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Par : D.R.
Publié : 15 décembre 2013
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Performitude

 

Performitude

15/12/13 09:46

* « Dialogue de performance » dans la salle des profs.

Pour ceux qui croyaient que cela n’arriverait jamais jusque dans leur salle des profs, et que le discours sur les compétences était vertueux, voici ce qui se passe dans le 49.

Un DASEN très performatif.

Le DASEN du 49 en effet, fait en ce moment la tournée des établissements (des lycées en particuliers) pour tenir des « rencontres », lycée après lycée, convoquant, à chaque fois, le proviseur et deux élus du CA de chaque établissement . Les rencontres provoquées portent le doux nom de « DIALOGUE DE PERFORMANCE » (sic).

Pris sur le vif, ou profondément en phase avec ce genre de discours, ou tout simplement encore imbéciles, un certain nombre de collègues enseignants se retrouvent autour de la table pour discuter avec le DASEN sous la férule de leur chef d’établissement,
sous couvert de représentativité démocratique.

Performance de quoi ?

C’est bien la question qu’il faut poser. De quoi va-t-on parler ? Qu’est-ce que la performance ? Chacun enseignant a peut-être une idée ce que peuvent-être ses « performances » (de bons résultats, la reconnaissance de ses élèves, le sentiment d’avoir intéressé...), mais le sujet est ailleurs. Pas question de s’intéresser à des éléments aussi subjectifs et inclassables.

L’enjeu est tout autre et doit bien être compris dans le
cadre conceptuel de la novlangue manageriale qu’on nous impose depuis l’OCDE ou le Conseil Européen, et qui ne cache que des préoccupations comptables, la nécessité d’un retour sur investissement, au coeur de « l’économie de la connaissance » (rappel sur ce point, une analyse édifiante là).

Il faut moins de redoublements, moins de savoirs enseignés, moins de profs titulaires, plus d’élèves dans les classes Ne l’oublions pas : il faut « identifier les besoins en matière de formation », puis « augmenter la pertinence de l’éducation et de la formation vis-à-vis du marché du travail » afin qu’ils fournissent « un dosage approprié d’aptitudes et de compétences » (Conseil européen). Et en plus « tous [les élèves] n’embrasseront pas une carrière dans le dynamique secteur de la « nouvelle économie » – en fait, la plupart ne le feront pas – de sorte que les programmes scolaires ne peuvent être conçus comme si tous devaient aller loin » (OCDE).

Ainsi le dialogue proposé, c’est la mise en concurrence des établissements, des personnels, des disciplines, en surfant sur l’individualisme ambiant. Objectifs proposés (imposés) par l’OCDE, et mis en place par Darcos, Chatel puis Peillon, (Cf. Le rapport 2011 de l’OCDE sur l’éducation, un manifeste pour une école « rentable » ? article en ligne là)

Et pour donner le change, le DASEN appâte les braves gens avec la promesse d’une poussière d’heures sup qu’il réserverait aux établissements les plus « méritants ». De quoi assurer quelques danses du ventre et appâter le goujat.



* Ambiance de rentabilité, toujours. A l’Université.

C’est à l’Université de Tours que cela ce passe.

La Rotative. FERMETURE TEMPORAIRE DE LA LICENCE D’ALLEMAND : « ON NOUS DEMANDE DE FORMER DES ÉTUDIANTS POUR LES EMMENER AU TRAVAIL »

Entre gestion managériale et recentrage sur les formations conduisant le plus rapidement à l’emploi, l’université évolue… La fac de Tours ne fait pas exception et lorsqu’on ajoute à cela l’image négative de l’allemand en France cela conduit à la fermeture, pour l’instant temporaire, de la licence 1 d’allemand. Interview avec Emmanuelle, maître de conférences du département d’allemand de l’université de Tours.

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* Pour faire passer ses réformes, Peillon a besoin de "chefs" dans les écoles

La mise en œuvre des réformes Peillon ne peut se faire sans la promotion de vrais petits chefs dans les écoles :

C’est ce qu’on peut lire sur le Portail du Gouvernement : http://www.gouvernement.fr/gouverne...

"La mise en œuvre des priorités de la refondation de l’école - scolarisation des moins de 3 ans, dispositif "plus de maîtres que de classes" et nouveaux rythmes scolaires - nécessite un recentrage des missions pédagogiques et une reconnaissance financière du métier de directeur d’école."


Ce sont le GDiD, le SE-UNSA et le SGEN qui vont être contents...


* Sciences po en région pas mieux financé que les instituts cathos...

IEP de Lille : "La part de l’Etat [dans notre budget de fonctionnement] n’est plus que de 31%, reconnait le directeur lillois, Pierre Mathiot." source

Autrement dit, l’État ne refile pas plus de fric à ces établissements publics qu’aux instituts cathos d’enseignement supérieur...

IEP bientôt privatisés ?


* Pas de bisou dans les écoles !

A six ans, il est accusé de harcèlement sexuel pour un bisou sur la main

(C’est aux USA que ça se passe).

source "Un petit garçon américain de six ans a été suspendu de l’école pour avoir embrassé une camarade de classe sur la main. Hunter a été accusé de harcèlement sexuel. Vous avez bien lu. La maman du petit garçon est évidemment outrée. "Une action aussi extrême n’a pas lieu d’être avec un enfant de six ans", a-t-elle déclaré à CNN. "Maintenant, mon fils me demande : C’est quoi le sexe, maman ?"

Hunter avait déjà eu des problèmes à l’école auparavant. Il avait été suspendu pour s’être bagarré et pour avoir embrassé la même petite fille sur la joue.

Pour l’école, ce comportement se classe dans la catégorie "
harcèlement sexuel" pour la simple raison qu’il s’agit d’"attouchements non désirés". "Notre principal intérêt est que ce comportement cesse", a confié Robin Gooldy, de la Canon City Schools dans le Colorado. "Parce qu’il ne s’agit pas seulement de l’élève sanctionné mais aussi de l’élève qui a reçu les avances non désirées. Nous devons penser aux deux élèves dans cette situation."

La maman de Hunter affirme que son fils et la petite fille "agressée" sont copains. "Elle aime bien être avec lui". Elle demande que le dossier de son fils soit nettoyé de toutes les accusations.


De nombreuses personnes s’insurgent sur la toile et prennent la défense du môme affectueux. "L’école a probablement traumatisé cet enfant pour la vie", écrit une internaute. "Pauvre enfant, il est trop jeune pour savoir ce qu’est le harcèlement sexuel", écrit une autre. "

Et en plus, les parents du petit garçon donneur de bisous osent se plaindre ! Les ingrats devraient plutôt se confondre en remerciements car leur fils a eu beaucoup de chance de ne pas être arrêté et menotté comme cela arrive parfois dans les écoles américaines...

Mais le cas n’est pas rare aux USA : voir par exemple sur ce sujet :
Une fillette de 6 ans menottée dans une école américaine : http://tempsreel.nouvelobs.com/mond...

Le dernier cri de la modernité : les "Velcro handcuffs" (parfaitement adaptées pour menotter les enfants dès la maternelle) !
http://gothamist.com/2008/01/27/cuf...


 

Voir en ligne : http://www.le-mammouth-dechaine.fr/...