelle offre des opportunités de recettes, la ministre précise : « Il faut savoir formater une offre et faire payer les factures. Et ne pas considérer que, lorsqu’on fait une prestation pour l’hôpital ou le CNRS, elle doit être gratuite parce qu’on fait partie du service public ! »
La ministre plaide d’autant plus pour « cette mentalité nouvelle » qu’elle espère voir le chiffre d’affaires des universités sur la formation passer des 640 millions d’euros par an actuellement à 1,5 milliard, voire 1,8 milliard en cinq ans. «  Il faut réenchanter les universités et les ouvrir sur le monde extérieur  », plaide-t-elle. Celles-ci pourraient s’emparer de la formation aux entreprises. Mais aussi participer à celle des chômeurs et à la validation des acquis d’expérience (VAE) des décrocheurs qui travaillent.
Lire la déplorable suite...


* Ca eut payé : le CESU.

Tous ceux qui touchaient des prestations CESU désormais le savent : au 31 décembre, les plafonds ont changé.

Ils sont abaissés ! Il faut bien financer le tournant libéral.

Décidément les socialistes n’auront jamais été aussi clairs.


* GREVES (et foutage de gueule) : dans le 92 (éducation prioritaire)

Cruel rappel pour Peillon et Hollande... c’est dans Libé.



"Le collège Edouard Manet de Villeneuve la Garenne, l’un des premiers à s’être mis en grève lundi 20 janvier, classé Zep et zone violence, a perdu 56 heures, ce qui pourrait entraîner la fermeture de deux, voire trois classes. L’équipe est particulièrement amère. En 2012, sous la présidence Sarkozy, rappelle-t-elle, elle s’était mobilisée contre la baisse de 33 heures de sa DHG. Elle avait alors reçu le soutien de François Hollande et de Vincent Peillon qui s’étaient même déplacés le 6 mars 2012 : ils "avaient déploré cette perte et s’étaient engagés devant la presse à agir une fois au pouvoir".

Jeudi, la grève s’était propagée dans une quinzaine de collèges et de lycées du 92

Et dans les Hauts de Seine : 27 établissements prioritaires sur 31 perdraient des heures (sources)

Des promesses aux actes...
"Comment justifier qu’on enlève des moyens à des collèges en réseaux d’éducation prioritaire pour les donner à des établissements ayant un recrutement social très privilégié ?," et ce, trois jours seulement après après le lancement du plan Peillon, se demande le Café Pédagogique.

Ca va mal en effet dans les Hauts-de-Seine où l’on qualifie les paroles du ministre en faveur de l’Éducation Prioritaire de "mensonge d’État" :

Grève à Villeneuve la Garenne depuis lundi, manifestations à Nanterre jeudi matin ; appel à la grève reconductible à Colombes ; le 92 est en ébullition et le mouvement risque de s’étendre avec plusieurs grèves d’ores et déjà prévues dans d’autres villes... Source

"La majorité des établissements en zone d’éducation prioritaire voient leur prévision de Dotation Horaires Globales amputées, malgré une tendance à l’augmentation de l’effectif des élèves. 350 heures d’enseignement en moins par exemple pour ceux de Colombes. Les classes seraient plus chargées, les équipes pédagogiques et éducatives devraient renoncer à des pratiques innovantes permettant d’aider les élèves en difficulté.

Pas moyens de faire autrement, prétend l’administration  : les augmentations d’effectifs sont plus forts dans les établissements réputés moins difficiles, où le ratio heures/élèves est déjà très faible. Donc, des moyens affectés aux zones d’éducation prioritaires sont transférés à ces établissements afin que les horaires légaux de cours puissent y être assurés, dans des classes surchargées.

Pas question pour les personnels et les parents rassemblés de tomber dans le panneau, de jouer la concurrence entre établissements, encore moins de laisser tel bahut se faire dépouiller en y grappillant des heures pour rendre la misère moins insupportable ailleurs. C’est la dotation du département qui doit augmenter. Les assemblées des personnels à Colombes et à Nanterre, auxquelles participaient des parents FCPE, sont en phase avec le front syndical uni."

Mais selon que vous serez au pouvoir ou dans l’opposition...


* IFRAP (dans ta gueule) : Contractuel, métier d’avenir dans l’EN

C’est le nouveau message de l’iFRAP et d’une bonne partie de la droite

Voici les propositions de l’iFRAP pour (faire des économies) améliorer les performances de l’école et lui faire atteindre les sommets des classements PISA... Que du profès social...

http://www.ifrap.org/Repenser-la-fo...,13825.htmlour le « stock », c’est-à-dire les professeurs déjà titulaires" : Une vingtaine d’heures de cours par semaine (annualisation de 710 à 750 h face aux élèves) avec en plus des heures de tutorat, d’orientation, de conseil et de réception des parents, interventions des profs de collège en primaire et inversement, bivalence, etc.

"
Pour le «  »flux », c’est-à-dire pour les futurs professeurs" : annualisation du temps de travail aussi, mais services horaires définis par les chefs d’établissement avec généralisation de la bivalence.
Passage d’une fonction enseignante statutaire à des emplois contractuels, la règle étant celle du CDD pouvant évoluer en CDI après 6 années. Disparition du concours au profit du diplôme d’aptitude et recrutement par les chefs d’établissements dont l’autonomie serait renforcée.

Naturellement, l’iFRAP est consciente que son projet pourrait se heurter à
quelques oppositions syndicales, mais pense qu’il serait possible d’en venir à bout par des "mesures catégorielles de revalorisation par « redéploiement » d’une partie des économies réalisées".

Tous les syndicats sont des vendus c’est bien connu...


* Chatelement votre. Nos ex se déchainent.

La mode des MOOC fait des ravages.

Luc Chatel, qui s’exerce à devenir chef, va-t-il céder à la mode du MOOC en lançant un cours d’art culinaire en ligne ?

Il explique ici comment rester élégant et modérer son embonpoint tout en étant gastronome...


capture d’écran prise ici
http://www.metronews.fr/conso/l-ate...
Chatel cuisine

 

Voir en ligne : http://www.le-mammouth-dechaine.fr/...