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Publié : 22 janvier 2014
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DHG : 1ères grèves dans le 92

Les enseignants du collège Édouard Manet de Villeneuve-la-Garenne ont déclenché un mouvement de grève reconductible le lundi 20 janvier, suivi à plus de 90%.

Les enseignants du collège Edouard Manet de Villeneuve-la-Garenne
(92390) ont déclenché un mouvement de grève reconductible le lundi
20 janvier, suivi à plus de 90 %.

A l’heure où le Président de la République et son ministre de
l’Education, annoncent des moyens sans précédent consacrés à
l’Education prioritaire, les enseignants du collège Edouard Manet
de Villeneuve-la-Garenne, classé ZEP et Zone Violence, viennent
d’apprendre la perte de 56 heures dans la dotation de leur
établissement pour la rentrée 2014 (soit une perte équivalente à
deux, voire trois classes), malgré la stabilité de ses effectifs.

Cette situation est en contradiction totale avec les besoins de ce
collège, qui, de plus, a connu, à l’automne dernier, de graves
faits de violence ayant entraîné l’exercice d’un droit de
retrait, suivi de la mobilisation de l’ensemble de la communauté
éducative.

La rentrée 2012 a été pour l’ensemble des personnels du
collège l’une des plus difficiles à assurer en raison d’une
Dotation horaire globale (DHG) en baisse de 33 heures, décidée sous
le mandat de Nicolas Sarkozy. À cette occasion, nous avions même
reçu le soutien de François Hollande et de Vincent Peillon, qui
s’étaient rendus, en personne, dans notre établissement le 6 mars
2012, et qui avaient déploré cette perte sèche en s’engageant
devant la presse à agir une fois au pouvoir.

François Hollande avait alors déclaré qu’il fallait « plus
de moyens, plus de ressources, plus d’enseignants dans les zones
défavorisées. Car [son] objectif n’est pas seulement de lutter
contre l’échec. C’est aussi de permettre aux enfants d’atteindre
l’excellence ». Il s’était au passage insurgé contre la
baisse de moyens, s’étonnant que « là où on devrait avoir
plus d’heures de soutien, on coupe des moyens ! »,
rappelant que l’engagement qu’il avait pris des « 60000
postes » servirait les zones défavorisées, en particulier par
le maintien des moyens dévolus à la pédagogie.

Un tour rapide de la situation des dotations dans les
Hauts-de-Seine fait apparaître que sur 31 établissements classés
« Education prioritaire », 27 perdent des moyen