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Publié : 14 novembre 2013
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Manif du 13-11 : 300 manifestants à Tours ( la NR)

source : Pascal Landré, Réforme : à chaque jour sa manif...,la NR du 14-11-2013

Réforme : à chaque jour sa manif...

300 enseignants, parents d’élèves et écoliers ont défilé, hier, à Tours, pour protester contre la réforme des rythmes scolaires. Nouvelle manifestation ce matin, en écho à une grève nationale.

En première ligne, une vingtaine de petits écoliers scandent les mots que papas et mamans soufflent dans leur dos : « Enfants fatigués, réforme ratée ! », « Nous sommes des écoliers, pas des rythmes ! »
Derrière les minots, 300 personnes – parents d’élèves, enseignants du premier degré – forment le cortège des mécontents qui, ce mercredi après-midi, réclament l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires.

Des syndicats " pas opposés à une réforme "

« Nous ne sommes pas contre l’idée d’une réforme, elle est nécessaire, mais elle n’est absolument pas applicable en l’état », observe une jeune enseignante de maternelle. Venue avec trois de ses collègues de l’école d’Azay-sur-Cher, la maîtresse précise « à Azay, la mairie veut tout mettre en œuvre l’an prochain, avec les parents et les enseignants pour que ça se passe bien. Mais partout où la réforme a été déjà été appliquée, ça ne fonctionne pas. Il manque des finances, des locaux et des intervenants qualifiés. Telle qu’elle a été conçue, cette réforme n’est pas faisable, notamment dans les petites communes ».
Un discours qui trouve un écho, au micro, chez les représentants des syndicats Snuipp FSU 37 et Sud Éduc 37, associés dans le mouvement à deux autres organisations, le SE-Unsa 37 et la CGT Éduc 37.
« Le ministre de l’Éducation est atteint de cécité et de surdité », gronde Paul Agard, du Snuipp, ajustant sa critique par un rappel de la position de son syndicat : « Nous ne voulons pas l’abandon de toute réforme pour l’école, mais nous demandons une réelle concertation collective, ce qui n’a pas existé dans de nombreuses communes où la réforme a été mise en place. »
Sa collègue de Sud, elle, insiste sur « le préalable à toute réforme qui est, d’abord, moins d’enfants par classe ». Le cortège achève sa marche dans le calme, devant les grilles de la préfecture. L’atmosphère est bon enfant, ça va de soi. Une délégation d’enseignants et de parents est reçue au cabinet du préfet.
Et ce matin, on remet ça, place de la préfecture, à 10 h 30, « contre les rythmes scolaires Peillon ».
Une seconde manifestation en deux jours qui s’inscrit, elle, dans l’appel à la grève nationale lancé par les syndicats des territoriaux FO et CGT et des enseignants des écoles FO, CGT, Sud et Faen.

Pascal Landré
Photo NR, Patrice Deschamps