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Publié : 16 octobre 2013
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MICHELIN : "Négociations au point mort "

source : la Nouvelle République, art. de Bruno Pille publié le 16/10/2013 à 05:38

 Négociations au point mort

Après cinq heures de discussions, les syndicats et la direction de Michelin se sont quittés sans solutions. Le bras de fer continue après huit jours de grève.

Du petit pneu lisse d’un karting à l’enveloppe du tracteur, les pneumatiques continuaient de brûler hier après-midi devant l’entrée du personnel de l’usine Michelin de Joué-lès-Tours. Du plus petit au plus gros, au four et… au moulin. Pendant ce temps, de 14 h à 19 h 20, syndicats et direction discutaient en terrain neutre. La série de réunions des négociations, prévue à la Maison des associations de Joué-lès-Tours depuis un premier accord avec Clermont-Ferrand, débutait à Ballan-Miré. La direction du groupe avait en effet demandé au député-maire Laurent Baumel d’accueillir la reprise du dialogue entre les deux parties. La salle Jean-Mermoz fut retenue. Pour un premier survol des revendications…

Fallait-il y voir un signe ? L’un des avions de Jean Mermoz s’appelait « l’Arc-en-ciel ». Et avec la météo d’hier, impossible d’y croire. L’aviateur se tua à bord de la « Croix du Sud ». Signe du destin plus crédible pour les « Bib’s », venus aux nouvelles par petits groupes. Sans succès jusqu’en début de soirée... Mais la métaphore – ou l’allégorie ? – était derrière eux. À 19 h 30, Olivier Coutant (Sud) et Claude Guillon (CGT) rendaient compte de l’échec de leur rencontre aux salariés, sur un sujet de négociations portant sur le départ de ceux encadrés par « des mesures d’âge ». « L’intersyndicale, résumait Olivier Coutant, voulait fixer la mesure des départs jusqu’à ceux nés au 31 décembre 1960. La direction en a décidé la limite au 31 décembre 1958, avec 15 ans d’équipe. Notre ultime proposition s’est faite sur ceux nés le 31 décembre 1959, avec des taux de rémunération de 100 % pour un tiers-temps au travail et de 85 % pour les deux autres tiers au repos… »

Un dispositif de fin de carrière que la direction Michelin conteste dans ses dispositions : « Le nombre de personnes pouvant bénéficier du dispositif de fin de carrière a été étendu à 300 salariés. Outre ces 300 personnes, 200 continueront à travailler dans les activités qui restent sur le site et dans lesquelles Michelin va investir 20 millions d’euros. Michelin proposera aux 420 personnes restantes deux postes sur l’un de ses sites en France, avec un accompagnement de grande qualité. L’entreprise propose en outre d’ouvrir le dispositif de fin de carrière aux personnes qui travaillent aujourd’hui à Poitiers, ce qui permettra de libérer des postes à Poitiers pour une trentaine de salariés de Joué-lès-Tours qui habitent la région poitevine. Elle a également ouvert la possibilité aux salariés, grâce à des aides financières au transport, d’opter pour la mobilité interne sans que leur famille ne déménage. Enfin pour les personnes qui ne pourraient pas déménager, l’entreprise financera des formations à un nouveau métier, et cela pendant autant de temps que nécessaire jusqu’au retour à l’emploi dans la région. »
Une conférence de presse se tiendra ce matin. Arc-en-ciel ou Croix du Sud ?

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Bruno Pille