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Par : D.R.
Publié : 18 novembre 2013
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Ça attaque...

  Ça attaque...
18/11/13 17:00

 
* Groupes de travail au ministère sur les statuts, c’est parti !

Et les premières propositions fuitent de-ci, de-là, dans la presse. Certains syndicats seraient déjà informés, d’autres assurément ne le sont pas. Certains sont déjà pour.

Ainsi selon Le Monde, qui reprend les propos de Peillon, des économies sérieuses sur les profs de prépa seraient envisagées, ce qui ouvrirait des perspectives de revalorisation des profs de ZEP.

« Le ministre de l’éducation nationale envisage de diminuer le nombre d’heures de cours des professeurs en ZEP – d’une heure et demie à deux heures en moins par semaine, de source syndicale. Toutes les écoles et les collèges de l’éducation prioritaire ne seraient pas immédiatement concernés [ah, ben déjà ça commence]– dans un premier temps, seulement ceux qui concentrent le plus de difficultés.

Pour financer cette mesure, avec un budget serré, le ministre pourrait engager une réforme conduisant à alléger la feuille de paie des professeurs de classes préparatoires. Celle-ci peut atteindre des sommes inégalées – jusqu’à plus de 100 000 euros par an, selon la Cour des comptes. »

De même selon certaines sources, la disparition en lycée de l’heure de chaire serait d’actualité et remplacée par la pondération de certaines heures (à examen).

Premières infos/pistes du ministère Peillon :

- pas de remise en cause des maxima de service (c’était pas joué ça, mais...)
- vers une indemnisation de nouvelles missions (liées à l’inspection, à la coordination). C’est ce que l’on avait déjà dit là.
- pondération de 10% (non plafonnée) accordée pour chaque heure de cours aux professeurs exerçant dans les établissements les plus difficiles
- pondération de 10% pour chaque heure de cours (plafonnée à une HSA) pour les enseignants de 1er et term.
Et fin de l’heure de chaire...

A suivre


* Projets Éducatifs Territoriaux : vers un nouvel abaissement des taux d’encadrement et des normes de sécurité

Alors que les normes d’encadrement des activités périscolaires avaient déjà été réduites en août dernier (un animateur pour quatorze enfants de moins de 6 ans contre 10 enfants auparavant / Décret n° 2013-707 du 2 août 2013), Vincent Peillon suggère qu’il serait possible de les alléger à nouveau pour aider les communes à faire face aux difficultés financières induites par sa réforme.

"Nous continuerons, dit-il, [à apporter des aménagements] et le Premier ministre aura l’occasion de s’exprimer sur les taux d’encadrement après la classe pour faciliter l’accueil périscolaire".
source

Non seulement le taux d’encadrement des activités périscolaires après la classe pourrait ainsi être réduit à nouveau, mais les centres aérés (comme le demandent certains maires) pourraient aussi être touchés par ces mesures d’économie et "d’harmonisation"...

Les animateurs peuvent donc être légitimement inquiets face à la flexibilité accrue qui va leur être imposée, sans parler des problèmes de sécurité auxquels ces nouvelles mesures pourraient exposer les enfants...

D’autant que les contrôles en la matière devraient de toutes façons être fort légers puisque, selon le journal des communes, les normes en ce domaine n’ont jamais été bien respectées : ainsi, "dans de nombreuses communes, de toutes tailles, les taux d’encadrement (...) peuvent atteindre 1 animateur pour 25 enfants voire 1 pour 30." http://www.journal-des-communes.fr/actualites/4024/

Ca va s’arrêter où ?


* HG en lycée pro : réforme ou censure des programmes ?

La contestation a-t-elle un jour existé ?

On peut se le demander à la lecture des nouveaux programmes qui marquent un « allegement » quelque peu sélectif. Dans sa dernière publication (p. 10) SUD éducation dénonce celui-ci qui visiblement ne se fait pas n’importe comment.

En effet, sont supprimés les passages sur :
-1936 - les occupations d’usines (1ere) ;
- le programme du CNR (1ere) ;
- L’échec américain au Vietnam (Term) ;
- l’étude de l’Amérique latine (Term) ;
- Mai 68 et toute la Ve république (Term) ;

Bref « on obtient une violente ponction de toute les situations de contestation de l’ordre établi ou tentative d’alternative au modèle économique dominant ». [étonnant non ? Faudrait pas non plus apprendre à dire non, Gattaz n’aimerait pas]

MAIS c’est pas grave, car enseigner dans un LP, ce n’est même pas un métier qui s’apprend. Voyez plutôt :


* Fermeture en catimini des formations de profs de Lycée pro ?

C’est ce que dénoncent (aussi) certains formateurs sur le site AggionamentoHG, face à la réforme des ESPE :

A l’heure où le ministère entend pour la énième fois revaloriser la voie professionnelle dans le cadre de la refondation de l’école,  les masters dédiés à l’enseignement dans ces mêmes lycées professionnels dans le domaine disciplinaire des Lettres-Histoire/Géographie ferment en catimini sans apparemment susciter ni tollé, ni émoi. A cette rentrée ce sont déjà deux de ces masters qui ont disparu, ceux d’Amiens et de Rouen. La raison avancée le plus souvent, est le faible nombre d’inscrits. Il faudrait y ajouter que la décision de supprimer ces formations ne rencontre pas de fortes oppositions et peut s’opérer sans vague, ni bruit.
A ce jour le master Lettres-Histoire/Géographie dans lequel nous sommes collectivement impliqués, porté conjointement par l’université d’Artois et l’ESPE Lille Nord de France est menacé de fermeture à l’horizon de la rentrée 2014 si les effectifs inscrits en première année de master n’augmentent pas sensiblement.
Pourtant, il est le seul master de ce type offert dans l’ensemble de l’académie de Lille et le seul au nord de Paris.

Lire la suite.

Voir en ligne : http://www.le-mammouth-dechaine.fr/...