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Par : D.R.
Publié : 9 décembre 2013
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Syndicaleries

Syndicaleries

09/12/13 20:15

* Minimum syndical ? Suite à la FSU...

C’est au tour du SNES d’avoir l’air louche alors que ça réforme dur au ministère. Et que fait le SNES face à une évolution majeure des décrets de 50 ?

C’est la question que pose le site initiative communiste, qui visiblement flaire bien l’ambiance, et mène une analyse (en bon connaisseur semble-t-il dudit syndicat) que confirme d’ailleurs le dernier numéro de l’US tout aussi flottant dans la définition de la position syndicale.


Le SNES-FSU et Vincent Peillon : Drôle de jeu, ou l’illusion du « qui perd gagne » ?

Face [ces réformes], le SNES, principal syndicat du Second degré, a usé d’une stratégie de communication qui est apparue de plus en plus suspecte aux yeux des bases militantes  :

  • pas de protestation forte contre les modalités de ces discussions (calendrier hallucinant : projet transmis le 18/11 et discussions achevées à la mi-décembre ; aucune consultation des personnels) ;

  • l’acceptation de « l’entrée par les missions » (donc de la liste du bloc 2), sous prétexte de « rendre visible la réalité du travail enseignant » ;

  • des modifications qualifiées « d’avancées importantes » (par exemple le fait de remplacer « 1607 heures » par « le temps de travail applicable à l’ensemble de la Fonction publique »), alors qu’elles laissent en l’état les mesures les plus dangereuses ;

  • contestation ferme du pouvoir renforcé des chefs d’établissement par rapport à l’attribution de missions rémunérées ;

  • pas de rejet clairement exprimé du redéploiement opéré entre catégories de professeurs (ceux qui bénéficient d’une diminution de leur temps de service, grâce à une « pondération » / ceux qui voient le leur s’allonger, parce qu’ils perdent leur décharge statutaire ou la prise en compte des effectifs lourds de leurs classes).

Face au tollé déclenché par ce projet chez les professeurs de classes préparatoires (dont la plupart verraient leur temps de service en CPGE augmenter de 10 à 20%), le SNES a lancé un appel à la grève pour le lundi 9/12, mais en le limitant aux seuls professeurs de CPGE, laissant le reste de la profession dans une position d’attente du résultat de « discussions en bilatérale » avec le ministre.
Absence de critique ouverte et ferme contre le projet ministériel, priorité donnée à une démarche de lobbying, tendance à l’attentisme…, un positionnement syndical est à l’œuvre, qui nous éloigne un peu plus du syndicalisme de lutte pourtant revendiqué par le SNES dans son dernier Congrès, et qui désarme les bases militantes dans leur volonté de construire les mobilisations convergentes indispensables pour gagner la revalorisation nécessaire (augmentation des salaires – reconnus parmi les plus bas d’Europe -, et diminution du temps de travail – inchangé depuis 63 ans… -).

* Que veut/pense/dit le SNALC ?

Et bien on ne sait plus trop non plus. Voici que, dans un communiqué, il fustige Peillon qui s’attaque aux CPGE mais se réjouit de la mise à plat des statuts du secondaire et soutient l’ambitieuse réforme en cours.

Faudrait leur dire que de l’un dépend l’autre... L’art de la rhétorique a de plus en plus de mal à cacher un appui bien embêtant...

Snalc

Le SNALC, ni à gauche, ni à droite ! A l’extrême centre alors ?


* Avenir de la fonction publique : Des négociations pour tout changer ?

C’est du moins ce que voudrait l’iFrap... (et une bonne partie de la droite). Le gouvernement va-t-il le faire ?
Voir ce qu’en dit 20minutes.


Grilles indiciaires et traditionnelles catégories (A, B, C) pourraient voler en éclat au profit de grilles par filières professionnelles (enseignement, médicosocial, etc).
Les ultralibéraux de l’iFrap rêvent déjà d’une individualisation totale ou quasi totale des carrières et souhaiteraient que la France s’inspire du modèle allemand où la plupart des agents publics sont recrutés sous contrat de droit privé et où le statut de fonctionnaire est réservé à une minorité d’agents publics (1,6 million sur cinq millions d’agents publics) .



* Et pendant ce temps là certains s’en mettent plein les poches :

Ufal : Financement détourné de l’enseignement privé confessionnel par l’État au travers d’associations


En 2011, plus de 20% des subventions accordées aux associations par le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche sont allées à des associations gestionnaires d’établissements privés d’enseignement supérieur confessionnels (26,5 M€ sur 129 M€).
Les instituts catholiques se taillent la part du lion avec 8,2 M€ pour celui de Paris, 7,42 M€ pour celui de Lille, 4,9 M€ pour celui de Lyon et 2,8 M€ pour celui de Toulouse.
Au nom de quoi le Ministère finance-t-il ces établissements privés confessionnels, qui d’ailleurs usurpent illégalement pour la plupart l’appellation d’Université ?
Voilà bien un financement détourné de l’enseignement privé confessionnel par l’État au travers d’associations.

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Voir en ligne : http://www.le-mammouth-dechaine.fr/...