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Publié : 18 novembre 2013
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Michelin : vers un accord entre direction et salariés

L’accord inclut la suppression de plus de 450 postes à l’usine Michelin de Joué-lès-Tours, présente ici depuis 1961, un site qui compte encore 924 salariés et qui en a connu jusqu’à 4.000…

Voir l’article du 16 novembre 2013 de "La Nouvelle République" ci-dessous :

Trois des quatre syndicats de salariés de Michelin devraient signer un accord avec la direction, lundi soir, avant la fermeture partielle du site de Joué.

Depuis l’annonce, en juin dernier, de l’arrêt de l’activité poids lourds à l’usine Michelin de Joué-lès-Tours et du départ forcé de 80 % du personnel, et au terme de plusieurs semaines de conflit social, une majorité du personnel et la direction sont sur le point de s’accorder sur un plan social. Trois des quatre syndicats de salariés (Sud, CGC, CFDT) devraient signer le dernier texte que la direction a présenté, mercredi soir, au cours d’une ultime séance de négociations. « Après trois heures de débats, la direction a accepté de revoir à la hausse ses propositions par rapport aux années d’ancienneté. Les gens partiraient avec 30.000 €, plus 500 € par année d’ancienneté », indique Olivier Coutant, représentant du syndicat Sud, majoritaire auprès du personnel.

Pas de fermeture totale avant 2019

« Michelin a fait de réelles avancées et s’est aussi engagé à maintenir l’activité pour les 200 personnes restant sur le site jusqu’à fin 2019. Si le site devait fermer avant cette date, les personnes bénéficieraient du même plan. »

Les représentants du syndicat Sud ont présenté cet accord aux trois équipes du matin, du jour et du soir. À main levée, 90 % des salariés l’auraient approuvé. « Quand on est représentant du personnel, on doit accepter la décision des salariés », indique Olivier Coutant. Une pique adressée à ses collègues élus de la CGT, qui n’envisagent pas de signer pas cet accord.

« Il suffit que deux syndicats l’approuvent pour que cet accord soit applicable. Il le sera car nous le signerons, la CGC aussi, et la CFDT, non présente sur le site, devrait faire de même », assure Olivier Coutant.

Si l’accord est définitivement signé en décembre, les premiers départs effectifs auront lieu début mars. Il resterait alors 200 salariés sur le site, pour 920 actuellement (voir ci-contre). 282 employés se verraient proposer une mutation au sein du groupe Michelin.

Les promesses de la direction

Les organisations syndicales ont jusqu’à lundi soir pour se porter signataire de cet accord, qui, selon la direction du groupe Michelin, « intègre de nombreuses avancées faites en cours de négociation. Il détaille un dispositif d’accompagnement très complet qui permettra à chacun de rebondir vers une situation durable, indique Sophie Perrier, du service de presse de Michelin à Boulogne-Billancourt. « 200 personnes resteront travailler sur le site ; 454 personnes pourront intégrer un dispositif de fin de carrière qui leur permettra d’arrêter de travailler plus tôt ; nous proposerons aux 271 autres deux postes dans l’un des 14 sites de Michelin en France, et de nombreuses mesures viendront faciliter ce choix ; ceux qui ne pourraient pas quitter la région bénéficieront d’un accompagnement professionnel personnalisé vers un nouvel emploi, qu’il s’agisse d’une formation à un nouveau métier ou d’une création d’entreprise. Et cela, jusqu’au retour à l’emploi. »

Pascal Landré

Voir en ligne : http://solidaires37.org/spip.php++cs_INTERRO++ar...